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	<title>Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<description>ACTUALITES DE LA CRYPTO EN ZONE FCA</description>
	<lastBuildDate>Tue, 29 Sep 2026 10:53:41 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<item>
		<title>De la crypto-banque biélorusse à la finance communautaire 3.0 : jusqu’où la CEMAC peut-elle aller ?</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/29/crypto-banque-bielorusse-finance-communautaire-cemac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 10:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expérience biélorusse : intégrer le risque crypto dans le cadre bancaire L’expérience récente de la Biélorussie, qui a créé une catégorie financière inédite avec la « crypto-banque » via son décret présidentiel de janvier 2026, offre une grille de lecture particulièrement féconde pour l’Afrique centrale. En permettant à des institutions spécifiques de combiner opérations bancaires [&#8230;]</p>
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<h3 class="wp-block-heading">L’expérience biélorusse : intégrer le risque crypto dans le cadre bancaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience récente de la Biélorussie, qui a créé une catégorie financière inédite avec la « crypto-banque » via son décret présidentiel de janvier 2026, offre une grille de lecture particulièrement féconde pour l’Afrique centrale. En permettant à des institutions spécifiques de combiner opérations bancaires traditionnelles, services de paiement et activités liées aux tokens sous la supervision conjointe de la Banque nationale et du High-Tech Park, Minsk ne s’est pas contentée d’autoriser les crypto-actifs. La Banque nationale biélorusse a surtout posé un cadre prudentiel pragmatique en distinguant les catégories de tokens, en fixant des exigences de capital minimum substantielles, en encadrant les risques de change et en réglementant l&rsquo;usage des actifs numériques pour le règlement du commerce extérieur. L&rsquo;enseignement majeur de cette démarche ne réside pas dans l&rsquo;obligation de copier le statut de crypto-banque, mais dans la méthode du régulateur : appréhender et mesurer le risque financier plutôt que tenter d&rsquo;ignorer ou de bannir la technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;impératif d&rsquo;adaptation au contexte financier de la CEMAC</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Transposée à la zone CEMAC, cette dynamique invite à dépasser la tentation d&rsquo;une réplication à l&rsquo;identique. L&rsquo;architecture financière d&rsquo;Afrique centrale repose en effet sur une distinction stricte entre les banques et les Établissements de Microfinance (EMF), ces derniers — particulièrement ceux de première catégorie — obéissant à une logique associative, mutualiste ou coopérative ancrée dans la finance communautaire. Dès lors, l&rsquo;enjeu sous-régional n&rsquo;est pas de transformer ces EMF en banques miniatures ou en prestataires d&rsquo;actifs numériques complexes, mais de déterminer quelles fonctionnalités de la blockchain peuvent optimiser leurs missions originelles. La transition ne s&rsquo;envisage pas comme une mutation statutaire brutale, mais comme une évolution graduelle vers une finance communautaire enrichie par des infrastructures tokenisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une finance communautaire 3.0 et la programmabilité de la valeur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette trajectoire dessine les contours d&rsquo;une finance communautaire de troisième génération. Si la première phase consistait à rapprocher l&rsquo;épargne et le crédit des populations exclues du secteur bancaire, et que la seconde a intégré la numérisation via le mobile money et le scoring distant, la troisième étape apporte la programmabilité de la valeur. L&rsquo;usage des stablecoins et de la blockchain prend ici tout son sens en tant que rail de transfert pour les flux transfrontaliers, à l&rsquo;image des remises de fonds de la diaspora. Dans ce schéma, l&rsquo;actif numérique agit simplement comme une infrastructure de transit internationale, sans que le client final n&rsquo;ait besoin de manipuler directement un portefeuille de cryptomonnaies ou de renoncer à sa monnaie locale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une architecture fonctionnelle sous contrôle réglementaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche favorise une architecture fonctionnelle à deux étages où l&rsquo;institution communautaire conserve la relation client, l&rsquo;épargne, le crédit et sa gouvernance propre, tandis qu&rsquo;une infrastructure technique spécialisée gère la conversion, la liquidité et le raccordement aux réseaux mondiaux dans le respect des agréments. Il convient toutefois de rester vigilant, car dès lors qu&rsquo;un acteur conserve des tokens, collecte des fonds sous forme numérique ou exécute des conversions pour compte de tiers, il exerce une activité financière qui exige une qualification juridique précise. Les institutions régionales ont d&rsquo;ailleurs pris la mesure de cette mutation : la BEAC, la COBAC, la COSUMAF et le GABAC travaillent de concert à l&rsquo;élaboration d&rsquo;un cadre harmonisé, soutenu par un groupe de travail dédié à l&rsquo;étude des crypto-actifs et d&rsquo;une éventuelle monnaie numérique de banque centrale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une opportunité d&rsquo;ancrage africain pour les actifs numériques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l&rsquo;initiative biélorusse rappelle aux régulateurs qu&rsquo;il est préférable d&rsquo;intégrer et de contrôler les technologies transformatrices plutôt que de les laisser prospérer en marge du système. Pour la CEMAC, la porte d&rsquo;entrée des actifs numériques ne sera probablement pas celle des crypto-banques d&rsquo;affaires, mais bien celle d&rsquo;une finance communautaire 3.0, capable de connecter l&rsquo;épargne locale aux circuits d&rsquo;échange mondiaux tout en préservant le cadre prudentiel et la protection des membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Solana triple sa capacité : qu&#8217;est-ce que cela signifie pour les transferts en Afrique de l&#8217;Ouest et en Afrique centrale ?</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/17/solana-transferts-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Solana a porté le 9 septembre la capacité d&#8217;une transaction unique de 1 232 à 4 096 octets, soit une hausse d&#8217;environ 232 %. Ce n&#8217;est pas une mise à jour spéculative, mais elle pourrait discrètement modifier la structure de coûts de l&#8217;usage des stablecoins et des transferts transfrontaliers pour les habitants de l&#8217;UEMOA et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solana a porté le 9 septembre la capacité d&rsquo;une transaction unique de 1 232 à 4 096 octets, soit une hausse d&rsquo;environ 232 %. Ce n&rsquo;est pas une mise à jour spéculative, mais elle pourrait discrètement modifier la structure de coûts de l&rsquo;usage des stablecoins et des transferts transfrontaliers pour les habitants de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Que s&rsquo;est-il passé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau principal de Solana a activé le format <strong>Transaction v1</strong>, relevant la limite de données par transaction de 1 232 à 4 096 octets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce que ce chiffre signifie, il faut connaître le contexte : la limite de 1 232 octets provenait de l&rsquo;architecture réseau initiale de Solana, où chaque transaction devait tenir dans un paquet IPv6. Après le passage de Solana au protocole QUIC en 2022, cette limite avait perdu sa justification technique, mais n&rsquo;avait jamais été modifiée. Elle vient d&rsquo;être supprimée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les lecteurs de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC devraient s&rsquo;y intéresser ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que <strong>les stablecoins sont le point de connexion</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le règlement du commerce transfrontalier, les transferts de fonds et la réserve de valeur en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale utilisent de plus en plus les stablecoins en dollars. Selon un rapport de la Banque des États de l&rsquo;Afrique centrale (BEAC) de 2024, la seule région CEMAC a reçu plus de <strong>100 milliards de francs CFA</strong> via le mobile money, pour un flux total de <strong>135,4 milliards de francs CFA</strong> sur l&rsquo;année, en hausse d&rsquo;environ 77 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;infrastructure derrière ces flux migre progressivement des canaux bancaires traditionnels vers des architectures mobiles-first. Solana est l&rsquo;un des réseaux sous-jacents de nombreux services de transfert en stablecoins, en raison de sa rapidité et de ses frais réduits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais il y a un point à clarifier.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de capacité ne signifie pas moins de frais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le jugement le plus important de cet article : <strong>tripler la capacité d&rsquo;une transaction ne signifie pas diviser les frais de transfert par trois.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une transaction pouvant contenir plus de données signifie que les développeurs peuvent accomplir des opérations plus complexes en une seule transaction — signatures multiples, vérification de preuves à divulgation nulle de connaissance, ou logique de règlement de stablecoins plus élaborée. Pour les développeurs qui construisent des applications financières en Afrique de l&rsquo;Ouest, cela ouvre réellement de nouvelles possibilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour l&rsquo;utilisateur ordinaire, <strong>la structure de coûts reste une variable</strong>. Solana génère des frais de priorité (priority fees) en période de congestion, et une transaction plus grosse peut nécessiter des frais de priorité plus élevés. Le véritable impact n&rsquo;est pas « chaque transfert coûte moins cher », mais « une opération qui nécessitait auparavant trois transactions peut désormais s&rsquo;effectuer en une seule ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte régional : le coût reste la question centrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les lecteurs de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC, la question centrale reste toujours la même : <strong>combien coûte réellement un transfert ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de la Banque mondiale montrent que le coût moyen d&rsquo;un envoi de 200 dollars vers l&rsquo;Afrique subsaharienne est d&rsquo;environ <strong>8,78 %</strong>, près du triple de l&rsquo;objectif de 3 % fixé par les Nations unies pour le développement durable. L&rsquo;Afrique reste globalement la région où les transferts coûtent le plus cher, avec un taux moyen de <strong>8,2 %</strong> au premier trimestre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de l&rsquo;UEMOA, la situation est différente. En raison du taux de change fixe entre l&rsquo;euro et le franc CFA (1 EUR = 655,957 XOF), les écarts de frais sur les corridors principaux — France-Sénégal, France-Côte d&rsquo;Ivoire — proviennent <strong>presque entièrement de la structure tarifaire des opérateurs, et non des fluctuations de change</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise à jour de Solana ne réduira pas directement ces tarifs. Mais elle pourrait indirectement influencer <strong>la structure de coûts des prestataires de services</strong> — si les fintechs peuvent accomplir le même règlement avec moins de transactions, leurs coûts opérationnels pourraient baisser, et à terme, cela pourrait se répercuter sur l&rsquo;utilisateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques et période de transition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un aspect mérite la vigilance : <strong>les infrastructures doivent se mettre à jour en parallèle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Transaction v1 est un format optionnel, et v0 reste valide. Mais les services qui lisent les données de Solana (nœuds RPC, explorateurs de blocs, backends de wallets) doivent se mettre à jour pour reconnaître correctement le nouveau format. Sinon, des erreurs d&rsquo;affichage de frais ou des retours de données vides peuvent apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fintechs opérant en Afrique de l&rsquo;Ouest, cela signifie qu&rsquo;<strong>il peut y avoir des frictions techniques à court terme pendant la transition</strong>. Si les services backend ne sont pas mis à jour à temps, les utilisateurs pourraient voir des affichages de frais anormaux ou des statuts de transaction erronés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact potentiel sur l&rsquo;écosystème fintech régional</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écosystème fintech de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC fait face à un défi structurel : <strong>l&rsquo;absence de ponts financiers transfrontaliers</strong>. Même une même banque avec des succursales dans différents pays peine à faire communiquer ses systèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l&rsquo;amélioration des performances d&rsquo;une blockchain sous-jacente — si elle peut réellement être exploitée par les développeurs locaux — pourrait offrir une voie alternative pour l&rsquo;interconnexion des paiements régionaux. Mais à une condition : <strong>que les développeurs locaux aient les capacités et les ressources pour construire ces applications.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, l&rsquo;indice moyen d&rsquo;innovation financière des pays de l&rsquo;UEMOA est de <strong>34,2</strong> (sur 100), contre <strong>29,7</strong> pour la CEMAC, bien loin du Kenya (78,5) et du Nigeria (72,1). L&rsquo;amélioration de la couche technique ne se traduira pas automatiquement par la prospérité de l&rsquo;écosystème local.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En une phrase</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette mise à jour de Solana n&rsquo;aura, à court terme, quasiment aucun impact pour l&rsquo;utilisateur ordinaire d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale. Son véritable sens est ailleurs : elle lève un obstacle technique qui existait depuis des années pour ceux qui construisent la prochaine génération d&rsquo;outils de paiement transfrontaliers. Mais leur capacité à en tirer parti dépendra de la disponibilité du capital, des talents et d&rsquo;un environnement réglementaire adapté dans la région.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le CLARITY Act n&#8217;a pas été adopté : pourquoi un vote américain concerne l&#8217;avenir des stablecoins en Afrique de l&#8217;Ouest et en Afrique centrale</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/16/clarity-act-vote-americain-stablecoins-afrique-ouest-afrique-centrale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 12:02:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 septembre 2026, le Sénat américain a échoué, par 49 voix contre 50, à faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY Act), un texte destiné à établir un cadre fédéral pour les actifs numériques. L&#8217;échec de cette loi signifie que la régulation américaine des stablecoins et du marché crypto restera dans un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 15 septembre 2026, le Sénat américain a échoué, par 49 voix contre 50, à faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY Act), un texte destiné à établir un cadre fédéral pour les actifs numériques. L&rsquo;échec de cette loi signifie que la régulation américaine des stablecoins et du marché crypto restera dans un flou juridique. Pour les habitants de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC), qui utilisent de plus en plus les stablecoins en dollars pour le commerce transfrontalier et comme réserve de valeur, ce n&rsquo;est pas une simple affaire intérieure américaine : c&rsquo;est une variable qui pèse directement sur la stabilité financière de la région.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Que s&rsquo;est-il passé ? L&rsquo;échec d&rsquo;un vote de procédure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vote ne portait pas sur l&rsquo;adoption de la loi elle-même, mais sur une motion de clôture (cloture vote), une étape procédurale qui exige <strong>60 voix</strong> pour mettre fin au débat. Les républicains disposent de 53 sièges au Sénat, ce qui signifie qu&rsquo;au moins 7 sénateurs démocrates devaient basculer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat a été pire que prévu : <strong>tous les sénateurs démocrates ont voté contre</strong>, et plusieurs républicains ont également fait défection. La structure finale du vote montre que les divergences entre les deux partis sur la régulation des cryptomonnaies sont trop profondes pour être comblées à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Le point de blocage : l&rsquo;éthique et la politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obstacle <strong>central</strong> à l&rsquo;adoption du texte n&rsquo;était pas technique, mais <strong>politique et éthique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les démocrates exigeaient des restrictions plus strictes interdisant au président Trump et à sa famille de tirer profit de leurs activités dans les cryptomonnaies pendant leur mandat. La sénatrice Elizabeth Warren a déclaré avant le vote qu&rsquo;il était impossible de laisser passer une loi « permettant au président de continuer à gagner des milliards de dollars grâce aux cryptomonnaies ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les républicains ont bien proposé des amendements, notamment pour interdire aux hauts responsables d&rsquo;émettre des actifs numériques, mais les démocrates ont jugé les mécanismes d&rsquo;application insuffisants et ont exigé des obligations de cession plus contraignantes. Les négociations ont finalement échoué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. La réaction du marché : le bitcoin passe sous les 75 000 dollars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec de la loi s&rsquo;est immédiatement répercuté sur les marchés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le bitcoin</strong> est brièvement tombé sous <strong>74 911 dollars</strong>, en baisse de plus de 5 %</li>



<li><strong>L&rsquo;ethereum</strong> a reculé d&rsquo;environ 7 %</li>



<li><strong>Circle</strong>, l&rsquo;émetteur de l&rsquo;USDC, a chuté de <strong>11,61 %</strong>, à 86,11 dollars</li>



<li><strong>Coinbase</strong> a également perdu environ 10 %</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La performance de Circle mérite une attention particulière. Le marché considérait le CLARITY Act comme l&rsquo;étape clé vers une reconnaissance fédérale des stablecoins. L&rsquo;échec du texte a directement frappé les anticipations de croissance des émetteurs de stablecoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Pourquoi cela concerne directement l&rsquo;UEMOA et la CEMAC ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1. Les stablecoins sont le point de connexion central</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des enjeux centraux du CLARITY Act était le <strong>cadre réglementaire des stablecoins</strong>. Or, l&rsquo;usage des stablecoins en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale connaît une croissance rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données citées lors de la conférence de Dakar, <strong>l&rsquo;Afrique subsaharienne a enregistré 205 milliards de dollars de transactions liées aux crypto-actifs entre juillet 2024 et juin 2025, en hausse de 52 % sur un an</strong>. Le Togo s&rsquo;est classé <strong>neuvième</strong> au rang mondial de l&rsquo;adoption des crypto-actifs en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Togo, au Nigeria et au Ghana, les importateurs ont pris l&rsquo;habitude de <strong>détenir du Tether (USDT) entre l&rsquo;achat et la revente</strong> de marchandises achetées en Chine et dans les pays du Golfe, afin de se couvrir contre l&rsquo;inflation du franc CFA.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. La prolongation du vide réglementaire = la prolongation du risque</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec du CLARITY Act signifie que <strong>les règles fédérales américaines sur les stablecoins ne verront pas le jour au moins cette année</strong>. La conséquence directe est la suivante :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les émetteurs mondiaux de stablecoins continueront d&rsquo;opérer dans une zone grise.</strong> Pour les utilisateurs africains, cela signifie que la <strong>transparence des réserves, la garantie de remboursement et les normes de conformité des émetteurs</strong> des outils que vous utilisez — USDT, USDC — ne s&rsquo;amélioreront pas à court terme grâce à la législation américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;USDC de Circle est l&rsquo;un des stablecoins largement utilisés dans les réseaux de paiement B2B en Afrique. Si les États-Unis ne peuvent pas offrir aux émetteurs une voie de conformité claire, ces derniers pourraient être <strong>plus conservateurs</strong> dans leur expansion en Afrique, ou répercuter les coûts de conformité sur les utilisateurs en aval.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. La stratégie d&rsquo;« observation prudente » de l&rsquo;UEMOA mise à l&rsquo;épreuve</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La position du gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, reste inchangée depuis juillet 2026 : « <strong>Ce n&rsquo;est pas une monnaie. Il n&rsquo;y a pas de réglementation. Donc la prudence s&rsquo;impose.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité C-CRYPTO de la BCEAO, créé en mai 2026, n&rsquo;a publié aucun calendrier réglementaire concret. La banque centrale ouest-africaine attend visiblement un signal réglementaire mondial plus clair — notamment américain — avant de définir ses propres règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;échec du CLARITY Act revient à dire à la BCEAO : ce signal ne viendra pas à court terme.</strong> Cela signifie que la période de vide réglementaire de l&rsquo;UEMOA se prolongera. Pour les fintechs et les prestataires de paiement opérant au Sénégal, en Côte d&rsquo;Ivoire ou au Bénin, <strong>l&rsquo;incertitude de conformité persistera</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. La position de la CEMAC est plus ferme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à l&rsquo;« observation prudente » de l&rsquo;UEMOA, la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC) a déjà fait un <strong>choix souverain clair</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a annoncé en mai 2026 à la conférence de Dakar que <strong>la CEMAC n&rsquo;autoriserait qu&rsquo;un stablecoin adossé 1:1 au franc CFA, et qu&rsquo;il devrait être émis par la banque centrale elle-même. Les stablecoins en dollars sont explicitement exclus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sana Bangui a directement invoqué la souveraineté monétaire : « <strong>Nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;une seule parité : un franc CFA, un franc CFA numérique. C&rsquo;est une question de souveraineté monétaire dans la région CEMAC.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie que <strong>la perspective d&rsquo;une circulation légale des stablecoins en dollars dans les six pays de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Tchad, Congo, Guinée équatoriale, République centrafricaine) est extrêmement limitée</strong>. L&rsquo;échec du CLARITY Act ne changera pas cette position, mais il pourrait renforcer le jugement déjà établi de la BEAC : <strong>puisque les États-Unis eux-mêmes ne parviennent pas à établir des règles claires pour les stablecoins en dollars, la CEMAC a encore moins de raisons de s&rsquo;ouvrir</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Conseils pragmatiques pour les utilisateurs de la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base des informations actuelles, plusieurs points méritent l&rsquo;attention des utilisateurs et des petites entreprises d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier point : ne pas attendre à court terme l&rsquo;arrivée d&rsquo;une « norme américaine » sur les stablecoins.</strong> Que vous utilisiez l&rsquo;USDT pour vos règlements transfrontaliers ou que vous déteniez des stablecoins en dollars via une plateforme, ces outils resteront dans une <strong>zone grise réglementaire</strong> pour l&rsquo;avenir prévisible. Aucune agence gouvernementale américaine ne garantit vos fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxième point : suivre les travaux du C-CRYPTO de l&rsquo;UEMOA, sans attendre de progrès rapides.</strong> La BCEAO doit coordonner la position de huit États membres, un processus intrinsèquement plus lent qu&rsquo;une législation nationale unique. Compte tenu de l&rsquo;absence de pression externe après l&rsquo;échec du CLARITY Act, <strong>le cadre réglementaire de l&rsquo;UEMOA ne devrait pas voir le jour avant 2027-2028</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième point : la voie du stablecoin « 1:1 franc CFA » de la CEMAC mérite d&rsquo;être suivie.</strong> Si la BEAC lance réellement un franc CFA numérique, il pourrait devenir le premier outil de paiement numérique adossé à une banque centrale dans la région. Mais cela prendra du temps, et son <strong>accessibilité et son acceptation</strong> restent incertaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;échec du CLARITY Act est, en surface, le résultat d&rsquo;un blocage politique entre les deux partis américains. En profondeur, il révèle une difficulté commune à la régulation mondiale des stablecoins : alors que les stablecoins en dollars sont devenus une infrastructure de paiement de fait en Afrique, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, le Congrès américain est incapable d&rsquo;offrir aux émetteurs de ces outils un cadre légal clair.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC, cela signifie que les stablecoins en dollars que vous utilisez continueront d&rsquo;évoluer en marge de la réglementation dans un avenir prévisible. Ce n&rsquo;est pas une situation rassurante — mais c&rsquo;est un fait qu&rsquo;il faut regarder en face avec lucidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du Capitole à l&#8217;Afrique francophone : Pourquoi le CLARITY Act américain va redessiner l&#8217;usage des cryptos en zones UEMOA et CEMAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vote du Sénat américain sur le CLARITY Act dépasse largement les frontières de Washington : en fixant l&#8217;infrastructure du marché mondial des actifs numériques, ce texte s&#8217;apprête à redessiner les règles de circulation des capitaux jusqu&#8217;en Afrique de l&#8217;Ouest et Centrale. Cette loi de 630 pages ambitionne de mettre fin à une décennie d&#8217;incertitude [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le vote du Sénat américain sur le CLARITY Act dépasse largement les frontières de Washington : en fixant l&rsquo;infrastructure du marché mondial des actifs numériques, ce texte s&rsquo;apprête à redessiner les règles de circulation des capitaux jusqu&rsquo;en Afrique de l&rsquo;Ouest et Centrale. Cette loi de 630 pages ambitionne de mettre fin à une décennie d&rsquo;incertitude juridique aux États-Unis en clarifiant la répartition des compétences entre la SEC pour les titres financiers et la CFTC pour les marchandises, tout en imposant des règles d&rsquo;éthique strictes aux responsables publics. Son adoption reste néanmoins incertaine. L&rsquo;obtention des 60 voix requises pour clore les débats au Sénat exige le ralliement d&rsquo;au moins sept démocrates, un défi politique complexe face aux divisions sur l&rsquo;encadrement de la finance décentralisée et sur le versement de rendements par les stablecoins, auquel le secteur bancaire traditionnel s&rsquo;oppose fermement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants et les entreprises des zones UEMOA et CEMAC — de Dakar à Douala, en passant par Abidjan, Libreville ou Ouagadougou —, cette réforme américaine revêt une importance cruciale. Les jetons adossés au dollar, comme l&rsquo;USDT ou l&rsquo;USDC, sont devenus des leviers essentiels du commerce transfrontalier, du transfert de fonds et de la préservation du capital face aux contraintes de devises. Or, le projet américain octroie au Trésor un pouvoir de « coupe-circuit » capable de suspendre temporairement les rendements de ces stablecoins en cas de retraits massifs, ce qui affectera directement leur liquidité et leur coût d&rsquo;accès sur le continent. De plus, à l&rsquo;image du règlement européen MiCA, ces normes américaines deviendront le standard de conformité universel auquel les fintechs, banques et opérateurs régionaux devront obligatoirement se plier pour maintenir leur accès aux réseaux financiers internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation globale intervient alors que les deux zones monétaires francophones naviguent dans un flou réglementaire similaire. Ni la BCEAO en Afrique de l&rsquo;Ouest, ni la BEAC et la COSUMAF en Afrique Centrale ne disposent encore d&rsquo;un cadre législatif complet et harmonisé pour régir les crypto-actifs, repoussant toute régulation régionale formelle à l&rsquo;horizon 2027 ou 2028. Dans cet intervalle, si la détention de cryptomonnaies demeure tolérée, elle n&rsquo;offre aucune protection légale aux usagers face à la prolifération des escroqueries. Pour les acteurs économiques ouest et centrafricains, l&rsquo;enjeu ne réside donc pas dans la spéculation, mais dans l&rsquo;anticipation d&rsquo;une rigueur réglementaire internationale qui conditionnera désormais les échanges financiers transfrontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Stablecoins en Afrique : révolution des paiements ou menace pour les monnaies locales ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Wora - Consultant Blockchain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 12:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les stablecoins, c&#8217;est quoi exactement ? Les stablecoins sont des actifs numériques conçus pour maintenir une valeur relativement stable par rapport à un actif de référence. Le cas le plus courant est celui des stablecoins indexés sur le dollar américain. Contrairement au Bitcoin, dont le prix peut fortement fluctuer en quelques heures, un stablecoin comme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les stablecoins, c&rsquo;est quoi exactement ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins sont des actifs numériques conçus pour maintenir une valeur relativement stable par rapport à un actif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas le plus courant est celui des <strong>stablecoins indexés sur le dollar américain</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement au Bitcoin, dont le prix peut fortement fluctuer en quelques heures, un stablecoin comme un stablecoin en dollars cherche à maintenir une valeur proche de celle du dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette caractéristique lui donne une fonction différente dans l&rsquo;économie numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin peut notamment servir à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>transférer de la valeur entre deux pays ;</li>



<li>effectuer certains paiements numériques ;</li>



<li>conserver temporairement une valeur liée au dollar ;</li>



<li>faciliter les transactions internationales ;</li>



<li>régler certaines opérations commerciales ;</li>



<li>transférer des fonds entre différents acteurs financiers.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique, cette utilisation prend de l&rsquo;ampleur alors que les paiements transfrontaliers restent souvent coûteux, complexes et dépendants de la disponibilité des devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA estime que le continent compte désormais plus de <strong>54 millions d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;actifs numériques</strong>, tandis que le Nigeria représente à lui seul environ 25,9 millions d&rsquo;utilisateurs selon les données présentées lors de son événement consacré aux stablecoins.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Pourquoi les stablecoins intéressent-ils autant l&rsquo;Afrique ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt africain pour les stablecoins ne repose pas uniquement sur la spéculation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il répond aussi à certains problèmes très concrets du système financier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Les transferts internationaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Envoyer de l&rsquo;argent d&rsquo;un pays à un autre peut impliquer plusieurs intermédiaires, des frais, des délais et des contraintes liées aux devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins proposent une autre architecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une valeur numérique peut être transférée sur une blockchain sans nécessairement passer par la même chaîne d&rsquo;intermédiaires que dans un transfert bancaire traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est particulièrement intéressant pour les paiements entre pays africains et pour les transferts de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs du secteur cités par la CEA mettent déjà en avant les usages des stablecoins pour les paiements transfrontaliers, les transferts intra-africains et la gestion de trésorerie.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Une opportunité pour les fintechs africaines</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fintechs, les stablecoins peuvent devenir une nouvelle couche d&rsquo;infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise fintech pourrait, par exemple, utiliser une infrastructure blockchain pour faciliter le transfert de valeur entre deux marchés avant de convertir finalement les fonds dans la monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela pourrait permettre de développer de nouveaux produits financiers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>transferts internationaux ;</li>



<li>paiements B2B ;</li>



<li>paiements pour les freelances ;</li>



<li>commerce transfrontalier ;</li>



<li>gestion de trésorerie ;</li>



<li>solutions de paiement pour les entreprises ;</li>



<li>services financiers destinés à la diaspora.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif n&rsquo;est donc pas nécessairement de remplacer les banques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins pourraient plutôt devenir une infrastructure complémentaire utilisée par les banques, les fintechs et les entreprises.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Mais pourquoi parler de menace pour les monnaies locales ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le débat devient beaucoup plus complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin indexé sur le dollar ne représente pas seulement une nouvelle technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il représente également une <strong>forme de dollar numérique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les consommateurs et les entreprises commencent à préférer des actifs numériques en dollars pour conserver leur épargne ou réaliser certaines transactions, la demande pour la monnaie locale pourrait progressivement diminuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que les économistes appellent généralement un risque de <strong>substitution monétaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la monnaie locale est déjà confrontée à des problèmes de confiance, d&rsquo;inflation ou de volatilité, l&rsquo;utilisation massive d&rsquo;un stablecoin en dollars pourrait accélérer cette préférence pour une monnaie étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat dépasse donc largement la technologie blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il concerne directement la <strong>souveraineté monétaire</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Et le franc CFA dans tout ça ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun, la question est particulièrement intéressante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le franc CFA d&rsquo;Afrique centrale est une monnaie commune utilisée par les pays membres de la CEMAC et émise dans le cadre institutionnel de la BEAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de stablecoins en dollars ou en euros pourrait créer une nouvelle catégorie d&rsquo;actifs numériques utilisés parallèlement aux monnaies traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginez, par exemple, un Camerounais qui reçoit régulièrement de l&rsquo;argent depuis l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, il peut recevoir des fonds via :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Banque → Mobile Money → transfert spécialisé → fintech.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Demain, une partie de cette chaîne pourrait potentiellement intégrer un stablecoin :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Expéditeur → stablecoin → infrastructure fintech → conversion en FCFA → bénéficiaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale serait alors :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>le stablecoin facilite-t-il simplement le transfert ou devient-il lui-même une monnaie utilisée par les consommateurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence est fondamentale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Stablecoin ou FCFA numérique : deux visions différentes</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de ne pas confondre stablecoins et monnaie numérique de banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>stablecoin privé</strong> est généralement émis par une entreprise ou une organisation privée et cherche à maintenir une valeur liée à un actif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une <strong>CBDC</strong>, ou monnaie numérique de banque centrale, est émise directement par une banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux peuvent utiliser des technologies numériques, mais leur nature institutionnelle est différente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique pourrait donc être confrontée à plusieurs modèles dans les prochaines années :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + Mobile Money</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + fintech</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + stablecoins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie numérique de banque centrale + systèmes de paiement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ou encore une combinaison de ces différentes infrastructures.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Les stablecoins peuvent-ils réduire le coût des transferts ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Potentiellement, oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut éviter une conclusion trop simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le transfert d&rsquo;un stablecoin sur une blockchain peut être rapide et relativement peu coûteux, mais le coût réel d&rsquo;un transfert international ne se limite pas à la transaction blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également prendre en compte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;achat du stablecoin ;</li>



<li>la conversion de la monnaie locale ;</li>



<li>les frais de la plateforme ;</li>



<li>la liquidité disponible ;</li>



<li>la conversion finale en monnaie locale ;</li>



<li>la conformité réglementaire ;</li>



<li>les contrôles anti-blanchiment ;</li>



<li>les risques liés à l&rsquo;intermédiaire ;</li>



<li>l&rsquo;accès aux infrastructures numériques.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>une blockchain moins chère ne signifie pas automatiquement un transfert final moins cher pour le consommateur.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le principal défi : la réglementation</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des plus grands obstacles à l&rsquo;adoption des stablecoins en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régulateurs doivent répondre à plusieurs questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui peut émettre un stablecoin ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles réserves doivent garantir sa valeur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment vérifier ces réserves ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment protéger les consommateurs ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment lutter contre le blanchiment d&rsquo;argent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment gérer les risques de fraude ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment traiter fiscalement les transactions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>quelle place accorder aux stablecoins dans le système monétaire national ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA a précisément identifié plusieurs défis liés à une adoption responsable, notamment l&rsquo;infrastructure, la liquidité, la clarté réglementaire et la protection des consommateurs.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le risque de dépendance au dollar</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre enjeu mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des stablecoins les plus utilisés sont liés au dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si leur utilisation augmente fortement en Afrique, ils pourraient renforcer indirectement la place du dollar dans les économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un particulier, cela peut être intéressant : conserver une valeur numérique liée au dollar peut offrir une protection contre certaines fluctuations de la monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour un État, une utilisation massive de dollars numériques pourrait compliquer la gestion de la politique monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque est donc double :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>opportunité individuelle</strong> d&rsquo;un côté,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>enjeu macroéconomique</strong> de l&rsquo;autre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Et si l&rsquo;Afrique créait ses propres stablecoins ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est justement l&rsquo;une des pistes désormais discutées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA a notamment placé les <strong>stablecoins en monnaies locales</strong> parmi les sujets à examiner dans le cadre de sa réflexion sur l&rsquo;argent tokenisé et les stablecoins en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin lié au franc CFA, par exemple, pourrait théoriquement permettre de combiner certaines caractéristiques de la monnaie numérique avec une infrastructure blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une telle solution soulèverait elle aussi des questions importantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui l&rsquo;émettrait ?</li>



<li>Qui garantirait les réserves ?</li>



<li>Quelle institution la superviserait ?</li>



<li>Serait-elle utilisable dans toute la CEMAC ?</li>



<li>Comment fonctionnerait la conversion avec les banques ?</li>



<li>Serait-elle compatible avec les infrastructures de paiement existantes ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit donc pas simplement de créer un token.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudrait construire tout un cadre financier autour de celui-ci.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Stablecoins : révolution ou menace ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est probablement : <strong>les deux, selon la manière dont ils sont utilisés.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une révolution si :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>ils réduisent les coûts des paiements transfrontaliers ;</li>



<li>ils facilitent les transferts de la diaspora ;</li>



<li>ils améliorent les paiements entre entreprises africaines ;</li>



<li>ils favorisent l&rsquo;inclusion financière ;</li>



<li>ils permettent aux fintechs de développer de nouveaux services ;</li>



<li>ils améliorent la vitesse des règlements internationaux.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Une menace si :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>ils favorisent une dollarisation numérique excessive ;</li>



<li>ils détournent les dépôts du système bancaire ;</li>



<li>ils sont utilisés sans protection suffisante des consommateurs ;</li>



<li>leur réglementation reste floue ;</li>



<li>ils facilitent certaines formes de fraude ou de blanchiment ;</li>



<li>les utilisateurs deviennent dépendants d&rsquo;infrastructures étrangères.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Quel avenir pour les stablecoins en Afrique ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario le plus probable n&rsquo;est peut-être pas celui d&rsquo;un remplacement brutal des monnaies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il pourrait plutôt s&rsquo;agir d&rsquo;une <strong>coexistence entre plusieurs formes de monnaie et plusieurs infrastructures de paiement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques continueront à jouer leur rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mobile Money restera essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fintechs développeront de nouveaux services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques centrales moderniseront leurs infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les stablecoins pourraient progressivement devenir une couche supplémentaire pour certains paiements et transferts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu pour les régulateurs africains sera alors de trouver un équilibre entre <strong>innovation, stabilité financière, souveraineté monétaire et protection des consommateurs</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le cas du Cameroun : une opportunité à surveiller</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Cameroun, le sujet mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays possède déjà un écosystème important de Mobile Money et connaît une progression des services financiers numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée progressive de nouvelles infrastructures de paiement et la croissance des fintechs pourraient créer un environnement dans lequel les stablecoins trouveraient certains cas d&rsquo;utilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leur développement devra nécessairement tenir compte du cadre réglementaire de la CEMAC et du rôle de la BEAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises camerounaises, la question ne sera donc pas seulement :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Les stablecoins vont-ils remplacer le FCFA ? »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable question pourrait être :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Comment intégrer les nouvelles infrastructures numériques sans fragiliser le système monétaire existant ? »</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
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			</item>
		<item>
		<title>U.S. Bank et l&#8217;USBDC sur Stellar : Quand les géants bancaires créent leurs propres rails numériques</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/11/u-s-bank-usbdc-stellar-bancaires-rails-numeriques/</link>
					<comments>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/11/u-s-bank-usbdc-stellar-bancaires-rails-numeriques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 10:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lanouvellemonnaie.com/?p=438</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant des années, la question n&#8217;était pas de savoir si les banques adopteraient la blockchain, mais comment. Les uns prédisaient l&#8217;adoption massive de stablecoins émis par des acteurs de la crypto comme Circle (USDC) ou Tether (USDT) ; les autres pariaient sur des réseaux totalement privés. Le 9 septembre 2026, U.S. Bank — la cinquième [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, la question n&rsquo;était pas de savoir <em>si</em> les banques adopteraient la blockchain, mais <em>comment</em>. Les uns prédisaient l&rsquo;adoption massive de stablecoins émis par des acteurs de la crypto comme Circle (USDC) ou Tether (USDT) ; les autres pariaient sur des réseaux totalement privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>9 septembre 2026</strong>, <strong>U.S. Bank</strong> — la cinquième plus grande banque commerciale des États-Unis — a apporté une réponse retentissante en réalisant avec succès son premier paiement transfrontalier en conditions réelles avec <strong>USBDC</strong>, son propre stablecoin adossé au dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transaction, effectuée entre ses entités en Amérique du Nord et en Europe sur la <strong>blockchain publique Stellar</strong>, ne constitue pas une simple expérimentation en laboratoire. Elle marque l&rsquo;émergence d&rsquo;un nouveau paradigme : <strong>la tokenisation directe de la monnaie commerciale par les banques régulées sur des réseaux publics.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. La rencontre entre conformité bancaire et blockchain publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend l&rsquo;initiative d&rsquo;U.S. Bank particulièrement remarquable, c&rsquo;est l&rsquo;assemblage de deux univers que l&rsquo;on opposait jusqu&rsquo;alors : la rigidité réglementaire d&rsquo;une banque systémique et la fluidité d&rsquo;un registre distribué public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déployant l&rsquo;USBDC sur Stellar, U.S. Bank a validé l&rsquo;architecture de son propre <strong>Digital Asset Platform</strong>. L&rsquo;essai n&rsquo;a pas seulement porté sur le transfert d&rsquo;une adresse A vers une adresse B, mais sur tout le cycle de vie réglementaire requis pour une grande institution :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Émission (<em>minting</em>) et rachat (<em>redemption</em>)</strong> en temps réel.</li>



<li><strong>Gel des fonds (<em>freezing</em>) et rappel de paiement (<em>clawback</em>)</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes de contrôle démontrent qu&rsquo;une institution financière n&rsquo;a pas besoin de renoncer aux exigences strictes de conformité (KYC/AML) ou de contrôle du risque pour bénéficier de la vitesse et de la réduction des coûts de la blockchain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Un coup de semonce pour le réseau SWIFT et les correspondants bancaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le système bancaire traditionnel, un virement transfrontalier entre deux continents implique une chaîne complexe d&rsquo;intermédiaires, de comptes de correspondance (Nostro/Vostro) et de fenêtres de compensation fermées le week-end. Résultat : des coûts élevés, du capital immobilisé et plusieurs jours de délai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s&rsquo;appuyant sur Stellar — réputé pour des règlements quasi instantanés et des frais inférieurs au centime d&rsquo;euro —, U.S. Bank démontre la possibilité d&rsquo;exécuter de la <strong>gestion de trésorerie internationale 24/7/365</strong> sans latence. Pour les banques, l&rsquo;enjeu sous-jacent est massif : la liquidité n&rsquo;est plus bloquée dans les tuyaux, elle devient instantanément mobile et programmable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Deux visions s&rsquo;affrontent : Stablecoins souverains vs Stablecoins tiers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement met en lumière la coexistence de deux modèles de tuyauterie financière :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;infrastructure partagée via des tiers (ex: Coinbase, Circle) :</strong> Adaptée aux banques régionales, aux fintechs et aux services de paiement transfrontaliers (comme <a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a>), qui s&rsquo;appuient sur l&rsquo;USDC et des API pour masquer la blockchain sous des monnaies locales.</li>



<li><strong>Le stablecoin propriétaire institutionnel (ex: USBDC) :</strong> Privilégié par les géants de la finance qui gèrent leurs propres bilans et préfèrent numériser directement la monnaie qu&rsquo;ils émettent tout en conservant le contrôle opérationnel total.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : L&rsquo;ère de la finance hybride</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;essai réussi d&rsquo;U.S. Bank sur Stellar prouve définitivement que la blockchain n&rsquo;est plus une technologie marginale, mais l&rsquo;avenir de l&rsquo;infrastructure bancaire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que les banques tokenisent leurs liquidités et que les fintechs intègrent les stablecoins en arrière-plan, la technologie s&rsquo;efface devant le service. Pour le client final — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un trésorier de multinationale ou d&rsquo;un particulier recevant un virement —, la crypto est devenue ce qu&rsquo;elle devait être : <strong>une technologie invisible, rapide et omniprésente.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coinbase et Moov font entrer les stablecoins dans les banques : la crypto devient une infrastructure invisible</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/10/coinbase-moov-stablecoins-banques-crypto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Oumarou Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 19:33:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des années, le récit dominant opposait les cryptomonnaies au système bancaire traditionnel. L&#8217;histoire qui s&#8217;écrit aujourd&#8217;hui raconte une réalité bien différente : plutôt que de renverser les banques, les stablecoins s&#8217;infiltrent discrètement dans leurs fondations jusqu&#8217;à devenir une infrastructure totalement invisible. Le partenariat entre Coinbase et Moov illustre parfaitement cette mutation. En connectant les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, le récit dominant opposait les cryptomonnaies au système bancaire traditionnel. L&rsquo;histoire qui s&rsquo;écrit aujourd&rsquo;hui raconte une réalité bien différente : plutôt que de renverser les banques, les stablecoins s&rsquo;infiltrent discrètement dans leurs fondations jusqu&rsquo;à devenir une <strong>infrastructure totalement invisible</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat entre Coinbase et Moov illustre parfaitement cette mutation. En connectant les capacités de règlement en USDC de Coinbase au réseau de Moov — qui alimente plus de 1 000 banques communautaires et credit unions américaines —, l&rsquo;accès à la technologie blockchain se résume désormais à une simple API. Les petits établissements bancaires n&rsquo;ont plus besoin d&rsquo;investir massivement dans des systèmes propriétaires ou de former leurs équipes à la gestion de clés privées. Le client conserve son application habituelle, tandis que la blockchain s&rsquo;occupe en arrière-plan d&rsquo;exécuter les règlements instantanés, les conversions de devises et la gestion de trésorerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable bataille des stablecoins ne se joue plus sur le nombre de portefeuilles détenus par des particuliers, mais sur <strong>le contrôle des nouveaux rails financiers de la planète</strong>. La frontière entre finance traditionnelle et crypto s&rsquo;efface à mesure que Coinbase et d&rsquo;autres acteurs étendent leur toile : intégration chez Nium pour les flux internationaux, partenariats avec PPRO pour le commerce électronique, ou participation à l&rsquo;initiative Open Standard aux côtés de géants comme BNY et Visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation modifie profondément les paiements transfrontaliers, notamment pour les marchés émergents. En éliminant la cascade d&rsquo;intermédiaires, de comptes correspondants et de frais de gestion du réseau bancaire classique, le stablecoin s&rsquo;impose comme un pont de liquidité universel. Des entreprises comme <strong><a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a></strong> incarnent cette nouvelle approche : un virement initié en USDC à l&rsquo;autre bout du monde est converti en arrière-plan pour être livré directement en francs CFA sur le compte local du destinataire. Ce dernier ne manipule aucun jeton numérique ; il constate simplement que l&rsquo;argent est disponible en quelques secondes, sans interruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;image d&rsquo;Internet, dont les utilisateurs ignorent les protocoles sous-jacents comme le TCP/IP, les stablecoins réussissent leur pari en se faisant oublier. Le succès ultime de la blockchain ne se mesurera pas au volume de transactions sur les plateformes d&rsquo;échange, mais à sa capacité à devenir la tuyauterie silencieuse de la finance mondiale. Pour conquérir le grand public, la crypto devait simplement devenir invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crypto en zone CFA : quand les stablecoins dollar concurrencent le franc, malgré sa parité avec l&#8217;euro</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/03/crypto-zone-cfa-dollar-fcfa-malgre-parite-euro/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alhassan BABAYE]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 12:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Argentine, les cryptomonnaies servent d&#8217;abord à acheter des dollars. La zone CFA connaît un phénomène similaire, mais avec une particularité : le franc CFA est lui-même adossé à l&#8217;euro, et donc relativement stable. Pourtant, les stablecoins adossés au dollar (USDT, USDC) y progressent massivement. Selon Chainalysis, les stablecoins représentent désormais environ&#160;43 % du volume [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En Argentine, les cryptomonnaies servent d&rsquo;abord à acheter des dollars. La zone CFA connaît un phénomène similaire, mais avec une particularité : le franc CFA est lui-même adossé à l&rsquo;euro, et donc relativement stable. Pourtant, les stablecoins adossés au dollar (USDT, USDC) y progressent massivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Chainalysis, les stablecoins représentent désormais environ&nbsp;<strong>43 % du volume total des transactions crypto en Afrique subsaharienne</strong>&nbsp;<a href="https://seneweb.com/en/news/Economie/inclusion-financiere-lusdt-nouveau-rempart-des-epargnants-en-afrique-francophone_n_501612.html#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Leur adoption en Afrique francophone dépasse le simple cercle des traders et répond à des besoins structurels concrets.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De la pénurie de dollars à l&rsquo;usage quotidien</h4>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;instar des Argentins qui utilisaient les stablecoins pour contourner le contrôle des changes, les entrepreneurs et commerçants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et du Centre ont trouvé dans l&rsquo;USDT un moyen de pallier un problème récurrent :&nbsp;<strong>la rareté du dollar américain</strong>&nbsp;<a href="https://techcabal.com/fr/2025/09/30/tnw-Afrique-francophone-010/#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pénurie de devises</strong> : Obtenir des dollars pour importer des marchandises est souvent long et coûteux. Les stablecoins permettent de détenir une réserve de valeur en dollars sans passer par le système bancaire traditionnel.</li>



<li><strong>Frictions transfrontalières</strong> : Paradoxalement, il est parfois plus difficile et plus cher d&rsquo;envoyer de l&rsquo;argent du Sénégal au Cameroun (pourtant tous deux dans la zone CFA) qu&rsquo;en Europe <a href="https://www.binance.com/pt/square/post/346834198185586" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Les stablecoins offrent un règlement quasi-instantané avec des frais réduits, ce qui séduit particulièrement les travailleurs indépendants et les PME <a href="https://techcabal.com/fr/2025/09/30/tnw-Afrique-francophone-010/#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</li>



<li><strong>Stabilité face aux fluctuations locales</strong> : Si le CFA est stable face à l&rsquo;euro, il reste soumis aux décisions de la BCE et ne protège pas contre une érosion du pouvoir d&rsquo;achat en cas de dévaluation interne. Le dollar, valeur de référence mondiale, reste perçu comme un refuge plus sûr pour l&rsquo;épargne <a href="https://www.binance.com/en/square/post/333767362425409" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;image de l&rsquo;Argentine où l&rsquo;usage des stablecoins a perduré malgré le recul de l&rsquo;inflation, en Afrique francophone leur utilisation ne faiblit pas. Une fois que l&rsquo;on a goûté à la fluidité et à l&rsquo;accessibilité du dollar numérique, il est difficile de revenir aux lourdeurs des circuits traditionnels.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Banques centrales : entre souveraineté monétaire et adoption de fait</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Devant cette déferlante, les autorités monétaires de la zone CFA adoptent des postures divergentes, mais toutes marquées par une volonté de préserver leur souveraineté.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La position ferme de la BEAC (CEMAC)</strong> : Le gouverneur de la Banque des États de l&rsquo;Afrique centrale, Yvon Sana Bangui, a été très clair : « Nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;une parité : un franc CFA, un franc CFA numérique » <a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://businessfinanceint.com/la-beac-veut-imposer-sa-propre-reponse-a-la-deferlante-des-stablecoins/#respond" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. La BEAC entend interdire les stablecoins adossés au dollar et créer sa propre monnaie numérique (e-CFA) à parité stricte avec le franc. L&rsquo;objectif est d&rsquo;éviter une « dollarisation » de fait qui viderait ses réserves de change et lui ferait perdre le contrôle de sa politique monétaire <a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</li>



<li><strong>La prudence active de la BCEAO (UEMOA)</strong> : La Banque Centrale des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est plus nuancée. Elle rappelle que les cryptos « ne sont pas de la monnaie » et qu&rsquo;elles sont risquées, mais elle a mis en place un comité dédié (C-CRYPTO) pour réfléchir à un cadre réglementaire <a href="https://www.financialafrik.com/en/2026/08/26/regulation-of-cryptoassets-in-the-uemoa-between-financial-innovation-and-preservation-of-monetary-stability/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://www.capmad.com/post/bceao-moves-toward-a-uemoa-cryptoasset-framework-with-the-ccrypto-committee" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Elle observe l&rsquo;essor des stablecoins et explore également la piste de l&rsquo;e-CFA, une monnaie numérique de banque centrale <a href="https://www.afrik.com/lancement-imminent-de-l-e-cfa-par-la-banque-centrale-des-etats-de-l-afrique-de-l-ouest-bceao" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. Cette position d&rsquo;équilibriste vise à encadrer l&rsquo;innovation sans étouffer une pratique devenue incontournable.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation contraste avec celle du Kenya, qui a choisi d&rsquo;intégrer les stablecoins en les régulant strictement (réserves obligatoires, rachat à vue), ou du Nigeria, qui a ouvert un bac à sable réglementaire pour les exchanges&nbsp;<a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://afriqueitnews.com/editorial/cryptomonnaies-en-afrique-de-louest-la-zone-cfa-dans-le-flou-pendant-quaccra-et-abuja-legiferent/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. La zone CFA, par son ancrage à l&rsquo;euro, se vit comme un « îlot de stabilité » qui cherche à se prémunir contre l&rsquo;intrusion d&rsquo;une monnaie parallèle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un laboratoire de la « crypto utilitaire »</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Argentine est le miroir grossi de ce qui se joue en Afrique francophone. Les stablecoins y sont devenus une « infrastructure financière ordinaire ». C&rsquo;est aussi le cas dans la zone CFA, et ce pour des raisons similaires : accès au dollar, nécessité de transferts rapides et économie informelle massive <a href="https://techcabal.com/fr/2025/09/30/tnw-Afrique-francophone-010/#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un élément clé distingue les deux régions. En Argentine, les autorités sont en roue libre face à la dollarisation. Dans la zone CFA, les banques centrales considèrent les stablecoins comme&nbsp;<strong>une menace directe à leur souveraineté</strong>&nbsp;<a href="https://www.ecofinagency.com/news/0905-55412-cemac-central-bank-bets-on-1-1-cfa-stablecoin-parity-splits-from-kenya-on-regulating-dollar-tokens?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=glovo-serves-up-nairobi#1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><a href="https://www.financialafrik.com/en/2026/08/26/regulation-of-cryptoassets-in-the-uemoa-between-financial-innovation-and-preservation-of-monetary-stability/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>. La réponse institutionnelle ne se fait donc pas attendre : elle se prépare via des projets de CFA numérique contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Argentins se tournent vers les stablecoins pour&nbsp;<strong>survivre à leur monnaie nationale</strong>. Les populations de la zone CFA, dont la monnaie est stable, les utilisent pour&nbsp;<strong>contourner les limites d&rsquo;un système financier régional</strong>&nbsp;trop rigide. Dans les deux cas, le résultat est le même : les dollars numériques gagnent du terrain, et les banques centrales doivent désormais composer avec cette nouvelle réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Euro numérique et franc CFA : la promesse de confidentialité qui cache un renforcement du contrôle européen</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/08/28/euro-numerique-franc-cfa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’euro numérique se prépare dans les couloirs de la BCE avec une promesse qui attire l’attention : un niveau de confidentialité maximal, au moins en apparence. L’institution dirigée par Christine Lagarde assure que cette monnaie virtuelle offrira une protection des données personnelles supérieure à celle d’un virement classique, notamment via un mode hors ligne où [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’euro numérique se prépare dans les couloirs de la BCE avec une promesse qui attire l’attention : un niveau de confidentialité maximal, au moins en apparence. L’institution dirigée par Christine Lagarde assure que cette monnaie virtuelle offrira une protection des données personnelles supérieure à celle d’un virement classique, notamment via un mode hors ligne où seuls le payeur et le bénéficiaire auraient accès aux informations échangées. Derrière ce discours rassurant, la réalité technique et politique dessine un tout autre paysage, où le contrôle reste le maître mot. L’Eurosystème, s’il ne connaît pas directement l’identité des utilisateurs, centralise toutes les transactions et laisse aux banques commerciales le soin de gérer les données personnelles, notamment pour appliquer les règles de lutte contre le blanchiment. Ce système, bien plus proche d’une séparation des données que d’une réelle anonymisation, installe en réalité un outil de surveillance et de régulation puissant entre les mains des autorités européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution majeure du système monétaire européen n’est pas sans conséquence pour les économies adossées à l’euro, et tout particulièrement pour la zone du franc CFA. La parité fixe entre l’euro et le CFA, garantie par le Trésor français, ancre depuis des décennies les politiques monétaires de l’UEMOA et de la CEMAC dans le sillage des décisions de Francfort. L’arrivée d’un euro numérique ne modifie pas le cours de la devise, mais elle modernise la monnaie de référence, ce qui impose aux banques centrales africaines une adaptation technologique et réglementaire sous peine de voir leur système perdre en compatibilité. Face à cette accélération, les institutions monétaires de la zone ont engagé leurs propres projets de monnaies numériques, souvent appelés « e-CFA », afin de ne pas rester à quai. Mais cette course à la digitalisation soulève une question fondamentale : celle de la souveraineté monétaire réelle. Beaucoup d’observateurs voient dans ces projets une simple numérisation de la dépendance, car le cadre reste celui d’une parité imposée et d’une politique monétaire décidée hors du continent. La BEAC, pour la CEMAC, a d’ailleurs pris une position ferme en annonçant vouloir promouvoir sa propre stablecoin adossée au CFA, sans laisser de place aux cryptomonnaies adossées au dollar qui menaceraient ses réserves. Cette résistance illustre la conscience aiguë qu’ont les autorités monétaires africaines des enjeux de souveraineté, dans un contexte où l’euro numérique pourrait devenir un levier de contrôle supplémentaire pour l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet environnement en pleine recomposition, les acteurs privés ont aussi un rôle à jouer en proposant des solutions qui anticipent les besoins de fluidité et d’accessibilité. C’est dans cette perspective que des initiatives comme <a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a> émergent, en s’appuyant sur les stablecoins pour faciliter les transferts internationaux vers le Cameroun. Ce type de service, qui utilise la technologie des cryptomonnaies comme monnaie de compensation, illustre la manière dont les innovations numériques peuvent contourner les lourdeurs du système bancaire traditionnel tout en répondant aux exigences de rapidité et de coût. À l’heure où les banques centrales verrouillent leurs réseaux, ces passerelles privées offrent une alternative souple pour les diasporas et les entreprises qui ont besoin de mouvoir des fonds sans friction. L’euro numérique, s’il se concrétise, pourrait d’ailleurs amplifier ce phénomène en poussant les acteurs locaux à diversifier leurs outils pour rester compétitifs face à la puissance de frappe de la BCE. Quoi qu’il arrive, la transition monétaire en cours redessine les rapports de force entre le Nord et le Sud, et les pays du franc CFA devront naviguer avec prudence entre l’impératif de modernisation et la préservation de leur autonomie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Revolut lance EURR : l’euro entre dans une nouvelle ère sur la blockchain</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/08/27/revolut-eurr-euro-blockchain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 12:28:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revolut franchit une étape qui pourrait compter dans la transformation de la monnaie européenne. La fintech britannique commence à déployer progressivement EURR, son premier stablecoin adossé à l’euro. Pour l’instant, le nouveau token est proposé à une sélection de clients au Danemark, en Pologne et au Portugal, avant une extension progressive à d’autres utilisateurs de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Revolut franchit une étape qui pourrait compter dans la transformation de la monnaie européenne.</strong> La fintech britannique commence à déployer progressivement <strong>EURR</strong>, son premier stablecoin adossé à l’euro. Pour l’instant, le nouveau token est proposé à une sélection de clients au Danemark, en Pologne et au Portugal, avant une extension progressive à d’autres utilisateurs de l’Espace économique européen d’ici la fin de l’année. Derrière cette annonce qui pourrait sembler n’être qu’une nouvelle incursion de Revolut dans les cryptomonnaies se cache en réalité une évolution beaucoup plus profonde : l’euro commence à devenir, directement depuis une application bancaire grand public, une monnaie capable de circuler nativement sur les blockchains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">EURR est conçu pour maintenir une valeur de 1 euro et s’inscrit dans le cadre réglementaire européen applicable aux stablecoins. Mais une précision est importante : contrairement à ce que certaines présentations peuvent laisser entendre, <strong>Revolut n’est pas l’émetteur du token</strong>. EURR est émis par Bridge Building S.A., l’entité européenne de Bridge, société spécialisée dans l’infrastructure de paiement et de stablecoins rachetée par Stripe. Revolut fournit surtout l’environnement dans lequel ses utilisateurs pourront utiliser cette nouvelle forme d’euro. Ce choix est révélateur. Plutôt que de construire seul toute l’infrastructure réglementaire et technologique nécessaire à l&rsquo;émission d&rsquo;un stablecoin, Revolut s&rsquo;appuie sur un acteur spécialisé pour intégrer directement cette nouvelle couche monétaire à son écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est simple en apparence : permettre aux utilisateurs de convertir leurs euros en EURR et de faire circuler ensuite cette valeur directement sur la blockchain. Là où un compte bancaire traditionnel sépare encore fortement la monnaie bancaire et l’univers crypto, Revolut cherche à faire disparaître progressivement cette frontière. L’utilisateur peut ainsi passer de l’euro au stablecoin, utiliser celui-ci pour des opérations on-chain, puis revenir vers l’euro, sans nécessairement quitter l’écosystème Revolut. <strong>Le stablecoin cesse alors d’être seulement un produit financier lié aux cryptomonnaies pour devenir une infrastructure de transfert de valeur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce qui rend l’initiative intéressante. Le marché mondial des stablecoins reste très largement dominé par le dollar, avec USDT et USDC comme principales références. Les stablecoins en euros demeurent, en comparaison, extrêmement modestes. Pourtant, l’Europe dispose désormais d’un cadre réglementaire spécifique avec MiCA, tandis que les États-Unis ont donné un nouvel élan au secteur avec le GENIUS Act. La question n’est donc plus réellement de savoir si les stablecoins vont devenir une composante du système financier, mais plutôt de savoir <strong>qui contrôlera les infrastructures permettant à ces monnaies numériques de circuler</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce terrain, Revolut dispose d’un avantage considérable : la distribution. Avec des dizaines de millions de clients à travers le monde et une importante base d’utilisateurs déjà actifs dans les cryptomonnaies, la fintech n’a pas besoin de convaincre le public d’installer une nouvelle application ou d’ouvrir un portefeuille spécialisé. Elle peut progressivement transformer une fonctionnalité crypto en fonctionnalité monétaire directement accessible depuis son application. C’est une différence fondamentale avec les nombreux projets de stablecoins qui disposent d’une technologie performante mais doivent encore construire leur réseau d’utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La véritable bataille des stablecoins européens pourrait donc se jouer moins sur la technologie que sur la distribution.</strong> Un stablecoin peut être parfaitement conçu, conforme à MiCA et disponible sur plusieurs blockchains : s’il n’est utilisé par personne, il reste une infrastructure sans trafic. Revolut possède précisément ce qui manque à de nombreux émetteurs : une interface grand public, une clientèle massive et une relation déjà établie avec ses utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">EURR pourrait également n’être que le début. Revolut indique travailler sur d’autres stablecoins adossés à différentes devises. L’entreprise pourrait ainsi progressivement constituer une véritable gamme de monnaies numériques capables de circuler sur les mêmes infrastructures. L’idée devient alors particulièrement intéressante : plutôt que de considérer chaque stablecoin comme une cryptomonnaie isolée, on peut les voir comme <strong>des représentations numériques de différentes monnaies nationales capables de fonctionner sur une même infrastructure mondiale</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution pourrait modifier profondément la notion même de compte bancaire. Aujourd’hui, un compte en euros représente essentiellement une créance sur une institution financière et permet d’effectuer des paiements à travers des infrastructures bancaires déterminées. Demain, une partie de cette valeur pourrait prendre la forme d’un token transférable sur une blockchain, utilisable par des applications, des plateformes et des portefeuilles numériques. La banque ou la fintech ne disparaît pas nécessairement : elle devient progressivement l’interface permettant de gérer une monnaie dont une partie de l’infrastructure se trouve ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être là que se situe le véritable enjeu d’EURR. <strong>Revolut ne lance pas simplement un nouveau produit crypto : l’entreprise expérimente une nouvelle manière de faire circuler l’euro.</strong> Le passage de l’euro bancaire à l’euro tokenisé pourrait devenir aussi naturel que le passage d’un paiement par carte à un paiement mobile l’est devenu aujourd’hui. Si l’expérience fonctionne, le stablecoin pourrait progressivement sortir de son rôle historique de « dollar numérique pour les traders crypto » pour devenir une véritable couche de transport de la monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Europe, le paradoxe est intéressant. Alors que la Banque centrale européenne travaille depuis des années sur l’euro numérique, des entreprises privées construisent déjà leurs propres infrastructures permettant à l’euro de circuler sous forme programmable sur des blockchains publiques. <strong>L’euro numérique pourrait donc apparaître sous plusieurs formes avant même que l’Europe ne dispose d’une monnaie numérique de banque centrale destinée au grand public.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie évidemment pas que les stablecoins privés vont remplacer l’euro ou les banques. EURR reste un instrument réglementé, et contrairement à un dépôt bancaire classique, un stablecoin de monnaie électronique ne doit pas être assimilé à un compte bancaire bénéficiant automatiquement des mêmes mécanismes de protection. Mais l’évolution est suffisamment importante pour mériter d’être observée de près : la monnaie européenne commence à se fragmenter en différentes couches, avec l’euro bancaire, les futurs instruments de banque centrale et désormais des euros tokenisés capables de circuler directement sur Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question finale est donc moins de savoir si <strong>EURR pourra battre USDT ou USDC</strong> que de savoir si l’Europe saura créer un écosystème suffisamment puissant autour de ses propres monnaies numériques. Le dollar possède déjà une avance considérable dans les stablecoins. Avec EURR, Revolut tente une autre stratégie : prendre l’euro existant, le transformer en actif nativement numérique et l’installer directement dans les usages quotidiens de dizaines de millions de personnes. <strong>Si Revolut réussit son pari, le stablecoin pourrait devenir pour l’euro ce que la carte bancaire est devenue pour les espèces : non pas une nouvelle monnaie, mais une nouvelle infrastructure permettant à la monnaie existante de circuler autrement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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