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	<title>Stablecoins &amp; usages locaux Archives - Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<description>ACTUALITES DE LA CRYPTO EN ZONE FCA</description>
	<lastBuildDate>Wed, 16 Sep 2026 12:03:47 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Stablecoins &amp; usages locaux Archives - Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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		<title>Le CLARITY Act n&#8217;a pas été adopté : pourquoi un vote américain concerne l&#8217;avenir des stablecoins en Afrique de l&#8217;Ouest et en Afrique centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 12:02:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 septembre 2026, le Sénat américain a échoué, par 49 voix contre 50, à faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY Act), un texte destiné à établir un cadre fédéral pour les actifs numériques. L&#8217;échec de cette loi signifie que la régulation américaine des stablecoins et du marché crypto restera dans un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 15 septembre 2026, le Sénat américain a échoué, par 49 voix contre 50, à faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY Act), un texte destiné à établir un cadre fédéral pour les actifs numériques. L&rsquo;échec de cette loi signifie que la régulation américaine des stablecoins et du marché crypto restera dans un flou juridique. Pour les habitants de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC), qui utilisent de plus en plus les stablecoins en dollars pour le commerce transfrontalier et comme réserve de valeur, ce n&rsquo;est pas une simple affaire intérieure américaine : c&rsquo;est une variable qui pèse directement sur la stabilité financière de la région.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Que s&rsquo;est-il passé ? L&rsquo;échec d&rsquo;un vote de procédure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vote ne portait pas sur l&rsquo;adoption de la loi elle-même, mais sur une motion de clôture (cloture vote), une étape procédurale qui exige <strong>60 voix</strong> pour mettre fin au débat. Les républicains disposent de 53 sièges au Sénat, ce qui signifie qu&rsquo;au moins 7 sénateurs démocrates devaient basculer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat a été pire que prévu : <strong>tous les sénateurs démocrates ont voté contre</strong>, et plusieurs républicains ont également fait défection. La structure finale du vote montre que les divergences entre les deux partis sur la régulation des cryptomonnaies sont trop profondes pour être comblées à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Le point de blocage : l&rsquo;éthique et la politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obstacle <strong>central</strong> à l&rsquo;adoption du texte n&rsquo;était pas technique, mais <strong>politique et éthique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les démocrates exigeaient des restrictions plus strictes interdisant au président Trump et à sa famille de tirer profit de leurs activités dans les cryptomonnaies pendant leur mandat. La sénatrice Elizabeth Warren a déclaré avant le vote qu&rsquo;il était impossible de laisser passer une loi « permettant au président de continuer à gagner des milliards de dollars grâce aux cryptomonnaies ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les républicains ont bien proposé des amendements, notamment pour interdire aux hauts responsables d&rsquo;émettre des actifs numériques, mais les démocrates ont jugé les mécanismes d&rsquo;application insuffisants et ont exigé des obligations de cession plus contraignantes. Les négociations ont finalement échoué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. La réaction du marché : le bitcoin passe sous les 75 000 dollars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec de la loi s&rsquo;est immédiatement répercuté sur les marchés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le bitcoin</strong> est brièvement tombé sous <strong>74 911 dollars</strong>, en baisse de plus de 5 %</li>



<li><strong>L&rsquo;ethereum</strong> a reculé d&rsquo;environ 7 %</li>



<li><strong>Circle</strong>, l&rsquo;émetteur de l&rsquo;USDC, a chuté de <strong>11,61 %</strong>, à 86,11 dollars</li>



<li><strong>Coinbase</strong> a également perdu environ 10 %</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La performance de Circle mérite une attention particulière. Le marché considérait le CLARITY Act comme l&rsquo;étape clé vers une reconnaissance fédérale des stablecoins. L&rsquo;échec du texte a directement frappé les anticipations de croissance des émetteurs de stablecoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Pourquoi cela concerne directement l&rsquo;UEMOA et la CEMAC ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1. Les stablecoins sont le point de connexion central</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des enjeux centraux du CLARITY Act était le <strong>cadre réglementaire des stablecoins</strong>. Or, l&rsquo;usage des stablecoins en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale connaît une croissance rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données citées lors de la conférence de Dakar, <strong>l&rsquo;Afrique subsaharienne a enregistré 205 milliards de dollars de transactions liées aux crypto-actifs entre juillet 2024 et juin 2025, en hausse de 52 % sur un an</strong>. Le Togo s&rsquo;est classé <strong>neuvième</strong> au rang mondial de l&rsquo;adoption des crypto-actifs en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Togo, au Nigeria et au Ghana, les importateurs ont pris l&rsquo;habitude de <strong>détenir du Tether (USDT) entre l&rsquo;achat et la revente</strong> de marchandises achetées en Chine et dans les pays du Golfe, afin de se couvrir contre l&rsquo;inflation du franc CFA.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. La prolongation du vide réglementaire = la prolongation du risque</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec du CLARITY Act signifie que <strong>les règles fédérales américaines sur les stablecoins ne verront pas le jour au moins cette année</strong>. La conséquence directe est la suivante :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les émetteurs mondiaux de stablecoins continueront d&rsquo;opérer dans une zone grise.</strong> Pour les utilisateurs africains, cela signifie que la <strong>transparence des réserves, la garantie de remboursement et les normes de conformité des émetteurs</strong> des outils que vous utilisez — USDT, USDC — ne s&rsquo;amélioreront pas à court terme grâce à la législation américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;USDC de Circle est l&rsquo;un des stablecoins largement utilisés dans les réseaux de paiement B2B en Afrique. Si les États-Unis ne peuvent pas offrir aux émetteurs une voie de conformité claire, ces derniers pourraient être <strong>plus conservateurs</strong> dans leur expansion en Afrique, ou répercuter les coûts de conformité sur les utilisateurs en aval.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. La stratégie d&rsquo;« observation prudente » de l&rsquo;UEMOA mise à l&rsquo;épreuve</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La position du gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, reste inchangée depuis juillet 2026 : « <strong>Ce n&rsquo;est pas une monnaie. Il n&rsquo;y a pas de réglementation. Donc la prudence s&rsquo;impose.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité C-CRYPTO de la BCEAO, créé en mai 2026, n&rsquo;a publié aucun calendrier réglementaire concret. La banque centrale ouest-africaine attend visiblement un signal réglementaire mondial plus clair — notamment américain — avant de définir ses propres règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;échec du CLARITY Act revient à dire à la BCEAO : ce signal ne viendra pas à court terme.</strong> Cela signifie que la période de vide réglementaire de l&rsquo;UEMOA se prolongera. Pour les fintechs et les prestataires de paiement opérant au Sénégal, en Côte d&rsquo;Ivoire ou au Bénin, <strong>l&rsquo;incertitude de conformité persistera</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. La position de la CEMAC est plus ferme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à l&rsquo;« observation prudente » de l&rsquo;UEMOA, la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC) a déjà fait un <strong>choix souverain clair</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a annoncé en mai 2026 à la conférence de Dakar que <strong>la CEMAC n&rsquo;autoriserait qu&rsquo;un stablecoin adossé 1:1 au franc CFA, et qu&rsquo;il devrait être émis par la banque centrale elle-même. Les stablecoins en dollars sont explicitement exclus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sana Bangui a directement invoqué la souveraineté monétaire : « <strong>Nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;une seule parité : un franc CFA, un franc CFA numérique. C&rsquo;est une question de souveraineté monétaire dans la région CEMAC.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie que <strong>la perspective d&rsquo;une circulation légale des stablecoins en dollars dans les six pays de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Tchad, Congo, Guinée équatoriale, République centrafricaine) est extrêmement limitée</strong>. L&rsquo;échec du CLARITY Act ne changera pas cette position, mais il pourrait renforcer le jugement déjà établi de la BEAC : <strong>puisque les États-Unis eux-mêmes ne parviennent pas à établir des règles claires pour les stablecoins en dollars, la CEMAC a encore moins de raisons de s&rsquo;ouvrir</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Conseils pragmatiques pour les utilisateurs de la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base des informations actuelles, plusieurs points méritent l&rsquo;attention des utilisateurs et des petites entreprises d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier point : ne pas attendre à court terme l&rsquo;arrivée d&rsquo;une « norme américaine » sur les stablecoins.</strong> Que vous utilisiez l&rsquo;USDT pour vos règlements transfrontaliers ou que vous déteniez des stablecoins en dollars via une plateforme, ces outils resteront dans une <strong>zone grise réglementaire</strong> pour l&rsquo;avenir prévisible. Aucune agence gouvernementale américaine ne garantit vos fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxième point : suivre les travaux du C-CRYPTO de l&rsquo;UEMOA, sans attendre de progrès rapides.</strong> La BCEAO doit coordonner la position de huit États membres, un processus intrinsèquement plus lent qu&rsquo;une législation nationale unique. Compte tenu de l&rsquo;absence de pression externe après l&rsquo;échec du CLARITY Act, <strong>le cadre réglementaire de l&rsquo;UEMOA ne devrait pas voir le jour avant 2027-2028</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième point : la voie du stablecoin « 1:1 franc CFA » de la CEMAC mérite d&rsquo;être suivie.</strong> Si la BEAC lance réellement un franc CFA numérique, il pourrait devenir le premier outil de paiement numérique adossé à une banque centrale dans la région. Mais cela prendra du temps, et son <strong>accessibilité et son acceptation</strong> restent incertaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;échec du CLARITY Act est, en surface, le résultat d&rsquo;un blocage politique entre les deux partis américains. En profondeur, il révèle une difficulté commune à la régulation mondiale des stablecoins : alors que les stablecoins en dollars sont devenus une infrastructure de paiement de fait en Afrique, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, le Congrès américain est incapable d&rsquo;offrir aux émetteurs de ces outils un cadre légal clair.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC, cela signifie que les stablecoins en dollars que vous utilisez continueront d&rsquo;évoluer en marge de la réglementation dans un avenir prévisible. Ce n&rsquo;est pas une situation rassurante — mais c&rsquo;est un fait qu&rsquo;il faut regarder en face avec lucidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Stablecoins en Afrique : révolution des paiements ou menace pour les monnaies locales ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Wora - Consultant Blockchain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 12:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les stablecoins, c&#8217;est quoi exactement ? Les stablecoins sont des actifs numériques conçus pour maintenir une valeur relativement stable par rapport à un actif de référence. Le cas le plus courant est celui des stablecoins indexés sur le dollar américain. Contrairement au Bitcoin, dont le prix peut fortement fluctuer en quelques heures, un stablecoin comme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les stablecoins, c&rsquo;est quoi exactement ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins sont des actifs numériques conçus pour maintenir une valeur relativement stable par rapport à un actif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas le plus courant est celui des <strong>stablecoins indexés sur le dollar américain</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement au Bitcoin, dont le prix peut fortement fluctuer en quelques heures, un stablecoin comme un stablecoin en dollars cherche à maintenir une valeur proche de celle du dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette caractéristique lui donne une fonction différente dans l&rsquo;économie numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin peut notamment servir à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>transférer de la valeur entre deux pays ;</li>



<li>effectuer certains paiements numériques ;</li>



<li>conserver temporairement une valeur liée au dollar ;</li>



<li>faciliter les transactions internationales ;</li>



<li>régler certaines opérations commerciales ;</li>



<li>transférer des fonds entre différents acteurs financiers.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique, cette utilisation prend de l&rsquo;ampleur alors que les paiements transfrontaliers restent souvent coûteux, complexes et dépendants de la disponibilité des devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA estime que le continent compte désormais plus de <strong>54 millions d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;actifs numériques</strong>, tandis que le Nigeria représente à lui seul environ 25,9 millions d&rsquo;utilisateurs selon les données présentées lors de son événement consacré aux stablecoins.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Pourquoi les stablecoins intéressent-ils autant l&rsquo;Afrique ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt africain pour les stablecoins ne repose pas uniquement sur la spéculation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il répond aussi à certains problèmes très concrets du système financier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Les transferts internationaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Envoyer de l&rsquo;argent d&rsquo;un pays à un autre peut impliquer plusieurs intermédiaires, des frais, des délais et des contraintes liées aux devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins proposent une autre architecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une valeur numérique peut être transférée sur une blockchain sans nécessairement passer par la même chaîne d&rsquo;intermédiaires que dans un transfert bancaire traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est particulièrement intéressant pour les paiements entre pays africains et pour les transferts de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs du secteur cités par la CEA mettent déjà en avant les usages des stablecoins pour les paiements transfrontaliers, les transferts intra-africains et la gestion de trésorerie.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Une opportunité pour les fintechs africaines</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fintechs, les stablecoins peuvent devenir une nouvelle couche d&rsquo;infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise fintech pourrait, par exemple, utiliser une infrastructure blockchain pour faciliter le transfert de valeur entre deux marchés avant de convertir finalement les fonds dans la monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela pourrait permettre de développer de nouveaux produits financiers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>transferts internationaux ;</li>



<li>paiements B2B ;</li>



<li>paiements pour les freelances ;</li>



<li>commerce transfrontalier ;</li>



<li>gestion de trésorerie ;</li>



<li>solutions de paiement pour les entreprises ;</li>



<li>services financiers destinés à la diaspora.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif n&rsquo;est donc pas nécessairement de remplacer les banques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins pourraient plutôt devenir une infrastructure complémentaire utilisée par les banques, les fintechs et les entreprises.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Mais pourquoi parler de menace pour les monnaies locales ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le débat devient beaucoup plus complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin indexé sur le dollar ne représente pas seulement une nouvelle technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il représente également une <strong>forme de dollar numérique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les consommateurs et les entreprises commencent à préférer des actifs numériques en dollars pour conserver leur épargne ou réaliser certaines transactions, la demande pour la monnaie locale pourrait progressivement diminuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que les économistes appellent généralement un risque de <strong>substitution monétaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la monnaie locale est déjà confrontée à des problèmes de confiance, d&rsquo;inflation ou de volatilité, l&rsquo;utilisation massive d&rsquo;un stablecoin en dollars pourrait accélérer cette préférence pour une monnaie étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat dépasse donc largement la technologie blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il concerne directement la <strong>souveraineté monétaire</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Et le franc CFA dans tout ça ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun, la question est particulièrement intéressante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le franc CFA d&rsquo;Afrique centrale est une monnaie commune utilisée par les pays membres de la CEMAC et émise dans le cadre institutionnel de la BEAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de stablecoins en dollars ou en euros pourrait créer une nouvelle catégorie d&rsquo;actifs numériques utilisés parallèlement aux monnaies traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginez, par exemple, un Camerounais qui reçoit régulièrement de l&rsquo;argent depuis l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, il peut recevoir des fonds via :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Banque → Mobile Money → transfert spécialisé → fintech.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Demain, une partie de cette chaîne pourrait potentiellement intégrer un stablecoin :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Expéditeur → stablecoin → infrastructure fintech → conversion en FCFA → bénéficiaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale serait alors :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>le stablecoin facilite-t-il simplement le transfert ou devient-il lui-même une monnaie utilisée par les consommateurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence est fondamentale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Stablecoin ou FCFA numérique : deux visions différentes</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de ne pas confondre stablecoins et monnaie numérique de banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>stablecoin privé</strong> est généralement émis par une entreprise ou une organisation privée et cherche à maintenir une valeur liée à un actif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une <strong>CBDC</strong>, ou monnaie numérique de banque centrale, est émise directement par une banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux peuvent utiliser des technologies numériques, mais leur nature institutionnelle est différente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique pourrait donc être confrontée à plusieurs modèles dans les prochaines années :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + Mobile Money</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + fintech</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + stablecoins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie numérique de banque centrale + systèmes de paiement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ou encore une combinaison de ces différentes infrastructures.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Les stablecoins peuvent-ils réduire le coût des transferts ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Potentiellement, oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut éviter une conclusion trop simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le transfert d&rsquo;un stablecoin sur une blockchain peut être rapide et relativement peu coûteux, mais le coût réel d&rsquo;un transfert international ne se limite pas à la transaction blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également prendre en compte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;achat du stablecoin ;</li>



<li>la conversion de la monnaie locale ;</li>



<li>les frais de la plateforme ;</li>



<li>la liquidité disponible ;</li>



<li>la conversion finale en monnaie locale ;</li>



<li>la conformité réglementaire ;</li>



<li>les contrôles anti-blanchiment ;</li>



<li>les risques liés à l&rsquo;intermédiaire ;</li>



<li>l&rsquo;accès aux infrastructures numériques.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>une blockchain moins chère ne signifie pas automatiquement un transfert final moins cher pour le consommateur.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le principal défi : la réglementation</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des plus grands obstacles à l&rsquo;adoption des stablecoins en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régulateurs doivent répondre à plusieurs questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui peut émettre un stablecoin ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles réserves doivent garantir sa valeur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment vérifier ces réserves ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment protéger les consommateurs ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment lutter contre le blanchiment d&rsquo;argent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment gérer les risques de fraude ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment traiter fiscalement les transactions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>quelle place accorder aux stablecoins dans le système monétaire national ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA a précisément identifié plusieurs défis liés à une adoption responsable, notamment l&rsquo;infrastructure, la liquidité, la clarté réglementaire et la protection des consommateurs.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le risque de dépendance au dollar</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre enjeu mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des stablecoins les plus utilisés sont liés au dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si leur utilisation augmente fortement en Afrique, ils pourraient renforcer indirectement la place du dollar dans les économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un particulier, cela peut être intéressant : conserver une valeur numérique liée au dollar peut offrir une protection contre certaines fluctuations de la monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour un État, une utilisation massive de dollars numériques pourrait compliquer la gestion de la politique monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque est donc double :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>opportunité individuelle</strong> d&rsquo;un côté,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>enjeu macroéconomique</strong> de l&rsquo;autre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Et si l&rsquo;Afrique créait ses propres stablecoins ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est justement l&rsquo;une des pistes désormais discutées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA a notamment placé les <strong>stablecoins en monnaies locales</strong> parmi les sujets à examiner dans le cadre de sa réflexion sur l&rsquo;argent tokenisé et les stablecoins en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin lié au franc CFA, par exemple, pourrait théoriquement permettre de combiner certaines caractéristiques de la monnaie numérique avec une infrastructure blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une telle solution soulèverait elle aussi des questions importantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui l&rsquo;émettrait ?</li>



<li>Qui garantirait les réserves ?</li>



<li>Quelle institution la superviserait ?</li>



<li>Serait-elle utilisable dans toute la CEMAC ?</li>



<li>Comment fonctionnerait la conversion avec les banques ?</li>



<li>Serait-elle compatible avec les infrastructures de paiement existantes ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit donc pas simplement de créer un token.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudrait construire tout un cadre financier autour de celui-ci.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Stablecoins : révolution ou menace ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est probablement : <strong>les deux, selon la manière dont ils sont utilisés.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une révolution si :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>ils réduisent les coûts des paiements transfrontaliers ;</li>



<li>ils facilitent les transferts de la diaspora ;</li>



<li>ils améliorent les paiements entre entreprises africaines ;</li>



<li>ils favorisent l&rsquo;inclusion financière ;</li>



<li>ils permettent aux fintechs de développer de nouveaux services ;</li>



<li>ils améliorent la vitesse des règlements internationaux.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Une menace si :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>ils favorisent une dollarisation numérique excessive ;</li>



<li>ils détournent les dépôts du système bancaire ;</li>



<li>ils sont utilisés sans protection suffisante des consommateurs ;</li>



<li>leur réglementation reste floue ;</li>



<li>ils facilitent certaines formes de fraude ou de blanchiment ;</li>



<li>les utilisateurs deviennent dépendants d&rsquo;infrastructures étrangères.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Quel avenir pour les stablecoins en Afrique ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario le plus probable n&rsquo;est peut-être pas celui d&rsquo;un remplacement brutal des monnaies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il pourrait plutôt s&rsquo;agir d&rsquo;une <strong>coexistence entre plusieurs formes de monnaie et plusieurs infrastructures de paiement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques continueront à jouer leur rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mobile Money restera essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fintechs développeront de nouveaux services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques centrales moderniseront leurs infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les stablecoins pourraient progressivement devenir une couche supplémentaire pour certains paiements et transferts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu pour les régulateurs africains sera alors de trouver un équilibre entre <strong>innovation, stabilité financière, souveraineté monétaire et protection des consommateurs</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le cas du Cameroun : une opportunité à surveiller</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Cameroun, le sujet mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays possède déjà un écosystème important de Mobile Money et connaît une progression des services financiers numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée progressive de nouvelles infrastructures de paiement et la croissance des fintechs pourraient créer un environnement dans lequel les stablecoins trouveraient certains cas d&rsquo;utilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leur développement devra nécessairement tenir compte du cadre réglementaire de la CEMAC et du rôle de la BEAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises camerounaises, la question ne sera donc pas seulement :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Les stablecoins vont-ils remplacer le FCFA ? »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable question pourrait être :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Comment intégrer les nouvelles infrastructures numériques sans fragiliser le système monétaire existant ? »</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
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			</item>
		<item>
		<title>U.S. Bank et l&#8217;USBDC sur Stellar : Quand les géants bancaires créent leurs propres rails numériques</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/11/u-s-bank-usbdc-stellar-bancaires-rails-numeriques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 10:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des années, la question n&#8217;était pas de savoir si les banques adopteraient la blockchain, mais comment. Les uns prédisaient l&#8217;adoption massive de stablecoins émis par des acteurs de la crypto comme Circle (USDC) ou Tether (USDT) ; les autres pariaient sur des réseaux totalement privés. Le 9 septembre 2026, U.S. Bank — la cinquième [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, la question n&rsquo;était pas de savoir <em>si</em> les banques adopteraient la blockchain, mais <em>comment</em>. Les uns prédisaient l&rsquo;adoption massive de stablecoins émis par des acteurs de la crypto comme Circle (USDC) ou Tether (USDT) ; les autres pariaient sur des réseaux totalement privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>9 septembre 2026</strong>, <strong>U.S. Bank</strong> — la cinquième plus grande banque commerciale des États-Unis — a apporté une réponse retentissante en réalisant avec succès son premier paiement transfrontalier en conditions réelles avec <strong>USBDC</strong>, son propre stablecoin adossé au dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transaction, effectuée entre ses entités en Amérique du Nord et en Europe sur la <strong>blockchain publique Stellar</strong>, ne constitue pas une simple expérimentation en laboratoire. Elle marque l&rsquo;émergence d&rsquo;un nouveau paradigme : <strong>la tokenisation directe de la monnaie commerciale par les banques régulées sur des réseaux publics.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. La rencontre entre conformité bancaire et blockchain publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend l&rsquo;initiative d&rsquo;U.S. Bank particulièrement remarquable, c&rsquo;est l&rsquo;assemblage de deux univers que l&rsquo;on opposait jusqu&rsquo;alors : la rigidité réglementaire d&rsquo;une banque systémique et la fluidité d&rsquo;un registre distribué public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déployant l&rsquo;USBDC sur Stellar, U.S. Bank a validé l&rsquo;architecture de son propre <strong>Digital Asset Platform</strong>. L&rsquo;essai n&rsquo;a pas seulement porté sur le transfert d&rsquo;une adresse A vers une adresse B, mais sur tout le cycle de vie réglementaire requis pour une grande institution :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Émission (<em>minting</em>) et rachat (<em>redemption</em>)</strong> en temps réel.</li>



<li><strong>Gel des fonds (<em>freezing</em>) et rappel de paiement (<em>clawback</em>)</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes de contrôle démontrent qu&rsquo;une institution financière n&rsquo;a pas besoin de renoncer aux exigences strictes de conformité (KYC/AML) ou de contrôle du risque pour bénéficier de la vitesse et de la réduction des coûts de la blockchain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Un coup de semonce pour le réseau SWIFT et les correspondants bancaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le système bancaire traditionnel, un virement transfrontalier entre deux continents implique une chaîne complexe d&rsquo;intermédiaires, de comptes de correspondance (Nostro/Vostro) et de fenêtres de compensation fermées le week-end. Résultat : des coûts élevés, du capital immobilisé et plusieurs jours de délai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s&rsquo;appuyant sur Stellar — réputé pour des règlements quasi instantanés et des frais inférieurs au centime d&rsquo;euro —, U.S. Bank démontre la possibilité d&rsquo;exécuter de la <strong>gestion de trésorerie internationale 24/7/365</strong> sans latence. Pour les banques, l&rsquo;enjeu sous-jacent est massif : la liquidité n&rsquo;est plus bloquée dans les tuyaux, elle devient instantanément mobile et programmable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Deux visions s&rsquo;affrontent : Stablecoins souverains vs Stablecoins tiers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement met en lumière la coexistence de deux modèles de tuyauterie financière :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;infrastructure partagée via des tiers (ex: Coinbase, Circle) :</strong> Adaptée aux banques régionales, aux fintechs et aux services de paiement transfrontaliers (comme <a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a>), qui s&rsquo;appuient sur l&rsquo;USDC et des API pour masquer la blockchain sous des monnaies locales.</li>



<li><strong>Le stablecoin propriétaire institutionnel (ex: USBDC) :</strong> Privilégié par les géants de la finance qui gèrent leurs propres bilans et préfèrent numériser directement la monnaie qu&rsquo;ils émettent tout en conservant le contrôle opérationnel total.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : L&rsquo;ère de la finance hybride</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;essai réussi d&rsquo;U.S. Bank sur Stellar prouve définitivement que la blockchain n&rsquo;est plus une technologie marginale, mais l&rsquo;avenir de l&rsquo;infrastructure bancaire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que les banques tokenisent leurs liquidités et que les fintechs intègrent les stablecoins en arrière-plan, la technologie s&rsquo;efface devant le service. Pour le client final — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un trésorier de multinationale ou d&rsquo;un particulier recevant un virement —, la crypto est devenue ce qu&rsquo;elle devait être : <strong>une technologie invisible, rapide et omniprésente.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coinbase et Moov font entrer les stablecoins dans les banques : la crypto devient une infrastructure invisible</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/10/coinbase-moov-stablecoins-banques-crypto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Oumarou Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 19:33:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des années, le récit dominant opposait les cryptomonnaies au système bancaire traditionnel. L&#8217;histoire qui s&#8217;écrit aujourd&#8217;hui raconte une réalité bien différente : plutôt que de renverser les banques, les stablecoins s&#8217;infiltrent discrètement dans leurs fondations jusqu&#8217;à devenir une infrastructure totalement invisible. Le partenariat entre Coinbase et Moov illustre parfaitement cette mutation. En connectant les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, le récit dominant opposait les cryptomonnaies au système bancaire traditionnel. L&rsquo;histoire qui s&rsquo;écrit aujourd&rsquo;hui raconte une réalité bien différente : plutôt que de renverser les banques, les stablecoins s&rsquo;infiltrent discrètement dans leurs fondations jusqu&rsquo;à devenir une <strong>infrastructure totalement invisible</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat entre Coinbase et Moov illustre parfaitement cette mutation. En connectant les capacités de règlement en USDC de Coinbase au réseau de Moov — qui alimente plus de 1 000 banques communautaires et credit unions américaines —, l&rsquo;accès à la technologie blockchain se résume désormais à une simple API. Les petits établissements bancaires n&rsquo;ont plus besoin d&rsquo;investir massivement dans des systèmes propriétaires ou de former leurs équipes à la gestion de clés privées. Le client conserve son application habituelle, tandis que la blockchain s&rsquo;occupe en arrière-plan d&rsquo;exécuter les règlements instantanés, les conversions de devises et la gestion de trésorerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable bataille des stablecoins ne se joue plus sur le nombre de portefeuilles détenus par des particuliers, mais sur <strong>le contrôle des nouveaux rails financiers de la planète</strong>. La frontière entre finance traditionnelle et crypto s&rsquo;efface à mesure que Coinbase et d&rsquo;autres acteurs étendent leur toile : intégration chez Nium pour les flux internationaux, partenariats avec PPRO pour le commerce électronique, ou participation à l&rsquo;initiative Open Standard aux côtés de géants comme BNY et Visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation modifie profondément les paiements transfrontaliers, notamment pour les marchés émergents. En éliminant la cascade d&rsquo;intermédiaires, de comptes correspondants et de frais de gestion du réseau bancaire classique, le stablecoin s&rsquo;impose comme un pont de liquidité universel. Des entreprises comme <strong><a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a></strong> incarnent cette nouvelle approche : un virement initié en USDC à l&rsquo;autre bout du monde est converti en arrière-plan pour être livré directement en francs CFA sur le compte local du destinataire. Ce dernier ne manipule aucun jeton numérique ; il constate simplement que l&rsquo;argent est disponible en quelques secondes, sans interruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;image d&rsquo;Internet, dont les utilisateurs ignorent les protocoles sous-jacents comme le TCP/IP, les stablecoins réussissent leur pari en se faisant oublier. Le succès ultime de la blockchain ne se mesurera pas au volume de transactions sur les plateformes d&rsquo;échange, mais à sa capacité à devenir la tuyauterie silencieuse de la finance mondiale. Pour conquérir le grand public, la crypto devait simplement devenir invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crypto en zone CFA : quand les stablecoins dollar concurrencent le franc, malgré sa parité avec l&#8217;euro</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/03/crypto-zone-cfa-dollar-fcfa-malgre-parite-euro/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alhassan BABAYE]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 12:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Argentine, les cryptomonnaies servent d&#8217;abord à acheter des dollars. La zone CFA connaît un phénomène similaire, mais avec une particularité : le franc CFA est lui-même adossé à l&#8217;euro, et donc relativement stable. Pourtant, les stablecoins adossés au dollar (USDT, USDC) y progressent massivement. Selon Chainalysis, les stablecoins représentent désormais environ&#160;43 % du volume [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En Argentine, les cryptomonnaies servent d&rsquo;abord à acheter des dollars. La zone CFA connaît un phénomène similaire, mais avec une particularité : le franc CFA est lui-même adossé à l&rsquo;euro, et donc relativement stable. Pourtant, les stablecoins adossés au dollar (USDT, USDC) y progressent massivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Chainalysis, les stablecoins représentent désormais environ&nbsp;<strong>43 % du volume total des transactions crypto en Afrique subsaharienne</strong>&nbsp;<a href="https://seneweb.com/en/news/Economie/inclusion-financiere-lusdt-nouveau-rempart-des-epargnants-en-afrique-francophone_n_501612.html#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Leur adoption en Afrique francophone dépasse le simple cercle des traders et répond à des besoins structurels concrets.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De la pénurie de dollars à l&rsquo;usage quotidien</h4>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;instar des Argentins qui utilisaient les stablecoins pour contourner le contrôle des changes, les entrepreneurs et commerçants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et du Centre ont trouvé dans l&rsquo;USDT un moyen de pallier un problème récurrent :&nbsp;<strong>la rareté du dollar américain</strong>&nbsp;<a href="https://techcabal.com/fr/2025/09/30/tnw-Afrique-francophone-010/#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pénurie de devises</strong> : Obtenir des dollars pour importer des marchandises est souvent long et coûteux. Les stablecoins permettent de détenir une réserve de valeur en dollars sans passer par le système bancaire traditionnel.</li>



<li><strong>Frictions transfrontalières</strong> : Paradoxalement, il est parfois plus difficile et plus cher d&rsquo;envoyer de l&rsquo;argent du Sénégal au Cameroun (pourtant tous deux dans la zone CFA) qu&rsquo;en Europe <a href="https://www.binance.com/pt/square/post/346834198185586" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Les stablecoins offrent un règlement quasi-instantané avec des frais réduits, ce qui séduit particulièrement les travailleurs indépendants et les PME <a href="https://techcabal.com/fr/2025/09/30/tnw-Afrique-francophone-010/#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</li>



<li><strong>Stabilité face aux fluctuations locales</strong> : Si le CFA est stable face à l&rsquo;euro, il reste soumis aux décisions de la BCE et ne protège pas contre une érosion du pouvoir d&rsquo;achat en cas de dévaluation interne. Le dollar, valeur de référence mondiale, reste perçu comme un refuge plus sûr pour l&rsquo;épargne <a href="https://www.binance.com/en/square/post/333767362425409" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;image de l&rsquo;Argentine où l&rsquo;usage des stablecoins a perduré malgré le recul de l&rsquo;inflation, en Afrique francophone leur utilisation ne faiblit pas. Une fois que l&rsquo;on a goûté à la fluidité et à l&rsquo;accessibilité du dollar numérique, il est difficile de revenir aux lourdeurs des circuits traditionnels.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Banques centrales : entre souveraineté monétaire et adoption de fait</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Devant cette déferlante, les autorités monétaires de la zone CFA adoptent des postures divergentes, mais toutes marquées par une volonté de préserver leur souveraineté.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La position ferme de la BEAC (CEMAC)</strong> : Le gouverneur de la Banque des États de l&rsquo;Afrique centrale, Yvon Sana Bangui, a été très clair : « Nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;une parité : un franc CFA, un franc CFA numérique » <a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://businessfinanceint.com/la-beac-veut-imposer-sa-propre-reponse-a-la-deferlante-des-stablecoins/#respond" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. La BEAC entend interdire les stablecoins adossés au dollar et créer sa propre monnaie numérique (e-CFA) à parité stricte avec le franc. L&rsquo;objectif est d&rsquo;éviter une « dollarisation » de fait qui viderait ses réserves de change et lui ferait perdre le contrôle de sa politique monétaire <a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</li>



<li><strong>La prudence active de la BCEAO (UEMOA)</strong> : La Banque Centrale des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est plus nuancée. Elle rappelle que les cryptos « ne sont pas de la monnaie » et qu&rsquo;elles sont risquées, mais elle a mis en place un comité dédié (C-CRYPTO) pour réfléchir à un cadre réglementaire <a href="https://www.financialafrik.com/en/2026/08/26/regulation-of-cryptoassets-in-the-uemoa-between-financial-innovation-and-preservation-of-monetary-stability/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://www.capmad.com/post/bceao-moves-toward-a-uemoa-cryptoasset-framework-with-the-ccrypto-committee" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Elle observe l&rsquo;essor des stablecoins et explore également la piste de l&rsquo;e-CFA, une monnaie numérique de banque centrale <a href="https://www.afrik.com/lancement-imminent-de-l-e-cfa-par-la-banque-centrale-des-etats-de-l-afrique-de-l-ouest-bceao" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Cette position d&rsquo;équilibriste vise à encadrer l&rsquo;innovation sans étouffer une pratique devenue incontournable.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation contraste avec celle du Kenya, qui a choisi d&rsquo;intégrer les stablecoins en les régulant strictement (réserves obligatoires, rachat à vue), ou du Nigeria, qui a ouvert un bac à sable réglementaire pour les exchanges&nbsp;<a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://afriqueitnews.com/editorial/cryptomonnaies-en-afrique-de-louest-la-zone-cfa-dans-le-flou-pendant-quaccra-et-abuja-legiferent/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. La zone CFA, par son ancrage à l&rsquo;euro, se vit comme un « îlot de stabilité » qui cherche à se prémunir contre l&rsquo;intrusion d&rsquo;une monnaie parallèle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un laboratoire de la « crypto utilitaire »</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Argentine est le miroir grossi de ce qui se joue en Afrique francophone. Les stablecoins y sont devenus une « infrastructure financière ordinaire ». C&rsquo;est aussi le cas dans la zone CFA, et ce pour des raisons similaires : accès au dollar, nécessité de transferts rapides et économie informelle massive <a href="https://techcabal.com/fr/2025/09/30/tnw-Afrique-francophone-010/#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un élément clé distingue les deux régions. En Argentine, les autorités sont en roue libre face à la dollarisation. Dans la zone CFA, les banques centrales considèrent les stablecoins comme&nbsp;<strong>une menace directe à leur souveraineté</strong>&nbsp;<a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://www.financialafrik.com/en/2026/08/26/regulation-of-cryptoassets-in-the-uemoa-between-financial-innovation-and-preservation-of-monetary-stability/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. La réponse institutionnelle ne se fait donc pas attendre : elle se prépare via des projets de CFA numérique contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Argentins se tournent vers les stablecoins pour&nbsp;<strong>survivre à leur monnaie nationale</strong>. Les populations de la zone CFA, dont la monnaie est stable, les utilisent pour&nbsp;<strong>contourner les limites d&rsquo;un système financier régional</strong>&nbsp;trop rigide. Dans les deux cas, le résultat est le même : les dollars numériques gagnent du terrain, et les banques centrales doivent désormais composer avec cette nouvelle réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>The post <a href="https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/03/crypto-zone-cfa-dollar-fcfa-malgre-parite-euro/">Crypto en zone CFA : quand les stablecoins dollar concurrencent le franc, malgré sa parité avec l&rsquo;euro</a> appeared first on <a href="https://lanouvellemonnaie.com">Le futur de l&#039;argent en Afrique</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Revolut lance EURR : l’euro entre dans une nouvelle ère sur la blockchain</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/08/27/revolut-eurr-euro-blockchain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 12:28:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revolut franchit une étape qui pourrait compter dans la transformation de la monnaie européenne. La fintech britannique commence à déployer progressivement EURR, son premier stablecoin adossé à l’euro. Pour l’instant, le nouveau token est proposé à une sélection de clients au Danemark, en Pologne et au Portugal, avant une extension progressive à d’autres utilisateurs de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Revolut franchit une étape qui pourrait compter dans la transformation de la monnaie européenne.</strong> La fintech britannique commence à déployer progressivement <strong>EURR</strong>, son premier stablecoin adossé à l’euro. Pour l’instant, le nouveau token est proposé à une sélection de clients au Danemark, en Pologne et au Portugal, avant une extension progressive à d’autres utilisateurs de l’Espace économique européen d’ici la fin de l’année. Derrière cette annonce qui pourrait sembler n’être qu’une nouvelle incursion de Revolut dans les cryptomonnaies se cache en réalité une évolution beaucoup plus profonde : l’euro commence à devenir, directement depuis une application bancaire grand public, une monnaie capable de circuler nativement sur les blockchains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">EURR est conçu pour maintenir une valeur de 1 euro et s’inscrit dans le cadre réglementaire européen applicable aux stablecoins. Mais une précision est importante : contrairement à ce que certaines présentations peuvent laisser entendre, <strong>Revolut n’est pas l’émetteur du token</strong>. EURR est émis par Bridge Building S.A., l’entité européenne de Bridge, société spécialisée dans l’infrastructure de paiement et de stablecoins rachetée par Stripe. Revolut fournit surtout l’environnement dans lequel ses utilisateurs pourront utiliser cette nouvelle forme d’euro. Ce choix est révélateur. Plutôt que de construire seul toute l’infrastructure réglementaire et technologique nécessaire à l&rsquo;émission d&rsquo;un stablecoin, Revolut s&rsquo;appuie sur un acteur spécialisé pour intégrer directement cette nouvelle couche monétaire à son écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est simple en apparence : permettre aux utilisateurs de convertir leurs euros en EURR et de faire circuler ensuite cette valeur directement sur la blockchain. Là où un compte bancaire traditionnel sépare encore fortement la monnaie bancaire et l’univers crypto, Revolut cherche à faire disparaître progressivement cette frontière. L’utilisateur peut ainsi passer de l’euro au stablecoin, utiliser celui-ci pour des opérations on-chain, puis revenir vers l’euro, sans nécessairement quitter l’écosystème Revolut. <strong>Le stablecoin cesse alors d’être seulement un produit financier lié aux cryptomonnaies pour devenir une infrastructure de transfert de valeur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce qui rend l’initiative intéressante. Le marché mondial des stablecoins reste très largement dominé par le dollar, avec USDT et USDC comme principales références. Les stablecoins en euros demeurent, en comparaison, extrêmement modestes. Pourtant, l’Europe dispose désormais d’un cadre réglementaire spécifique avec MiCA, tandis que les États-Unis ont donné un nouvel élan au secteur avec le GENIUS Act. La question n’est donc plus réellement de savoir si les stablecoins vont devenir une composante du système financier, mais plutôt de savoir <strong>qui contrôlera les infrastructures permettant à ces monnaies numériques de circuler</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce terrain, Revolut dispose d’un avantage considérable : la distribution. Avec des dizaines de millions de clients à travers le monde et une importante base d’utilisateurs déjà actifs dans les cryptomonnaies, la fintech n’a pas besoin de convaincre le public d’installer une nouvelle application ou d’ouvrir un portefeuille spécialisé. Elle peut progressivement transformer une fonctionnalité crypto en fonctionnalité monétaire directement accessible depuis son application. C’est une différence fondamentale avec les nombreux projets de stablecoins qui disposent d’une technologie performante mais doivent encore construire leur réseau d’utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La véritable bataille des stablecoins européens pourrait donc se jouer moins sur la technologie que sur la distribution.</strong> Un stablecoin peut être parfaitement conçu, conforme à MiCA et disponible sur plusieurs blockchains : s’il n’est utilisé par personne, il reste une infrastructure sans trafic. Revolut possède précisément ce qui manque à de nombreux émetteurs : une interface grand public, une clientèle massive et une relation déjà établie avec ses utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">EURR pourrait également n’être que le début. Revolut indique travailler sur d’autres stablecoins adossés à différentes devises. L’entreprise pourrait ainsi progressivement constituer une véritable gamme de monnaies numériques capables de circuler sur les mêmes infrastructures. L’idée devient alors particulièrement intéressante : plutôt que de considérer chaque stablecoin comme une cryptomonnaie isolée, on peut les voir comme <strong>des représentations numériques de différentes monnaies nationales capables de fonctionner sur une même infrastructure mondiale</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution pourrait modifier profondément la notion même de compte bancaire. Aujourd’hui, un compte en euros représente essentiellement une créance sur une institution financière et permet d’effectuer des paiements à travers des infrastructures bancaires déterminées. Demain, une partie de cette valeur pourrait prendre la forme d’un token transférable sur une blockchain, utilisable par des applications, des plateformes et des portefeuilles numériques. La banque ou la fintech ne disparaît pas nécessairement : elle devient progressivement l’interface permettant de gérer une monnaie dont une partie de l’infrastructure se trouve ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être là que se situe le véritable enjeu d’EURR. <strong>Revolut ne lance pas simplement un nouveau produit crypto : l’entreprise expérimente une nouvelle manière de faire circuler l’euro.</strong> Le passage de l’euro bancaire à l’euro tokenisé pourrait devenir aussi naturel que le passage d’un paiement par carte à un paiement mobile l’est devenu aujourd’hui. Si l’expérience fonctionne, le stablecoin pourrait progressivement sortir de son rôle historique de « dollar numérique pour les traders crypto » pour devenir une véritable couche de transport de la monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Europe, le paradoxe est intéressant. Alors que la Banque centrale européenne travaille depuis des années sur l’euro numérique, des entreprises privées construisent déjà leurs propres infrastructures permettant à l’euro de circuler sous forme programmable sur des blockchains publiques. <strong>L’euro numérique pourrait donc apparaître sous plusieurs formes avant même que l’Europe ne dispose d’une monnaie numérique de banque centrale destinée au grand public.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie évidemment pas que les stablecoins privés vont remplacer l’euro ou les banques. EURR reste un instrument réglementé, et contrairement à un dépôt bancaire classique, un stablecoin de monnaie électronique ne doit pas être assimilé à un compte bancaire bénéficiant automatiquement des mêmes mécanismes de protection. Mais l’évolution est suffisamment importante pour mériter d’être observée de près : la monnaie européenne commence à se fragmenter en différentes couches, avec l’euro bancaire, les futurs instruments de banque centrale et désormais des euros tokenisés capables de circuler directement sur Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question finale est donc moins de savoir si <strong>EURR pourra battre USDT ou USDC</strong> que de savoir si l’Europe saura créer un écosystème suffisamment puissant autour de ses propres monnaies numériques. Le dollar possède déjà une avance considérable dans les stablecoins. Avec EURR, Revolut tente une autre stratégie : prendre l’euro existant, le transformer en actif nativement numérique et l’installer directement dans les usages quotidiens de dizaines de millions de personnes. <strong>Si Revolut réussit son pari, le stablecoin pourrait devenir pour l’euro ce que la carte bancaire est devenue pour les espèces : non pas une nouvelle monnaie, mais une nouvelle infrastructure permettant à la monnaie existante de circuler autrement.</strong></p>



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		<title>Tether est en train de devenir une entreprise énergétique et minière autant qu’une entreprise de stablecoins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Fotso]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 11:41:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tether est connu dans le monde entier pour l’USDT, le stablecoin indexé sur le dollar devenu l’un des principaux instruments de la finance numérique. Pourtant, réduire aujourd’hui Tether à son stablecoin serait passer à côté d’une transformation beaucoup plus profonde. L’entreprise investit dans le Bitcoin, le minage, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques. Elle se [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tether est connu dans le monde entier pour l’USDT, le stablecoin indexé sur le dollar devenu l’un des principaux instruments de la finance numérique. Pourtant, réduire aujourd’hui Tether à son stablecoin serait passer à côté d’une transformation beaucoup plus profonde. L’entreprise investit dans le Bitcoin, le minage, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques. Elle se rapproche progressivement d’un modèle dans lequel la monnaie, l’énergie et la puissance informatique deviennent les différentes composantes d’un même écosystème.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, Tether a été identifié presque exclusivement à l’USDT. Le fonctionnement semblait relativement simple : l’entreprise émettait des tokens censés représenter un dollar numérique et conservait des actifs en réserve pour soutenir leur valeur. Mais les revenus générés par cette activité ont donné à Tether une capacité d’investissement considérable. L’entreprise peut désormais utiliser une partie de cette puissance financière pour prendre des positions dans des secteurs qui se trouvent bien au-delà de l’émission de stablecoins. Et c’est précisément ce qui est en train de se produire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode uruguayen en fournit une illustration spectaculaire. Tether avait investi environ 120 millions de dollars dans deux sites de minage de Bitcoin en Uruguay, avec l’ambition de faire du pays une première étape de son expansion minière en Amérique du Sud. Le projet s’est finalement effondré après un conflit avec l’entreprise publique d’électricité UTE concernant la quantité d’énergie que les installations pouvaient effectivement utiliser. Les deux parties auraient interprété différemment les termes du contrat : Tether aurait considéré la puissance prévue comme une base pouvant être augmentée, tandis que l’UTE l’aurait considérée comme un plafond. Après l’échec des négociations et l’accumulation de factures impayées, l’électricité des deux sites a été coupée en juillet 2025. Tether a ensuite cessé ses opérations locales et licencié la majorité de ses employés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, cette histoire pourrait être interprétée comme un échec. Mais elle révèle surtout l’ampleur des ambitions de Tether. Pourquoi l’émetteur d’un stablecoin investirait-il des centaines de millions de dollars dans des machines qui consomment énormément d’électricité pour produire du Bitcoin ? Parce que Tether ne semble plus vouloir être simplement une entreprise qui crée de la monnaie numérique. Il cherche progressivement à contrôler certaines des infrastructures qui permettent à cette nouvelle économie de fonctionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le minage de Bitcoin est particulièrement intéressant dans cette stratégie. Avec le mécanisme de preuve de travail, le réseau Bitcoin transforme de l’électricité et de la puissance de calcul en sécurité informatique et en nouveaux bitcoins. Cela signifie qu’une entreprise disposant d’un accès privilégié à une énergie compétitive peut transformer directement une ressource physique en actif numérique. Pour Tether, qui dispose déjà d’une immense trésorerie et d’une activité génératrice de revenus récurrents, le minage peut donc être considéré comme une autre manière de déployer du capital dans l’économie numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’Uruguay vient justement rappeler une chose fondamentale : <strong>le Bitcoin est numérique, son énergie ne l’est pas.</strong> Une ferme de minage peut être installée en quelques mois, mais elle reste dépendante du réseau électrique, des contrats d’approvisionnement, des infrastructures locales et des décisions des autorités. Le véritable avantage compétitif d’un mineur ne réside donc pas uniquement dans la qualité de ses ASIC. Il se trouve aussi dans sa capacité à sécuriser pendant plusieurs années une source d’électricité abondante, prévisible et économiquement viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi la stratégie de Tether devient particulièrement intéressante. L’entreprise ne semble pas seulement vouloir acheter des machines de minage. Elle cherche progressivement à se rapprocher de l’ensemble de la chaîne de valeur : énergie, infrastructures, informatique et actifs numériques. L’Uruguay n’a pas fonctionné comme prévu, mais Tether n’a pas abandonné son ambition minière. L’entreprise continue de regarder vers d’autres marchés sud-américains, notamment le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le minage n’est qu’une partie de l’histoire. Tether diversifie également ses investissements vers l’intelligence artificielle et les centres de données. Reuters estime ainsi son portefeuille d’investissements à environ 20 milliards de dollars, avec des positions qui dépassent largement le secteur des cryptomonnaies et comprennent notamment l’IA, les data centers et d’autres secteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution est loin d’être propre à Tether. L’ensemble du secteur informatique est confronté à une même réalité : <strong>la puissance de calcul devient une ressource stratégique et cette puissance nécessite de l’électricité.</strong> Les mineurs de Bitcoin ont été parmi les premiers à construire des infrastructures capables de déployer rapidement de grandes quantités de puissance électrique. Désormais, l’intelligence artificielle crée une nouvelle demande gigantesque pour cette même infrastructure. Certains acteurs du minage cherchent ainsi à transformer leurs installations pour accueillir des charges de calcul liées à l’IA et au cloud. La frontière entre « ferme de minage » et « data center » commence donc elle aussi à devenir moins nette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tether, cette convergence ouvre une perspective particulièrement puissante. L’entreprise possède déjà une infrastructure monétaire mondiale avec l’USDT. Le stablecoin permet de déplacer de la valeur 24 heures sur 24, pratiquement partout où les réseaux blockchain sont accessibles. Mais cette monnaie numérique a besoin d’infrastructures pour fonctionner : des blockchains pour le règlement, des plateformes pour l’échange, des systèmes informatiques pour la conservation et désormais, de plus en plus, des capacités énergétiques et de calcul pour les activités situées en amont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que Tether commence à devenir différent d’un simple émetteur de stablecoins. <strong>L’entreprise se positionne progressivement à plusieurs niveaux de la nouvelle économie numérique.</strong> Elle émet une monnaie numérique avec l’USDT, investit dans le Bitcoin, développe des capacités de minage, s’intéresse à l’intelligence artificielle et aux infrastructures informatiques. Autrement dit, Tether ne se contente plus de créer le moyen de paiement d’une économie numérique : il cherche à participer à la construction des infrastructures qui la font fonctionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie présente également une logique financière. Les revenus de l’émission de stablecoins permettent à Tether de disposer d’un important capital à investir. Plutôt que de rester concentrée sur une seule activité, l’entreprise peut transformer une partie de ces revenus en actifs stratégiques. Le raisonnement est finalement assez proche de celui d’un grand groupe industriel : contrôler plusieurs maillons d’une chaîne de valeur permet de réduire sa dépendance à un seul marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette logique pourrait devenir encore plus importante avec la montée des paiements en stablecoins. Plus l’USDT devient un instrument utilisé pour les transferts internationaux, le commerce, les échanges entre entreprises ou les paiements numériques, plus Tether devient dépendant de l’existence d’une infrastructure mondiale capable de faire circuler cette valeur. C’est pourquoi l’entreprise semble progressivement passer d’un modèle centré sur le <strong>token</strong> à un modèle centré sur <strong>l’infrastructure</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement de perspective est essentiel pour comprendre la prochaine phase de l’économie crypto. La première génération d’entreprises blockchain voulait créer de nouveaux actifs. La deuxième a construit des plateformes pour les échanger. La troisième pourrait chercher à contrôler les infrastructures physiques et numériques qui permettent à ces actifs de circuler et d’être produits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouveau paysage, l’énergie devient presque une forme de capital numérique. Une centrale électrique peut alimenter un data center d’intelligence artificielle, une ferme de minage ou d’autres infrastructures de calcul. Les mêmes mégawatts peuvent donc devenir une source de revenus très différente selon l’utilisation qui en est faite. Le développement de l’IA ne fait qu’accentuer cette compétition pour l’accès à l’électricité, tandis que le Bitcoin constitue déjà un marché mondial capable de transformer cette énergie en valeur numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être pour cette raison que l’échec de Tether en Uruguay mérite davantage d’attention qu’un simple fait divers industriel. Le problème rencontré par l’entreprise est précisément celui auquel seront confrontées toutes les grandes infrastructures numériques de demain : <strong>où trouver suffisamment d’énergie pour faire fonctionner l’économie numérique ?</strong> Pour un stablecoin, la question semble à première vue très éloignée. Pour une entreprise comme Tether, elle devient pourtant centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution de Tether raconte donc quelque chose de plus grand que l’histoire d’un stablecoin. Elle montre comment une entreprise née dans l’univers des cryptomonnaies peut progressivement se transformer en conglomérat technologique, financier et énergétique. L’USDT reste au cœur de son modèle, mais autour de lui se construit un ensemble beaucoup plus vaste : Bitcoin, minage, énergie, intelligence artificielle, data centers et infrastructures numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tether est peut-être en train de devenir quelque chose que le marché avait encore du mal à imaginer il y a quelques années : non plus simplement l’entreprise qui émet la monnaie numérique, mais l’un des groupes qui cherchent à contrôler les infrastructures nécessaires à son existence.</strong> Et dans cette nouvelle économie, celui qui contrôle la monnaie peut être puissant. Mais celui qui contrôle à la fois la monnaie, l’énergie et la puissance de calcul pourrait l’être encore davantage.</p>



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		<title>Stablecoins : Mastercard et Visa se disputent déjà les nouveaux rails du système financier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 16:04:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
		<category><![CDATA[Transferts d'argent & diaspora]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre des stablecoins ne se joue plus seulement entre émetteurs de cryptomonnaies, banques et fintechs. Elle commence désormais à opposer les deux géants historiques des paiements mondiaux : Mastercard et Visa. Le rachat de BVNK par Mastercard, finalisé début août pour une opération pouvant atteindre 1,8 milliard de dollars, vient de rendre cette compétition [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La guerre des stablecoins ne se joue plus seulement entre émetteurs de cryptomonnaies, banques et fintechs. Elle commence désormais à opposer les deux géants historiques des paiements mondiaux : Mastercard et Visa. Le rachat de BVNK par Mastercard, finalisé début août pour une opération pouvant atteindre 1,8 milliard de dollars, vient de rendre cette compétition particulièrement visible. Quelques mois plus tôt, BVNK travaillait encore avec Visa sur l&rsquo;infrastructure permettant à certains clients de Visa Direct de préfinancer des paiements en stablecoins. Désormais intégrée à Mastercard, la fintech britannique change de camp au moment même où les deux réseaux accélèrent leurs investissements dans les paiements fondés sur les actifs numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon CoinDesk, Visa chercherait ainsi un nouveau partenaire capable d&rsquo;assurer certaines opérations de règlement et de conversion en stablecoins. Le futur prestataire devrait notamment disposer des licences nécessaires sur plusieurs marchés importants, dont les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et Singapour, tout en étant capable de gérer différents stablecoins et monnaies traditionnelles. L&rsquo;information peut sembler anecdotique. Elle révèle pourtant une transformation beaucoup plus profonde : les réseaux de paiement ne cherchent plus simplement à intégrer les cryptomonnaies à leurs systèmes existants. Ils commencent à construire les infrastructures qui permettront à plusieurs formes de monnaie numérique de circuler directement dans le système financier mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mastercard choisit l&rsquo;acquisition, Visa construit son propre réseau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Mastercard est particulièrement révélateur. En rachetant BVNK, le groupe ne met pas seulement la main sur une fintech spécialisée dans les cryptomonnaies. Il acquiert une infrastructure capable de faire le lien entre les monnaies traditionnelles, les stablecoins et différentes blockchains. BVNK permet notamment aux entreprises de recevoir, convertir, conserver et transférer des fonds numériques dans de nombreux marchés. Autrement dit, Mastercard achète une partie des « tuyaux » qui permettront demain à l&rsquo;argent de circuler entre plusieurs systèmes monétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Visa suit une stratégie légèrement différente. Le groupe développe sa propre Visa Stablecoin Platform, destinée notamment aux banques, fintechs et prestataires de paiement souhaitant accéder à des stablecoins, les conserver, les transférer ou les convertir. La plateforme a d&rsquo;abord intégré Open USD, le stablecoin développé dans le cadre de l&rsquo;Open Standard Foundation avec le soutien de plusieurs acteurs majeurs de la finance et des paiements. Mais Visa ne semble pas vouloir dépendre d&rsquo;un seul actif. Son directeur général Ryan McInerney a présenté une stratégie « multi-coin et multi-chain », autrement dit capable de fonctionner avec plusieurs stablecoins et plusieurs blockchains. Cette orientation est fondamentale : dans un système financier mondial, il serait difficile pour un réseau comme Visa de miser toute son infrastructure sur un seul émetteur ou une seule blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement ici que se trouve le véritable enjeu de la bataille entre Visa et Mastercard. La question n&rsquo;est plus seulement de savoir quel stablecoin dominera le marché. La question devient : <strong>qui contrôlera l&rsquo;infrastructure permettant de passer d&rsquo;un stablecoin à une monnaie traditionnelle, d&rsquo;une blockchain à une autre et, à terme, d&rsquo;une devise à une autre ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les nouveaux rails de la monnaie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, les cryptomonnaies ont été présentées comme une alternative aux infrastructures financières traditionnelles. Les choses sont en train de s&rsquo;inverser. Les acteurs historiques du paiement ne cherchent plus nécessairement à remplacer les blockchains : ils cherchent à les intégrer à leurs propres réseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un paiement pourrait ainsi être initié en euros, converti en stablecoin, transféré sur une blockchain en quelques secondes, puis reconverti en monnaie locale à son arrivée. Pour l&rsquo;utilisateur final, cette mécanique pourrait rester totalement invisible. Il continuerait à utiliser une application, une carte ou un compte comme aujourd&rsquo;hui. Mais derrière l&rsquo;interface, une partie du règlement pourrait désormais s&rsquo;effectuer sur des rails blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution est particulièrement importante pour les paiements internationaux. Aujourd&rsquo;hui, un transfert transfrontalier peut nécessiter plusieurs intermédiaires, des comptes correspondants, des conversions de devises et parfois plusieurs jours de traitement. Les stablecoins permettent théoriquement de réduire une partie de cette complexité en transformant la blockchain en infrastructure de règlement disponible 24 heures sur 24.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est déjà ce qui commence à apparaître dans les services destinés aux diasporas. Lorsqu&rsquo;un utilisateur envoie de l&rsquo;argent vers l&rsquo;Afrique, il n&rsquo;est pas nécessaire que le bénéficiaire détienne lui-même des cryptomonnaies. Une infrastructure peut convertir la monnaie du pays d&rsquo;origine en stablecoin, utiliser celui-ci comme actif de règlement, puis effectuer la conversion finale en monnaie locale. Des services comme <a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a> explorent précisément cette logique : le stablecoin peut servir de couche intermédiaire entre la monnaie du donneur d&rsquo;ordre et le paiement en monnaie locale, sans imposer au bénéficiaire de connaître ou de manipuler la blockchain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prochaine bataille sera celle de la liquidité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution fait apparaître un autre enjeu, moins visible mais probablement encore plus important : la liquidité. Pour qu&rsquo;un réseau mondial puisse utiliser plusieurs stablecoins, il faut être capable de les acheter, de les vendre, de les convertir et de les régler rapidement. Il faut également pouvoir passer d&rsquo;un stablecoin à une monnaie bancaire, parfois sur plusieurs juridictions, tout en respectant les exigences réglementaires locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément pour cette raison que les infrastructures comme BVNK deviennent stratégiques. Elles constituent une couche intermédiaire entre le monde bancaire et celui des blockchains. Mastercard semble avoir considéré que cette couche était suffisamment importante pour justifier une acquisition pouvant atteindre 1,8 milliard de dollars. Visa, de son côté, paraît vouloir conserver une plus grande flexibilité en combinant sa propre infrastructure avec des partenaires spécialisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche pourrait également favoriser l&rsquo;émergence d&rsquo;un marché où les stablecoins deviennent presque interchangeables du point de vue de l&rsquo;utilisateur. Le consommateur n&rsquo;aura pas forcément besoin de savoir s&rsquo;il utilise USDC, USDT, Open USD ou un autre actif. Le réseau de paiement pourrait choisir automatiquement le rail le plus efficace selon la devise, la blockchain, la réglementation et la disponibilité de la liquidité. La monnaie numérique deviendrait alors moins un produit visible qu&rsquo;une infrastructure invisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et si la vraie révolution était là ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être le changement le plus important à observer. Pendant longtemps, l&rsquo;industrie crypto s&rsquo;est demandé quel stablecoin deviendrait le « gagnant ». La bataille pourrait finalement se jouer ailleurs. Les véritables gagnants pourraient être les infrastructures capables de connecter plusieurs stablecoins, plusieurs blockchains et plusieurs monnaies nationales sans que l&rsquo;utilisateur ait à s&rsquo;en préoccuper.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mastercard vient de faire un pas important dans cette direction en intégrant BVNK. Visa construit parallèlement sa propre plateforme et cherche désormais une nouvelle pièce pour compléter son dispositif. Stripe, les banques, les fintechs et d&rsquo;autres acteurs du paiement développent eux aussi leurs propres infrastructures. Ce mouvement dessine progressivement un nouveau système dans lequel la blockchain ne remplace pas nécessairement les réseaux de paiement : elle devient l&rsquo;un de leurs nouveaux rails de règlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les marchés émergents, l&rsquo;enjeu est considérable. Si cette infrastructure devient suffisamment ouverte et compétitive, elle pourrait réduire le coût des transferts internationaux, accélérer les paiements et permettre à des fintechs locales de se connecter plus facilement aux marchés mondiaux. Pour un pays africain, le bénéficiaire final pourrait recevoir sa monnaie locale sans jamais savoir qu&rsquo;un stablecoin a traversé une blockchain quelques secondes auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille entre Visa et Mastercard n&rsquo;est donc pas seulement une bataille autour de BVNK. Elle annonce peut-être quelque chose de beaucoup plus grand : <strong>la transformation des stablecoins en infrastructure financière mondiale</strong>. Et dans cette nouvelle architecture, la question ne sera bientôt plus de savoir si l&rsquo;argent passe par une blockchain, mais quelle blockchain, quel stablecoin et quel réseau aurontcheminé sa valeur jusqu&rsquo;à destination.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Stripe rachète OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, et le fondateur vient d’OpenSea</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/08/17/stripe-openrouter-opensea/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Oumarou Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 16:03:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la prochaine guerre des monnaies ne se jouait plus seulement entre les banques centrales, mais directement sur les blockchains ? C’est l’idée qui se dessine derrière une récente prise de position de Changpeng Zhao, le fondateur de Binance. Lors de l’ASEAN Tech Summit à Manille, CZ a estimé que les économies pourraient progressivement [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et si la prochaine guerre des monnaies ne se jouait plus seulement entre les banques centrales, mais directement sur les blockchains ?</strong> C’est l’idée qui se dessine derrière une récente prise de position de Changpeng Zhao, le fondateur de Binance. Lors de l’ASEAN Tech Summit à Manille, CZ a estimé que les économies pourraient progressivement avoir besoin de stablecoins adossés à leurs propres devises. Derrière cette prédiction se trouve une transformation potentiellement majeure de la finance mondiale : après avoir permis au dollar de circuler sur Internet sous forme de stablecoins, la blockchain pourrait devenir le nouveau terrain de compétition entre les monnaies nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un stablecoin pour chaque monnaie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour CZ, le développement des stablecoins répond à une évolution assez simple des besoins de l’économie numérique. Les entreprises veulent pouvoir transférer de la valeur instantanément, à toute heure et au-delà des frontières. Les applications financières ont besoin de moyens de règlement programmables. Et demain, les agents d’intelligence artificielle pourraient eux-mêmes effectuer des transactions, parfois pour quelques centimes, sans intervention humaine. Dans ce nouvel environnement, attendre l’ouverture d’une banque ou le traitement d’un virement international devient difficilement compatible avec une économie fonctionnant en permanence. Le stablecoin apporte une réponse : une représentation numérique d’une monnaie traditionnelle, capable de circuler sur une blockchain 24 heures sur 24. Mais CZ ne dit pas nécessairement que chaque banque centrale devra créer son propre token. Un stablecoin en euros, en dollars, en bahts ou en FCFA pourrait être émis par une entreprise privée agréée, avec des réserves destinées à garantir sa valeur. C’est d’ailleurs une distinction essentielle : un stablecoin n’est pas automatiquement une monnaie numérique de banque centrale. Une MNBC est émise directement par une banque centrale, tandis qu’un stablecoin privé représente une créance ou une valeur adossée à une monnaie existante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dollar possède déjà une avance considérable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est que cette compétition commence avec un acteur qui possède une avance gigantesque : le dollar américain. Les principaux stablecoins mondiaux sont aujourd’hui très majoritairement libellés en dollars, notamment USDT et USDC. Ils permettent au dollar de circuler sur des blockchains publiques, dans des wallets, des applications DeFi, des plateformes de paiement et des services financiers qui ne dépendent pas directement du système bancaire traditionnel. C’est une forme de dollarisation numérique. Un utilisateur situé à des milliers de kilomètres des États-Unis peut détenir des dollars tokenisés, les envoyer instantanément à quelqu’un d’autre ou les utiliser comme unité de règlement sans jamais ouvrir un compte bancaire américain. Pour Washington, cette évolution peut donc représenter bien davantage qu’une innovation financière. Elle offre au dollar un nouveau canal de circulation mondial. Le GENIUS Act adopté aux États-Unis en 2025 s’inscrit d’ailleurs dans cette volonté de créer un cadre réglementaire pour les stablecoins de paiement. L’Europe, de son côté, dispose de MiCA, tandis que Hong Kong a également mis en place son propre régime réglementaire pour les émetteurs de stablecoins. Les grandes économies ont compris que ces actifs ne peuvent plus être considérés comme une simple niche de l’industrie crypto.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe : les stablecoins pourraient renforcer la compétition monétaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation crée un paradoxe intéressant. La blockchain est souvent présentée comme une technologie permettant de dépasser les frontières monétaires. Pourtant, les stablecoins pourraient au contraire donner une nouvelle dimension à la compétition entre les devises. Si demain un stablecoin en dollar, un stablecoin en euro, un stablecoin en yuan, un stablecoin en baht et un stablecoin en roupie peuvent circuler librement sur les mêmes réseaux, la question ne sera plus seulement de savoir quelle blockchain utiliser. Il faudra déterminer <strong>quelle monnaie doit être utilisée comme unité de règlement</strong>. Le dollar part avec un avantage considérable parce qu’il bénéficie déjà d’une liquidité mondiale, d’une profondeur de marché et d’un écosystème extrêmement développé. Un stablecoin en monnaie locale peut parfaitement être réglementé et techniquement performant, mais il devra encore convaincre les utilisateurs, les commerçants et les entreprises de l’utiliser. C’est pourquoi la création d’un stablecoin national ne garantit absolument pas son adoption.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque de la « dollarisation numérique »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les économies émergentes, le sujet est particulièrement sensible. Dans un pays où la monnaie locale est moins liquide ou subit une forte inflation, la possibilité de conserver facilement des dollars numériques peut devenir extrêmement attractive. Le phénomène pourrait alors dépasser la simple détention de cryptomonnaies. Un commerçant pourrait accepter des USDC, une entreprise pourrait payer un fournisseur en USDT et un particulier pourrait recevoir un transfert international directement en dollars numériques. La monnaie nationale continuerait à être utilisée dans la vie quotidienne, mais une partie croissante des transactions numériques pourrait être réalisée dans une devise étrangère tokenisée. <strong>La dollarisation ne disparaîtrait donc pas avec la blockchain : elle pourrait simplement changer de forme.</strong> C’est probablement l’un des enjeux les plus importants de la prochaine décennie monétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et si le FCFA entrait dans cette course ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Afrique, cette question prend une dimension particulière. Le continent utilise déjà massivement le Mobile Money et dépend fortement des transferts internationaux de sa diaspora. Dans ce contexte, un stablecoin en dollar peut devenir un intermédiaire extrêmement efficace entre deux économies. Un Camerounais vivant en Europe pourrait envoyer de l’argent sous forme d’euros ou de stablecoins, la valeur pourrait être réglée sur une blockchain, puis convertie en FCFA avant d’être créditée sur un portefeuille Mobile Money. Pour l’utilisateur, toute cette infrastructure pourrait rester invisible. Mais cela pose une question stratégique : <strong>le FCFA doit-il lui aussi disposer d’une représentation numérique native capable de circuler sur les nouveaux rails financiers ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est encore plus intéressante parce que le FCFA de la CEMAC est déjà lié à l’euro par un régime de change fixe. Un éventuel stablecoin en FCFA pourrait donc devenir une interface numérique entre l’économie régionale et le système monétaire européen, tout en permettant au franc CFA de rester l’unité de compte utilisée localement. À l’inverse, si les stablecoins en dollars deviennent beaucoup plus simples à utiliser que les instruments numériques libellés en FCFA, le dollar pourrait progressivement s&rsquo;imposer comme la monnaie de référence des transactions numériques internationales en Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le véritable enjeu n’est donc pas de créer un token</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créer un stablecoin est finalement la partie la plus simple du problème. La vraie difficulté consiste à créer <strong>un écosystème autour de celui-ci</strong>. Il faut des réserves crédibles, un cadre réglementaire, des mécanismes de conversion, des plateformes capables de l’accepter, des banques ou établissements financiers capables de gérer les sorties et les entrées de fonds, mais aussi suffisamment de liquidité pour que le stablecoin puisse être utilisé quotidiennement. Il faut enfin des utilisateurs. Un stablecoin en FCFA qui existe techniquement mais qui n’est accepté par aucun commerçant et n’est disponible sur aucune application ne changera pratiquement rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi la compétition pourrait finalement se jouer moins entre les tokens qu’entre les infrastructures. Le stablecoin qui remportera la bataille ne sera pas nécessairement celui dont la technologie blockchain est la plus sophistiquée. Ce sera probablement celui qui sera le plus facile à acheter, à envoyer, à convertir et à utiliser dans le monde réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’intelligence artificielle accélère encore le mouvement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion de CZ prend une dimension supplémentaire avec l’arrivée des agents d’intelligence artificielle. Un logiciel capable d’agir de manière autonome aura besoin de moyens de paiement adaptés à son fonctionnement. Il pourrait devoir payer quelques centimes pour accéder à une API, acheter une ressource informatique, rémunérer un autre agent ou effectuer une opération en ligne. Les systèmes bancaires traditionnels ne sont pas nécessairement conçus pour des millions de microtransactions automatisées exécutées 24 heures sur 24. Un stablecoin programmable peut, lui, être directement intégré dans le logiciel. Cela pourrait créer une nouvelle demande pour des monnaies numériques capables de circuler automatiquement entre machines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce scénario, les stablecoins deviennent plus que des versions numériques des monnaies existantes. Ils deviennent <strong>des unités de valeur utilisables directement par les logiciels</strong>. Et si chaque grande économie veut que sa monnaie soit utilisée dans cette nouvelle économie automatisée, la compétition pourrait prendre une ampleur encore supérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prochaine guerre des monnaies pourrait se jouer sur les blockchains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc regarder la prédiction de CZ avec un peu de recul. Il ne s’agit pas nécessairement de dire que chaque pays créera demain son propre stablecoin. Certains le feront probablement, d’autres préféreront réglementer des émetteurs privés existants et d’autres encore pourraient miser sur une MNBC. Mais une tendance semble déjà se dessiner : <strong>les monnaies nationales cherchent progressivement leur place dans l’économie on-chain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dollar possède une avance considérable grâce à USDT et USDC. L’euro dispose désormais d’un cadre réglementaire solide avec MiCA et voit apparaître de nouveaux stablecoins européens. L’Asie expérimente différentes architectures. Et l’Afrique devra elle aussi décider de la place qu’elle souhaite donner à ses monnaies dans cette nouvelle infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc plus seulement de savoir si les stablecoins vont remplacer les monnaies traditionnelles. <strong>Ils pourraient au contraire devenir les nouveaux véhicules grâce auxquels ces monnaies se livreront concurrence.</strong> Demain, un utilisateur pourrait choisir entre plusieurs versions numériques du dollar, de l’euro, du yuan ou du FCFA sans même se demander sur quelle blockchain elles circulent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable bataille sera alors celle de la liquidité, de l’acceptation, de la confiance et de l’interopérabilité. Et dans cette nouvelle économie, une monnaie qui n’existe pas sous une forme numérique facilement utilisable pourrait progressivement perdre du terrain face à celles qui auront réussi leur transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La prochaine guerre des monnaies ne se jouera peut-être donc plus seulement entre banques centrales. Elle pourrait se jouer sur les blockchains, entre stablecoins.</strong></p>
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		<title>MoneyGram transforme Solana en pont entre les stablecoins et le cash dans 170 pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 08:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
		<category><![CDATA[Transferts d'argent & diaspora]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MoneyGram accélère sa transformation en infrastructure de paiement compatible avec la blockchain. Après avoir lancé son propre stablecoin et rejoint le réseau Solana comme validateur, le géant du transfert d’argent vient de déployer MoneyGram Ramps sur Solana. Pour les développeurs, l’enjeu est considérable : une simple intégration API permet désormais de connecter une application, un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">MoneyGram accélère sa transformation en infrastructure de paiement compatible avec la blockchain. Après avoir lancé son propre stablecoin et rejoint le réseau Solana comme validateur, le géant du transfert d’argent vient de déployer MoneyGram Ramps sur Solana. Pour les développeurs, l’enjeu est considérable : une simple intégration API permet désormais de connecter une application, un wallet ou un exchange au réseau mondial de MoneyGram pour faire entrer et sortir de la valeur entre les actifs numériques et les monnaies locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui pourrait sembler n’être qu’une nouvelle intégration blockchain révèle en réalité une transformation beaucoup plus profonde du modèle de MoneyGram. L’entreprise n’essaie plus seulement d’utiliser la blockchain pour améliorer ses propres transferts. Elle cherche à mettre son infrastructure à la disposition de toute une génération d’applications financières. Avec Ramps, les développeurs construisant sur Solana peuvent accéder à une infrastructure d’entrée et de sortie entre crypto et monnaie fiduciaire sans devoir négocier eux-mêmes des connexions bancaires dans chaque pays ou construire leur propre dispositif de conformité. MoneyGram indique que les dépôts en espèces sont disponibles dans plus de 25 pays, tandis que les retraits peuvent être effectués dans plus de 170 pays et territoires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">MoneyGram devient une passerelle entre deux mondes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonctionnement est finalement assez simple. Une application construite sur Solana peut intégrer MoneyGram Ramps via une API. Son utilisateur peut alors convertir des actifs numériques en monnaie locale et accéder à un réseau physique ou numérique capable de lui remettre cette valeur. À l’inverse, l’infrastructure permet également de faire entrer de la monnaie fiduciaire dans l’écosystème numérique. L’intérêt pour les développeurs est de ne plus avoir à construire eux-mêmes toute cette couche particulièrement complexe : paiements, connexions bancaires, conformité et procédures d’identification sont pris en charge par l’infrastructure de MoneyGram.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’utilisateur final, cette évolution pourrait être presque invisible. Il pourrait détenir de l’USDC dans un portefeuille, demander un retrait dans sa monnaie locale et récupérer les fonds via le réseau disponible, sans avoir besoin de comprendre ce qu’est Solana ni comment fonctionne une transaction blockchain. C’est précisément cette invisibilité de la technologie qui pourrait constituer l’un des grands changements de la prochaine génération de paiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MoneyGram affirme d’ailleurs ouvertement vouloir construire des rails de paiement fondés sur les stablecoins tout en conservant une expérience familière pour l’utilisateur. L’entreprise dispose aujourd’hui de plus de 60 millions de clients actifs, de près de 500 000 points de vente et d’une présence dans plus de 200 pays et territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, Solana apporte le rail numérique et MoneyGram apporte quelque chose que les blockchains ne possèdent pas naturellement : <strong>une infrastructure mondiale permettant de faire revenir la valeur dans le monde réel.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le stablecoin devient le chaînon manquant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’opération devient particulièrement intéressante. Pendant des années, la blockchain a surtout été associée au trading, à la spéculation et à la conservation d’actifs numériques. Les stablecoins changent progressivement cette perception. Un dollar tokenisé comme l’USDC peut désormais être utilisé comme un instrument de règlement entre deux acteurs situés dans des systèmes financiers différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème était toutefois celui de la sortie. Faire circuler un dollar numérique sur une blockchain est relativement simple. Le convertir en monnaie locale et le remettre à une personne qui souhaite payer son loyer, retirer de l’argent ou utiliser son portefeuille mobile est une tout autre question. C’est précisément cette dernière étape que des infrastructures comme MoneyGram Ramps cherchent à résoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La blockchain peut donc devenir le rail intermédiaire sans devenir l’expérience utilisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une évolution essentielle. La véritable adoption des stablecoins ne passera peut-être pas par des millions de personnes qui apprendront à utiliser des wallets complexes. Elle pourrait au contraire se produire lorsque ces personnes utiliseront des applications financières traditionnelles qui exploitent les stablecoins en arrière-plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un utilisateur pourrait envoyer 100 dollars. Un stablecoin pourrait transporter la valeur à travers la blockchain. Le bénéficiaire pourrait recevoir l’équivalent en monnaie locale. Entre les deux, plusieurs infrastructures auraient travaillé ensemble, mais aucune connaissance particulière de la crypto ne serait nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La blockchain disparaît alors derrière le paiement.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Solana veut devenir l’un des rails de cette nouvelle finance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Solana n’est évidemment pas anodin. MoneyGram avait déjà annoncé en juin son entrée dans l’écosystème en devenant validateur du réseau et en rejoignant Solana Developer Platform. L’entreprise présentait alors cette décision comme une nouvelle étape de sa stratégie visant à construire une infrastructure financière autour de rails de stablecoins ouverts et interopérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ramps s’inscrit donc dans une stratégie beaucoup plus large. MoneyGram ne se contente plus de connecter son activité historique de transfert d’argent à une blockchain. Il cherche à fournir aux développeurs les briques nécessaires pour créer de nouveaux services financiers utilisant cette infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier wallet à intégrer Ramps sur Solana est Rift, qui permet à ses utilisateurs de passer entre cryptoactifs et monnaie locale en utilisant le réseau mondial de MoneyGram.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Solana, l’intérêt est évident : une blockchain peut être rapide et peu coûteuse, mais elle ne possède pas naturellement de réseau d’agences permettant à quelqu’un de récupérer de l’argent liquide dans une ville où le système bancaire est peu développé. L’intégration avec MoneyGram permet donc de rapprocher l’univers on-chain de l’économie physique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">MoneyGram ne découvre pas les stablecoins aujourd’hui</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce ne constitue d’ailleurs pas un virage soudain. MoneyGram travaille depuis plusieurs années sur cette transformation. En 2022, l’entreprise avait déjà noué un partenariat avec Stellar pour permettre des conversions entre cash et USDC. En juin 2026, elle a franchi une nouvelle étape en lançant <strong>MGUSD</strong>, son propre stablecoin adossé au dollar, émis nativement sur Stellar avec le concours de Bridge, une société de Stripe, ainsi que de M0 et Fireblocks.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MGUSD doit servir de base à une nouvelle gamme de services financiers construits autour du réseau mondial de MoneyGram. L’entreprise présente son stablecoin comme une infrastructure destinée notamment aux transferts internationaux et aux populations insuffisamment servies par la finance traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines plus tard, MoneyGram devenait donc également validateur Solana. Puis Ramps était intégré à l’écosystème. Pris séparément, ces événements peuvent sembler dispersés. Pris ensemble, ils dessinent une stratégie beaucoup plus cohérente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MoneyGram est en train de transformer son réseau de transfert en infrastructure blockchain.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Du réseau d’agences à l’API mondiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement l’aspect le plus intéressant de cette transformation. Pendant des décennies, la valeur du réseau MoneyGram reposait principalement sur ses agences, ses agents et ses points de retrait. La société possédait une présence physique permettant de déplacer de l’argent d’un pays à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nouvelle architecture, cette même infrastructure peut devenir une couche invisible accessible par API.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un développeur qui crée un wallet n’a plus besoin de construire son propre réseau international. Il peut utiliser MoneyGram. Une application financière n’a plus nécessairement besoin de négocier séparément avec une multitude de partenaires locaux. Elle peut intégrer une infrastructure existante. Une plateforme crypto peut proposer une sortie vers le monde réel sans construire elle-même un réseau de cash-out.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un changement de modèle considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MoneyGram ne vend plus seulement un transfert d’argent. Il vend l’accès à son réseau financier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution rappelle d’ailleurs celle des réseaux de cartes bancaires. Visa et Mastercard ne sont pas devenus des banques possédant tous les comptes de leurs utilisateurs. Ils sont devenus des infrastructures sur lesquelles des milliers de banques, fintechs et commerçants peuvent construire leurs propres services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MoneyGram semble vouloir appliquer une logique comparable au passage entre monnaie traditionnelle et actifs numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Et c’est en Afrique que cette infrastructure pourrait prendre tout son sens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement entre stablecoins, MoneyGram et Solana mérite une attention particulière en Afrique. Le continent combine plusieurs caractéristiques qui rendent ce type d’infrastructure particulièrement pertinente : une forte utilisation du Mobile Money, une importante diaspora, des besoins élevés de transferts internationaux et un accès encore inégal aux infrastructures bancaires traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginons un utilisateur qui détient des dollars numériques dans un wallet. Il n’a pas nécessairement besoin de vouloir « investir dans les cryptomonnaies ». Il peut simplement avoir reçu un paiement international ou un transfert. S’il peut convertir cette valeur en monnaie locale et la recevoir sur un compte bancaire, une carte ou, selon les marchés et les fonctionnalités disponibles, un portefeuille mobile, le stablecoin devient simplement un moyen de transport de la valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours pourrait alors ressembler à ceci : <strong>euro ou dollar → stablecoin → blockchain → monnaie locale → Mobile Money ou compte bancaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’utilisateur, il ne s’agit pourtant jamais d&rsquo;une transaction crypto complexe. Il s’agit simplement d’un transfert d’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est exactement ce qui pourrait faire évoluer la perception des stablecoins en Afrique. Leur avenir ne se trouve peut-être pas uniquement dans les exchanges. Il pourrait se trouver dans les infrastructures de paiement qui permettent de déplacer plus efficacement des devises entre des systèmes financiers différents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une évolution qui rappelle le modèle d’<a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation est particulièrement intéressante pour les acteurs africains qui travaillent déjà sur ce modèle. <a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a>, par exemple, utilise également une infrastructure fondée sur les stablecoins pour faciliter les transferts internationaux vers le Cameroun, tout en conservant une expérience utilisateur centrée sur le FCFA et le Mobile Money.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence d’échelle est évidemment considérable : MoneyGram dispose d’un réseau mondial historique et construit désormais une infrastructure ouverte aux développeurs. Mais la logique fondamentale est similaire : <strong>le stablecoin n’est pas nécessairement le produit vendu au client ; il peut être le rail qui permet de faire circuler la valeur entre deux monnaies et deux systèmes de paiement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle pour comprendre l’évolution actuelle du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concurrence de demain ne se jouera peut-être pas uniquement entre les applications de transfert. Elle pourrait se jouer sur les infrastructures capables de connecter efficacement les monnaies locales, les comptes bancaires, les wallets, le Mobile Money et les stablecoins.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le cash ne disparaît pas : il devient une interface</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait également erroné de voir cette évolution comme une disparition du cash. MoneyGram fait exactement le contraire : il cherche à connecter le cash à la blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un paradoxe particulièrement révélateur. À l’heure où l’industrie crypto parle de finance entièrement numérique, l’un des acteurs qui investit le plus dans les stablecoins est précisément une entreprise qui possède un immense réseau physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde on-chain a besoin d’une porte d’entrée et d’une porte de sortie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et MoneyGram possède ces portes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cash devient alors une sorte d’interface entre l’économie traditionnelle et l’économie numérique. La blockchain peut transporter la valeur d’un bout à l’autre du monde, tandis que le réseau physique permet de la récupérer là où elle est réellement nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique pourrait progressivement s’étendre aux comptes bancaires, aux cartes et aux portefeuilles mobiles. MoneyGram indique déjà que son infrastructure peut connecter les utilisateurs à différents moyens de sortie, tandis que son objectif plus large est de créer un réseau de paiement compatible avec les stablecoins.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La prochaine révolution sera peut-être invisible</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a finalement une leçon beaucoup plus large derrière l&rsquo;intégration de MoneyGram Ramps à Solana. L&rsquo;adoption de la blockchain ne dépendra pas nécessairement de la capacité du grand public à comprendre les blockchains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pourrait au contraire dépendre de la capacité des entreprises à les rendre invisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un utilisateur ne veut pas nécessairement savoir si son transfert passe par Solana, Stellar ou une autre blockchain. Il veut que son argent arrive rapidement, au bon endroit et dans la bonne monnaie. Une entreprise ne veut pas forcément gérer elle-même des wallets, des clés privées et des procédures de conformité complexes. Elle veut intégrer une API et proposer un service fiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour cela que l’annonce de MoneyGram est plus importante qu’une simple intégration technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MoneyGram est en train de transformer un réseau mondial de transfert d’argent en passerelle entre le monde du cash et celui des stablecoins.</strong> Et Solana devient l’un des rails sur lesquels cette passerelle peut fonctionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, l&rsquo;utilisateur pourrait ne plus distinguer la monnaie bancaire du stablecoin, le Mobile Money de la blockchain ou le transfert international du règlement on-chain. Tout cela pourrait fonctionner derrière une seule interface.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable révolution des stablecoins ne sera peut-être donc pas de remplacer le dollar, l’euro ou le franc CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pourrait être beaucoup plus simple : <strong>faire circuler ces monnaies entre elles, à travers des infrastructures numériques que personne n’a besoin de voir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et lorsque des entreprises comme MoneyGram commencent à transformer leur réseau mondial en une API capable de connecter le cash aux stablecoins, cette révolution n’est plus seulement une promesse de la crypto. Elle commence à ressembler à une nouvelle infrastructure mondiale des paiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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