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	<title>Régulation &amp; BCEAO/BEAC Archives - Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<description>ACTUALITES DE LA CRYPTO EN ZONE FCA</description>
	<lastBuildDate>Mon, 27 Jul 2026 12:37:14 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Régulation &amp; BCEAO/BEAC Archives - Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<item>
		<title>BEAC accélère l&#8217;intégration des paiements numériques en Afrique centrale : une nouvelle étape pour la fintech régionale</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/07/27/beac-accelere-lintegration-des-paiements-numeriques-en-afrique-centrale-une-nouvelle-etape-pour-la-fintech-regionale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Wora - Consultant Blockchain]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 12:37:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Afrique centrale accélère sa transformation numérique L&#8217;écosystème fintech de la Communauté Économique et Monétaire de l&#8217;Afrique Centrale (CEMAC) entre dans une nouvelle phase de développement. Ces derniers mois, plusieurs initiatives de la Banque des États de l&#8217;Afrique Centrale (BEAC) visent à rendre les paiements transfrontaliers plus rapides, plus sûrs et moins coûteux pour les particuliers [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Afrique centrale accélère sa transformation numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écosystème fintech de la Communauté Économique et Monétaire de l&rsquo;Afrique Centrale (CEMAC) entre dans une nouvelle phase de développement. Ces derniers mois, plusieurs initiatives de la Banque des États de l&rsquo;Afrique Centrale (BEAC) visent à rendre les paiements transfrontaliers plus rapides, plus sûrs et moins coûteux pour les particuliers comme pour les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution marque une étape importante pour les six pays de la CEMAC : le Cameroun, le Gabon, le Congo, le Tchad, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une meilleure interconnexion des paiements africains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La BEAC a récemment rejoint le <strong>Pan-African Payment and Settlement System (PAPSS)</strong>, une infrastructure soutenue par Afreximbank qui permettra progressivement aux banques et institutions financières de la région d&rsquo;effectuer des paiements transfrontaliers plus rapidement, sans passer systématiquement par des devises étrangères. Cette intégration devrait faciliter les échanges commerciaux entre les pays de la CEMAC et le reste du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises, cette évolution pourrait réduire les délais de règlement et certains coûts liés aux transferts internationaux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Les fintechs au cœur de cette transformation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les startups spécialisées dans les paiements numériques, les portefeuilles électroniques, les solutions de Mobile Money et les services financiers digitaux pourraient bénéficier d&rsquo;un environnement plus favorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts estiment que l&rsquo;amélioration de l&rsquo;interopérabilité permettra de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>faciliter les paiements entre différents établissements financiers ;</li>



<li>améliorer les transferts régionaux ;</li>



<li>renforcer le commerce intra-africain ;</li>



<li>favoriser l&rsquo;inclusion financière.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">La fiscalité sur le Mobile Money fait débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, la BEAC a exprimé des réserves concernant la multiplication des taxes appliquées aux transactions Mobile Money dans certains pays africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son gouverneur, ces prélèvements risquent de ralentir l&rsquo;adoption des paiements numériques, notamment auprès des populations non bancarisées qui utilisent quotidiennement les portefeuilles mobiles pour recevoir leur salaire, payer leurs factures ou envoyer de l&rsquo;argent à leurs proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les acteurs de la fintech, la question est stratégique : un environnement réglementaire équilibré est essentiel pour soutenir l&rsquo;innovation tout en protégeant les consommateurs.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une opportunité pour les startups d&rsquo;Afrique centrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les défis liés à la réglementation, aux infrastructures numériques et au financement, la région dispose d&rsquo;un fort potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance du Mobile Money, l&rsquo;augmentation du taux d&rsquo;équipement en smartphones et les besoins croissants des PME créent un terrain favorable à l&rsquo;émergence de nouvelles solutions de paiement, de crédit numérique, d&rsquo;assurance et de gestion financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines années pourraient voir apparaître davantage de fintechs locales capables de répondre aux besoins spécifiques des marchés de la CEMAC.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intégration progressive de la CEMAC au réseau de paiements panafricain constitue une avancée majeure pour la finance numérique en Afrique centrale. Si les défis réglementaires persistent, les perspectives restent encourageantes pour les banques, les fintechs, les commerçants et les consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entrepreneurs du numérique, cette dynamique représente une opportunité de développer des services financiers innovants adaptés aux réalités du marché régional.</p>
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		<title>Zone franc CFA : les raisons d&#8217;une exclusion numérique</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/06/12/zone-franc-cfa-les-raisons-dune-exclusion-numerique/</link>
					<comments>https://lanouvellemonnaie.com/2026/06/12/zone-franc-cfa-les-raisons-dune-exclusion-numerique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Fotso]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 12:59:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réglementation hostile, listes noires internationales, infrastructures défaillantes — les résidents des pays de la zone FCFA se heurtent à un mur invisible dès qu&#8217;ils tentent d&#8217;accéder aux grandes plateformes de cryptomonnaie. Ce n&#8217;est pas un hasard. C&#8217;est le résultat d&#8217;une accumulation de contraintes structurelles qui, prises ensemble, font de l&#8217;Afrique centrale la région du monde [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réglementation hostile, listes noires internationales, infrastructures défaillantes — les résidents des pays de la zone FCFA se heurtent à un mur invisible dès qu&rsquo;ils tentent d&rsquo;accéder aux grandes plateformes de cryptomonnaie. Ce n&rsquo;est pas un hasard. C&rsquo;est le résultat d&rsquo;une accumulation de contraintes structurelles qui, prises ensemble, font de l&rsquo;Afrique centrale la région du monde la plus hermétiquement exclue de la finance numérique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>P</strong>artons d&rsquo;un constat simple. Un résident de Douala, de Libreville ou de Brazzaville qui tente d&rsquo;ouvrir un compte sur Coinbase, Binance ou Kraken se heurte, dans la très grande majorité des cas, à un rejet — ou à une vérification d&rsquo;identité qui ne passe jamais. Pas de message d&rsquo;erreur explicite. Pas de recours. Juste un dossier qui tourne indéfiniment, ou un formulaire qui renvoie vers une page vide. Pour beaucoup d&rsquo;utilisateurs, l&rsquo;expérience ressemble à frapper à une porte dont personne ne répond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pourtant pas une défaillance technique. C&rsquo;est la somme de décisions rationnelles prises par des acteurs différents, dont les logiques convergent vers le même résultat : l&rsquo;exclusion de fait des résidents de la zone FCFA du marché mondial des actifs numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le GAFI, premier fossoyeur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par une liste. Le Cameroun a été placé sur la liste grise du GAFI — le Groupe d&rsquo;Action Financière internationale — en février 2023, avec un plan d&rsquo;action portant sur un large éventail de déficiences : amélioration de la compréhension nationale des risques de blanchiment, renforcement de la supervision, transparence des bénéficiaires effectifs, efficacité des agences d&rsquo;enquête financière. À ce jour, il n&rsquo;en est pas sorti.<a href="https://checklynx.com/en/resources/blog/FATF_2025"> Checklynx</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;est pas seul. Au 13 juin 2025, la liste grise du GAFI comprend notamment le Cameroun, la Côte d&rsquo;Ivoire, la République démocratique du Congo, l&rsquo;Angola, le Kenya, le Liban, le Venezuela et le Yémen. Sur les six pays de la zone CEMAC — Cameroun, Gabon, Congo, RCA, Tchad, Guinée équatoriale — plusieurs sont concernés directement ou indirectement par ces évaluations défavorables.<a href="https://amluae.com/south-africa-nigeria-mozambique-and-burkina-faso-off-from-fatf-grey-list-october-2025-plenary/"> AML UAE</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La conséquence pour les plateformes crypto est immédiate et mécanique. Les institutions financières exposées à des pays figurant sur la liste grise sont tenues d&rsquo;appliquer une Diligence Renforcée — <em>Enhanced Due Diligence</em> — incluant des informations plus granulaires sur l&rsquo;origine des fonds, la propriété effective et la finalité des transactions. Pour un exchange comme Coinbase, dont le modèle repose sur l&rsquo;automatisation du <em>onboarding</em>, cela revient à un coût de conformité disproportionné par rapport au volume d&rsquo;affaires attendu de la CEMAC. La décision la plus simple est de ne pas ouvrir la porte du tout.<a href="https://www.getfocal.ai/blog/fatf-grey-lists-and-black-lists"> Focal</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La COBAC ferme le verrou côté local</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si les grandes plateformes internationales hésitent à onboarder les résidents de la zone, les banques locales ont, elles, reçu l&rsquo;ordre explicite de ne pas bouger. La COBAC — Commission Bancaire de l&rsquo;Afrique Centrale — interdit formellement aux établissements assujettis d&rsquo;intervenir, de quelque manière que ce soit, pour leur compte ou le compte de tiers, dans les transactions relatives aux cryptomonnaies. Cette décision, COBAC D-2022-071, date de mai 2022.<a href="https://kalieu-elongo.com/reglementation-des-crypto-monnaies-dans-la-cemac-breves-remarques-sur-la-decision-cobac-d-2022-071-du-6-mai-2022-relative-a-la-detention-lutilisation-lechange-et/"> Kalieu-elongo</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le signal envoyé au marché est sans ambiguïté. Même si la BEAC et la COBAC condamnent l&rsquo;utilisation des cryptos dans la sous-région, elles proposent peu d&rsquo;alternatives pour contrer le phénomène. En d&rsquo;autres termes, le régulateur dit non — sans proposer de voie légale alternative.<a href="https://www.financialafrik.com/2022/07/24/tribune-enjeux-de-la-reglementation-des-cryptoactifs-en-zone-cemac/"> Financial Afrik</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La BEAC ajoute une couche supplémentaire avec le contrôle des changes. En zone CEMAC, les seules devises admises sont le franc CFA ou les devises émises par d&rsquo;autres banques centrales. Le Bitcoin, l&rsquo;USDT ou l&rsquo;Ethereum n&rsquo;entrent dans aucune de ces catégories. Acheter des cryptos depuis un compte bancaire local implique une sortie de capitaux que la réglementation des changes de 2018 encadre sévèrement — et que les banques locales, sous la surveillance de la BEAC, refusent de faciliter.<a href="https://kalieu-elongo.com/reglementation-des-crypto-monnaies-dans-la-cemac-breves-remarques-sur-la-decision-cobac-d-2022-071-du-6-mai-2022-relative-a-la-detention-lutilisation-lechange-et/"> Kalieu-elongo</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le mur du KYC : quand l&rsquo;infrastructure manque</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même pour un résident disposant d&rsquo;un passeport valide et d&rsquo;une bonne connexion internet, le parcours d&rsquo;obstacle ne s&rsquo;arrête pas là. Les systèmes de vérification d&rsquo;identité (<em>KYC</em>) des grandes plateformes ont été conçus pour le monde occidental, puis progressivement adaptés à quelques marchés émergents prioritaires — Inde, Brésil, Nigeria, Afrique du Sud. La CEMAC n&rsquo;en fait pas partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est double. D&rsquo;abord, technique : les systèmes de vérification ont été construits pour des identités structurées. Le problème principal n&rsquo;est pas que les clients ne soumettent pas leurs documents — c&rsquo;est que les preuves de domicile varient énormément d&rsquo;une région à l&rsquo;autre, et que la plupart des systèmes de vérification ne sont pas conçus pour gérer cette diversité. Une facture d&rsquo;électricité au Cameroun — quand elle existe — ne ressemble en rien à ce qu&rsquo;un algorithme entraîné sur des documents européens sait lire.<a href="https://shuftipro.com/blog/common-proof-of-address-documents-for-kyc-and-aml/"> Shufti</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, structurel : plus de 40 % des Camerounais ruraux ne disposent pas de pièce d&rsquo;identité officielle. Dans un contexte où l&rsquo;adressage postal formel est encore largement absent des quartiers périphériques des grandes villes, la notion même de « preuve de domicile » — ce document que chaque plateforme réclame comme condition sine qua non du <em>onboarding</em> — n&rsquo;a pas d&rsquo;équivalent local standardisé.<a href="https://blog.voveid.com/kyc-compliance-in-cameroon-2025-guide-to-digital-identity-and-aml-regulations/"> VOVE ID</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les algorithmes d&rsquo;intelligence artificielle chargés d&rsquo;analyser ces documents aggravent le problème. Binance utilise une vérification documentaire par IA via des fournisseurs comme Sumsub pour détecter les soumissions frauduleuses. Ces modèles ont été massivement entraînés sur des documents nord-américains, européens et asiatiques. Une carte nationale d&rsquo;identité camerounaise ou un passeport tchadien sont statistiquement sous-représentés dans ces bases — le taux de rejet automatique est donc structurellement élevé, même pour des documents parfaitement valides.<a href="https://idone.ph/news/how-to-verify-identity-crypto-exchange-kyc-2026-complete-guide/"> Idone</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le calcul économique des plateformes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le raisonnement des grandes plateformes, rarement formulé publiquement, est pourtant limpide. En 2024, les déficiences KYC ont représenté 31 % de toutes les pénalités dans le secteur crypto, pour un total de 1,25 milliard de dollars d&rsquo;amendes — en hausse de 35 % par rapport à 2023. Dans ce contexte réglementaire, onboarder des utilisateurs issus d&rsquo;un pays figurant sur la liste grise du GAFI, avec des documents difficiles à vérifier, pour des volumes de transactions faibles en valeur absolue, représente un ratio risque/rendement défavorable. La décision rationnelle est l&rsquo;exclusion par défaut.<a href="https://www.sanctionscanner.com/blog/kyc-in-crypto-the-complete-guide-1143"> Sanction Scanner</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;un des paradoxes les plus frappants de la finance numérique : la technologie blockchain est, par nature, sans frontières. Mais les <em>on-ramps</em> — les points d&rsquo;entrée fiat vers le monde crypto — sont, eux, profondément ancrés dans des géographies réglementaires. Et la zone franc CFA se retrouve, par l&rsquo;accumulation de ces contraintes, du mauvais côté de chacune d&rsquo;entre elles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une exclusion qui se perpétue elle-même</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend cette situation particulièrement difficile à résoudre, c&rsquo;est son caractère auto-entretenu. L&rsquo;absence d&rsquo;accès légal aux grandes plateformes prive la région d&rsquo;une base d&rsquo;utilisateurs formellement enregistrés, ce qui empêche l&rsquo;émergence de données de marché fiables, ce qui maintient les plateformes dans l&rsquo;incertitude sur le risque réel, ce qui justifie le maintien des restrictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les utilisateurs qui contournent ces obstacles le font via le marché P2P — transactions directes entre particuliers, sans garantie institutionnelle — ou via des VPN, au risque de voir leurs comptes gelés. Toute tentative de contournement via VPN constitue une violation des conditions d&rsquo;utilisation de Binance et peut entraîner le gel immédiat du compte et des fonds. Le vide réglementaire local fabrique ainsi une zone grise d&rsquo;usage qui confirme, aux yeux des régulateurs internationaux, la nécessité d&rsquo;une vigilance accrue.<a href="https://www.datawallet.com/fr/crypto/pays-soumis-%C3%A0-des-restrictions-par-binance"> OKX</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cadre juridique attendu depuis 2020 de la COSUMAF — la Commission de Surveillance du Marché Financier de l&rsquo;Afrique Centrale — se fait toujours attendre, laissant les épargnants dans une insécurité juridique persistante.<a href="https://www.financialafrik.com/2022/07/24/tribune-enjeux-de-la-reglementation-des-cryptoactifs-en-zone-cemac/"> Financial Afrik</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une sortie par l&rsquo;infrastructure ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des solutions émergent en marge du système. Quelques fintechs spécialisées dans les corridors de remittance tentent de construire des ponts entre la liquidité stablecoin disponible en dehors de la zone et les réseaux de mobile money locaux — Orange Money, MTN MoMo — qui, eux, disposent d&rsquo;une infrastructure KYC reconnue par les opérateurs télécoms. Le principe : faire entrer la valeur par le haut (diaspora européenne, profils KYC propres) et la distribuer par le bas (mobile money, sans que le destinataire ait besoin d&rsquo;aucun compte crypto).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une approche par contournement pragmatique plutôt que par affrontement réglementaire. Elle ne résout pas le problème de fond — l&rsquo;absence d&rsquo;un cadre juridique clair pour les cryptoactifs en zone CEMAC — mais elle montre que l&rsquo;exclusion n&rsquo;est pas une fatalité. Elle est le résultat d&rsquo;un empilement de décisions réversibles : une sortie de la liste grise du GAFI, une évolution de la position de la COBAC, une mise à jour des modèles de vérification d&rsquo;identité des grandes plateformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces verrous peut sauter. La question est de savoir dans quel ordre, et à quel rythme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources : GAFI (plénières 2023–2025), COBAC décision D-2022-071, Règlement CEMAC/UMAC 2018, Financial Afrik, Sumsub, Sanction Scanner.</em></p>
<p>The post <a href="https://lanouvellemonnaie.com/2026/06/12/zone-franc-cfa-les-raisons-dune-exclusion-numerique/">Zone franc CFA : les raisons d&rsquo;une exclusion numérique</a> appeared first on <a href="https://lanouvellemonnaie.com">Le futur de l&#039;argent en Afrique</a>.</p>
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