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	<title>Cryptomonnaie en Afrique francophone Archives - Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<description>ACTUALITES DE LA CRYPTO EN ZONE FCA</description>
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	<title>Cryptomonnaie en Afrique francophone Archives - Le futur de l&#039;argent en Afrique</title>
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	<item>
		<title>Oracle rejoint le registre blockchain de Swift : un pont interbancaire pour les dépôts tokenisés</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/10/01/oracle-rejoint-le-registre-blockchain-de-swift-un-pont-interbancaire-pour-les-depots-tokenises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Oumarou Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 07:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de la conférence Sibos 2026, Oracle a annoncé l&#8217;intégration de sa suite logicielle bancaire au registre blockchain partagé de Swift, permettant aux institutions financières de connecter leurs propres dépôts tokenisés aux flux de paiement interbancaires, sans remplacer leur infrastructure de paiement existante. La logique de cette intégration est claire : les banques continuent d&#8217;émettre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lors de la conférence Sibos 2026, Oracle a annoncé l&rsquo;intégration de sa suite logicielle bancaire au registre blockchain partagé de Swift, permettant aux institutions financières de connecter leurs propres dépôts tokenisés aux flux de paiement interbancaires, sans remplacer leur infrastructure de paiement existante.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La logique de cette intégration est claire : les banques continuent d&rsquo;émettre et de gérer leurs dépôts tokenisés sur leurs propres registres, tandis que le registre de Swift joue le rôle de <strong>couche de coordination interbancaire</strong>, chargée de valider et de synchroniser les engagements de paiement entre institutions. Le règlement final reste assuré par les systèmes RTGS des banques centrales ou les réseaux de banques correspondantes. Le rôle d&rsquo;Oracle est de fournir un <strong>canal d&rsquo;accès technique pré-intégré</strong> à ce processus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;Oracle apporte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oracle réalise cette intégration à travers trois produits :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Oracle Blockchain Platform et Digital Assets Data Nexus</strong> : ils fournissent une infrastructure blockchain d&rsquo;entreprise compatible EVM, hébergeant les contrats d&rsquo;engagement (<em>commitment contracts</em>) de Swift, et prennent en charge l&rsquo;orchestration des événements, les portefeuilles sous garde, la signature et les fonctions de contrats intelligents. Ces deux briques constituent la <strong>base pré-intégrée</strong> pour participer au registre de Swift, avec pour objectif de réduire la barrière technique d&rsquo;entrée des banques.</li>



<li><strong>Oracle Banking Payments</strong> : ce produit relie les flux d&rsquo;actifs numériques on-chain aux <strong>systèmes de traitement des paiements ISO 20022</strong> existants des banques, permettant aux paiements traditionnels et aux dépôts tokenisés de coexister au sein d&rsquo;un même cycle de vie de paiement. Autrement dit, les banques peuvent intégrer les dépôts tokenisés dans leur cadre opérationnel existant, sans refondre leur système de paiement central.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Jamie Bullard, vice-président chargé des paiements et de la lutte contre la criminalité financière chez Oracle Financial Services, a déclaré dans l&rsquo;annonce : « Notre intégration aide les institutions à faire entrer les dépôts tokenisés dans les flux de paiement interbancaires, et à gérer les paiements traditionnels et tokenisés via un modèle opérationnel unifié. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi cette annonce mérite l&rsquo;attention</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le registre blockchain de Swift n&rsquo;est pas une nouveauté. En juillet 2026, Swift avait annoncé que ce registre était prêt pour un usage initial, avec <strong>17 banques</strong> réparties sur six continents préparant des transactions réelles basées sur des dépôts tokenisés, parmi lesquelles Citi, HSBC, UBS, BNP Paribas, Standard Chartered, Wells Fargo, BNY, DBS et MUFG. Le registre repose sur une <strong>architecture compatible EVM basée sur Hyperledger Besu</strong>, conçue et développée en seulement neuf mois, avec la contribution de plus de 40 institutions financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;annonce de juillet portait sur « le registre lui-même est utilisable ». L&rsquo;intégration d&rsquo;Oracle a une portée différente : elle concerne la <strong>standardisation de la couche d&rsquo;accès</strong>. Les banques n&rsquo;ont pas besoin de construire de zéro un flux de travail blockchain, ni de remplacer leur système bancaire central. Oracle propose un chemin pré-intégré, permettant aux institutions qui utilisent déjà Oracle Banking Payments de rejoindre le réseau plus rapidement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un signal plus large</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix stratégique du registre de Swift mérite d&rsquo;être souligné. Il évite délibérément d&rsquo;utiliser des <strong>actifs de blockchain publique</strong> (comme le XRP) comme moyen de règlement, et retient les <strong>dépôts tokenisés émis par les banques</strong> comme vecteur de valeur. Cela signifie que la voie choisie par Swift n&rsquo;est pas de « remplacer les banques par la blockchain », mais d&rsquo;<strong>intégrer les capacités de coordination de la blockchain dans le système bancaire existant</strong> : les dépôts restent au bilan des banques, les normes de conformité, de crédit et de contrôle des risques demeurent inchangées, mais la validation et la synchronisation des engagements de paiement peuvent fonctionner 24h/24 et 7j/7.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intégration d&rsquo;Oracle peut être considérée comme un <strong>soutien technique à la mise en œuvre</strong> de cette voie. À mesure qu&rsquo;un nombre croissant de banques choisissent d&rsquo;ajouter des capacités de dépôts tokenisés à leurs systèmes existants plutôt que de repartir de zéro, des éditeurs de logiciels d&rsquo;entreprise comme Oracle deviennent la couche intermédiaire essentielle entre le traditionnel et le numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>De la crypto-banque biélorusse à la finance communautaire 3.0 : jusqu’où la CEMAC peut-elle aller ?</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/29/crypto-banque-bielorusse-finance-communautaire-cemac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 10:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expérience biélorusse : intégrer le risque crypto dans le cadre bancaire L’expérience récente de la Biélorussie, qui a créé une catégorie financière inédite avec la « crypto-banque » via son décret présidentiel de janvier 2026, offre une grille de lecture particulièrement féconde pour l’Afrique centrale. En permettant à des institutions spécifiques de combiner opérations bancaires [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">L’expérience biélorusse : intégrer le risque crypto dans le cadre bancaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience récente de la Biélorussie, qui a créé une catégorie financière inédite avec la « crypto-banque » via son décret présidentiel de janvier 2026, offre une grille de lecture particulièrement féconde pour l’Afrique centrale. En permettant à des institutions spécifiques de combiner opérations bancaires traditionnelles, services de paiement et activités liées aux tokens sous la supervision conjointe de la Banque nationale et du High-Tech Park, Minsk ne s’est pas contentée d’autoriser les crypto-actifs. La Banque nationale biélorusse a surtout posé un cadre prudentiel pragmatique en distinguant les catégories de tokens, en fixant des exigences de capital minimum substantielles, en encadrant les risques de change et en réglementant l&rsquo;usage des actifs numériques pour le règlement du commerce extérieur. L&rsquo;enseignement majeur de cette démarche ne réside pas dans l&rsquo;obligation de copier le statut de crypto-banque, mais dans la méthode du régulateur : appréhender et mesurer le risque financier plutôt que tenter d&rsquo;ignorer ou de bannir la technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;impératif d&rsquo;adaptation au contexte financier de la CEMAC</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Transposée à la zone CEMAC, cette dynamique invite à dépasser la tentation d&rsquo;une réplication à l&rsquo;identique. L&rsquo;architecture financière d&rsquo;Afrique centrale repose en effet sur une distinction stricte entre les banques et les Établissements de Microfinance (EMF), ces derniers — particulièrement ceux de première catégorie — obéissant à une logique associative, mutualiste ou coopérative ancrée dans la finance communautaire. Dès lors, l&rsquo;enjeu sous-régional n&rsquo;est pas de transformer ces EMF en banques miniatures ou en prestataires d&rsquo;actifs numériques complexes, mais de déterminer quelles fonctionnalités de la blockchain peuvent optimiser leurs missions originelles. La transition ne s&rsquo;envisage pas comme une mutation statutaire brutale, mais comme une évolution graduelle vers une finance communautaire enrichie par des infrastructures tokenisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une finance communautaire 3.0 et la programmabilité de la valeur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette trajectoire dessine les contours d&rsquo;une finance communautaire de troisième génération. Si la première phase consistait à rapprocher l&rsquo;épargne et le crédit des populations exclues du secteur bancaire, et que la seconde a intégré la numérisation via le mobile money et le scoring distant, la troisième étape apporte la programmabilité de la valeur. L&rsquo;usage des stablecoins et de la blockchain prend ici tout son sens en tant que rail de transfert pour les flux transfrontaliers, à l&rsquo;image des remises de fonds de la diaspora. Dans ce schéma, l&rsquo;actif numérique agit simplement comme une infrastructure de transit internationale, sans que le client final n&rsquo;ait besoin de manipuler directement un portefeuille de cryptomonnaies ou de renoncer à sa monnaie locale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une architecture fonctionnelle sous contrôle réglementaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche favorise une architecture fonctionnelle à deux étages où l&rsquo;institution communautaire conserve la relation client, l&rsquo;épargne, le crédit et sa gouvernance propre, tandis qu&rsquo;une infrastructure technique spécialisée gère la conversion, la liquidité et le raccordement aux réseaux mondiaux dans le respect des agréments. Il convient toutefois de rester vigilant, car dès lors qu&rsquo;un acteur conserve des tokens, collecte des fonds sous forme numérique ou exécute des conversions pour compte de tiers, il exerce une activité financière qui exige une qualification juridique précise. Les institutions régionales ont d&rsquo;ailleurs pris la mesure de cette mutation : la BEAC, la COBAC, la COSUMAF et le GABAC travaillent de concert à l&rsquo;élaboration d&rsquo;un cadre harmonisé, soutenu par un groupe de travail dédié à l&rsquo;étude des crypto-actifs et d&rsquo;une éventuelle monnaie numérique de banque centrale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une opportunité d&rsquo;ancrage africain pour les actifs numériques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l&rsquo;initiative biélorusse rappelle aux régulateurs qu&rsquo;il est préférable d&rsquo;intégrer et de contrôler les technologies transformatrices plutôt que de les laisser prospérer en marge du système. Pour la CEMAC, la porte d&rsquo;entrée des actifs numériques ne sera probablement pas celle des crypto-banques d&rsquo;affaires, mais bien celle d&rsquo;une finance communautaire 3.0, capable de connecter l&rsquo;épargne locale aux circuits d&rsquo;échange mondiaux tout en préservant le cadre prudentiel et la protection des membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Solana triple sa capacité : qu&#8217;est-ce que cela signifie pour les transferts en Afrique de l&#8217;Ouest et en Afrique centrale ?</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/17/solana-transferts-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Solana a porté le 9 septembre la capacité d&#8217;une transaction unique de 1 232 à 4 096 octets, soit une hausse d&#8217;environ 232 %. Ce n&#8217;est pas une mise à jour spéculative, mais elle pourrait discrètement modifier la structure de coûts de l&#8217;usage des stablecoins et des transferts transfrontaliers pour les habitants de l&#8217;UEMOA et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solana a porté le 9 septembre la capacité d&rsquo;une transaction unique de 1 232 à 4 096 octets, soit une hausse d&rsquo;environ 232 %. Ce n&rsquo;est pas une mise à jour spéculative, mais elle pourrait discrètement modifier la structure de coûts de l&rsquo;usage des stablecoins et des transferts transfrontaliers pour les habitants de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Que s&rsquo;est-il passé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau principal de Solana a activé le format <strong>Transaction v1</strong>, relevant la limite de données par transaction de 1 232 à 4 096 octets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce que ce chiffre signifie, il faut connaître le contexte : la limite de 1 232 octets provenait de l&rsquo;architecture réseau initiale de Solana, où chaque transaction devait tenir dans un paquet IPv6. Après le passage de Solana au protocole QUIC en 2022, cette limite avait perdu sa justification technique, mais n&rsquo;avait jamais été modifiée. Elle vient d&rsquo;être supprimée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les lecteurs de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC devraient s&rsquo;y intéresser ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que <strong>les stablecoins sont le point de connexion</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le règlement du commerce transfrontalier, les transferts de fonds et la réserve de valeur en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale utilisent de plus en plus les stablecoins en dollars. Selon un rapport de la Banque des États de l&rsquo;Afrique centrale (BEAC) de 2024, la seule région CEMAC a reçu plus de <strong>100 milliards de francs CFA</strong> via le mobile money, pour un flux total de <strong>135,4 milliards de francs CFA</strong> sur l&rsquo;année, en hausse d&rsquo;environ 77 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;infrastructure derrière ces flux migre progressivement des canaux bancaires traditionnels vers des architectures mobiles-first. Solana est l&rsquo;un des réseaux sous-jacents de nombreux services de transfert en stablecoins, en raison de sa rapidité et de ses frais réduits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais il y a un point à clarifier.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de capacité ne signifie pas moins de frais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le jugement le plus important de cet article : <strong>tripler la capacité d&rsquo;une transaction ne signifie pas diviser les frais de transfert par trois.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une transaction pouvant contenir plus de données signifie que les développeurs peuvent accomplir des opérations plus complexes en une seule transaction — signatures multiples, vérification de preuves à divulgation nulle de connaissance, ou logique de règlement de stablecoins plus élaborée. Pour les développeurs qui construisent des applications financières en Afrique de l&rsquo;Ouest, cela ouvre réellement de nouvelles possibilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour l&rsquo;utilisateur ordinaire, <strong>la structure de coûts reste une variable</strong>. Solana génère des frais de priorité (priority fees) en période de congestion, et une transaction plus grosse peut nécessiter des frais de priorité plus élevés. Le véritable impact n&rsquo;est pas « chaque transfert coûte moins cher », mais « une opération qui nécessitait auparavant trois transactions peut désormais s&rsquo;effectuer en une seule ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte régional : le coût reste la question centrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les lecteurs de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC, la question centrale reste toujours la même : <strong>combien coûte réellement un transfert ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de la Banque mondiale montrent que le coût moyen d&rsquo;un envoi de 200 dollars vers l&rsquo;Afrique subsaharienne est d&rsquo;environ <strong>8,78 %</strong>, près du triple de l&rsquo;objectif de 3 % fixé par les Nations unies pour le développement durable. L&rsquo;Afrique reste globalement la région où les transferts coûtent le plus cher, avec un taux moyen de <strong>8,2 %</strong> au premier trimestre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de l&rsquo;UEMOA, la situation est différente. En raison du taux de change fixe entre l&rsquo;euro et le franc CFA (1 EUR = 655,957 XOF), les écarts de frais sur les corridors principaux — France-Sénégal, France-Côte d&rsquo;Ivoire — proviennent <strong>presque entièrement de la structure tarifaire des opérateurs, et non des fluctuations de change</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise à jour de Solana ne réduira pas directement ces tarifs. Mais elle pourrait indirectement influencer <strong>la structure de coûts des prestataires de services</strong> — si les fintechs peuvent accomplir le même règlement avec moins de transactions, leurs coûts opérationnels pourraient baisser, et à terme, cela pourrait se répercuter sur l&rsquo;utilisateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques et période de transition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un aspect mérite la vigilance : <strong>les infrastructures doivent se mettre à jour en parallèle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Transaction v1 est un format optionnel, et v0 reste valide. Mais les services qui lisent les données de Solana (nœuds RPC, explorateurs de blocs, backends de wallets) doivent se mettre à jour pour reconnaître correctement le nouveau format. Sinon, des erreurs d&rsquo;affichage de frais ou des retours de données vides peuvent apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fintechs opérant en Afrique de l&rsquo;Ouest, cela signifie qu&rsquo;<strong>il peut y avoir des frictions techniques à court terme pendant la transition</strong>. Si les services backend ne sont pas mis à jour à temps, les utilisateurs pourraient voir des affichages de frais anormaux ou des statuts de transaction erronés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact potentiel sur l&rsquo;écosystème fintech régional</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écosystème fintech de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC fait face à un défi structurel : <strong>l&rsquo;absence de ponts financiers transfrontaliers</strong>. Même une même banque avec des succursales dans différents pays peine à faire communiquer ses systèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l&rsquo;amélioration des performances d&rsquo;une blockchain sous-jacente — si elle peut réellement être exploitée par les développeurs locaux — pourrait offrir une voie alternative pour l&rsquo;interconnexion des paiements régionaux. Mais à une condition : <strong>que les développeurs locaux aient les capacités et les ressources pour construire ces applications.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, l&rsquo;indice moyen d&rsquo;innovation financière des pays de l&rsquo;UEMOA est de <strong>34,2</strong> (sur 100), contre <strong>29,7</strong> pour la CEMAC, bien loin du Kenya (78,5) et du Nigeria (72,1). L&rsquo;amélioration de la couche technique ne se traduira pas automatiquement par la prospérité de l&rsquo;écosystème local.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En une phrase</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette mise à jour de Solana n&rsquo;aura, à court terme, quasiment aucun impact pour l&rsquo;utilisateur ordinaire d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale. Son véritable sens est ailleurs : elle lève un obstacle technique qui existait depuis des années pour ceux qui construisent la prochaine génération d&rsquo;outils de paiement transfrontaliers. Mais leur capacité à en tirer parti dépendra de la disponibilité du capital, des talents et d&rsquo;un environnement réglementaire adapté dans la région.</strong></p>
<p>The post <a href="https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/17/solana-transferts-afrique/">Solana triple sa capacité : qu&rsquo;est-ce que cela signifie pour les transferts en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale ?</a> appeared first on <a href="https://lanouvellemonnaie.com">Le futur de l&#039;argent en Afrique</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le CLARITY Act n&#8217;a pas été adopté : pourquoi un vote américain concerne l&#8217;avenir des stablecoins en Afrique de l&#8217;Ouest et en Afrique centrale</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/16/clarity-act-vote-americain-stablecoins-afrique-ouest-afrique-centrale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 12:02:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 septembre 2026, le Sénat américain a échoué, par 49 voix contre 50, à faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY Act), un texte destiné à établir un cadre fédéral pour les actifs numériques. L&#8217;échec de cette loi signifie que la régulation américaine des stablecoins et du marché crypto restera dans un [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lanouvellemonnaie.com/2026/09/16/clarity-act-vote-americain-stablecoins-afrique-ouest-afrique-centrale/">Le CLARITY Act n&rsquo;a pas été adopté : pourquoi un vote américain concerne l&rsquo;avenir des stablecoins en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale</a> appeared first on <a href="https://lanouvellemonnaie.com">Le futur de l&#039;argent en Afrique</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 15 septembre 2026, le Sénat américain a échoué, par 49 voix contre 50, à faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY Act), un texte destiné à établir un cadre fédéral pour les actifs numériques. L&rsquo;échec de cette loi signifie que la régulation américaine des stablecoins et du marché crypto restera dans un flou juridique. Pour les habitants de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC), qui utilisent de plus en plus les stablecoins en dollars pour le commerce transfrontalier et comme réserve de valeur, ce n&rsquo;est pas une simple affaire intérieure américaine : c&rsquo;est une variable qui pèse directement sur la stabilité financière de la région.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Que s&rsquo;est-il passé ? L&rsquo;échec d&rsquo;un vote de procédure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vote ne portait pas sur l&rsquo;adoption de la loi elle-même, mais sur une motion de clôture (cloture vote), une étape procédurale qui exige <strong>60 voix</strong> pour mettre fin au débat. Les républicains disposent de 53 sièges au Sénat, ce qui signifie qu&rsquo;au moins 7 sénateurs démocrates devaient basculer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat a été pire que prévu : <strong>tous les sénateurs démocrates ont voté contre</strong>, et plusieurs républicains ont également fait défection. La structure finale du vote montre que les divergences entre les deux partis sur la régulation des cryptomonnaies sont trop profondes pour être comblées à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Le point de blocage : l&rsquo;éthique et la politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obstacle <strong>central</strong> à l&rsquo;adoption du texte n&rsquo;était pas technique, mais <strong>politique et éthique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les démocrates exigeaient des restrictions plus strictes interdisant au président Trump et à sa famille de tirer profit de leurs activités dans les cryptomonnaies pendant leur mandat. La sénatrice Elizabeth Warren a déclaré avant le vote qu&rsquo;il était impossible de laisser passer une loi « permettant au président de continuer à gagner des milliards de dollars grâce aux cryptomonnaies ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les républicains ont bien proposé des amendements, notamment pour interdire aux hauts responsables d&rsquo;émettre des actifs numériques, mais les démocrates ont jugé les mécanismes d&rsquo;application insuffisants et ont exigé des obligations de cession plus contraignantes. Les négociations ont finalement échoué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. La réaction du marché : le bitcoin passe sous les 75 000 dollars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec de la loi s&rsquo;est immédiatement répercuté sur les marchés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le bitcoin</strong> est brièvement tombé sous <strong>74 911 dollars</strong>, en baisse de plus de 5 %</li>



<li><strong>L&rsquo;ethereum</strong> a reculé d&rsquo;environ 7 %</li>



<li><strong>Circle</strong>, l&rsquo;émetteur de l&rsquo;USDC, a chuté de <strong>11,61 %</strong>, à 86,11 dollars</li>



<li><strong>Coinbase</strong> a également perdu environ 10 %</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La performance de Circle mérite une attention particulière. Le marché considérait le CLARITY Act comme l&rsquo;étape clé vers une reconnaissance fédérale des stablecoins. L&rsquo;échec du texte a directement frappé les anticipations de croissance des émetteurs de stablecoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Pourquoi cela concerne directement l&rsquo;UEMOA et la CEMAC ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1. Les stablecoins sont le point de connexion central</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des enjeux centraux du CLARITY Act était le <strong>cadre réglementaire des stablecoins</strong>. Or, l&rsquo;usage des stablecoins en Afrique de l&rsquo;Ouest et en Afrique centrale connaît une croissance rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données citées lors de la conférence de Dakar, <strong>l&rsquo;Afrique subsaharienne a enregistré 205 milliards de dollars de transactions liées aux crypto-actifs entre juillet 2024 et juin 2025, en hausse de 52 % sur un an</strong>. Le Togo s&rsquo;est classé <strong>neuvième</strong> au rang mondial de l&rsquo;adoption des crypto-actifs en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Togo, au Nigeria et au Ghana, les importateurs ont pris l&rsquo;habitude de <strong>détenir du Tether (USDT) entre l&rsquo;achat et la revente</strong> de marchandises achetées en Chine et dans les pays du Golfe, afin de se couvrir contre l&rsquo;inflation du franc CFA.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. La prolongation du vide réglementaire = la prolongation du risque</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec du CLARITY Act signifie que <strong>les règles fédérales américaines sur les stablecoins ne verront pas le jour au moins cette année</strong>. La conséquence directe est la suivante :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les émetteurs mondiaux de stablecoins continueront d&rsquo;opérer dans une zone grise.</strong> Pour les utilisateurs africains, cela signifie que la <strong>transparence des réserves, la garantie de remboursement et les normes de conformité des émetteurs</strong> des outils que vous utilisez — USDT, USDC — ne s&rsquo;amélioreront pas à court terme grâce à la législation américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;USDC de Circle est l&rsquo;un des stablecoins largement utilisés dans les réseaux de paiement B2B en Afrique. Si les États-Unis ne peuvent pas offrir aux émetteurs une voie de conformité claire, ces derniers pourraient être <strong>plus conservateurs</strong> dans leur expansion en Afrique, ou répercuter les coûts de conformité sur les utilisateurs en aval.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. La stratégie d&rsquo;« observation prudente » de l&rsquo;UEMOA mise à l&rsquo;épreuve</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La position du gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, reste inchangée depuis juillet 2026 : « <strong>Ce n&rsquo;est pas une monnaie. Il n&rsquo;y a pas de réglementation. Donc la prudence s&rsquo;impose.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité C-CRYPTO de la BCEAO, créé en mai 2026, n&rsquo;a publié aucun calendrier réglementaire concret. La banque centrale ouest-africaine attend visiblement un signal réglementaire mondial plus clair — notamment américain — avant de définir ses propres règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;échec du CLARITY Act revient à dire à la BCEAO : ce signal ne viendra pas à court terme.</strong> Cela signifie que la période de vide réglementaire de l&rsquo;UEMOA se prolongera. Pour les fintechs et les prestataires de paiement opérant au Sénégal, en Côte d&rsquo;Ivoire ou au Bénin, <strong>l&rsquo;incertitude de conformité persistera</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. La position de la CEMAC est plus ferme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à l&rsquo;« observation prudente » de l&rsquo;UEMOA, la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC) a déjà fait un <strong>choix souverain clair</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a annoncé en mai 2026 à la conférence de Dakar que <strong>la CEMAC n&rsquo;autoriserait qu&rsquo;un stablecoin adossé 1:1 au franc CFA, et qu&rsquo;il devrait être émis par la banque centrale elle-même. Les stablecoins en dollars sont explicitement exclus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sana Bangui a directement invoqué la souveraineté monétaire : « <strong>Nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;une seule parité : un franc CFA, un franc CFA numérique. C&rsquo;est une question de souveraineté monétaire dans la région CEMAC.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie que <strong>la perspective d&rsquo;une circulation légale des stablecoins en dollars dans les six pays de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Tchad, Congo, Guinée équatoriale, République centrafricaine) est extrêmement limitée</strong>. L&rsquo;échec du CLARITY Act ne changera pas cette position, mais il pourrait renforcer le jugement déjà établi de la BEAC : <strong>puisque les États-Unis eux-mêmes ne parviennent pas à établir des règles claires pour les stablecoins en dollars, la CEMAC a encore moins de raisons de s&rsquo;ouvrir</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Conseils pragmatiques pour les utilisateurs de la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base des informations actuelles, plusieurs points méritent l&rsquo;attention des utilisateurs et des petites entreprises d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier point : ne pas attendre à court terme l&rsquo;arrivée d&rsquo;une « norme américaine » sur les stablecoins.</strong> Que vous utilisiez l&rsquo;USDT pour vos règlements transfrontaliers ou que vous déteniez des stablecoins en dollars via une plateforme, ces outils resteront dans une <strong>zone grise réglementaire</strong> pour l&rsquo;avenir prévisible. Aucune agence gouvernementale américaine ne garantit vos fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxième point : suivre les travaux du C-CRYPTO de l&rsquo;UEMOA, sans attendre de progrès rapides.</strong> La BCEAO doit coordonner la position de huit États membres, un processus intrinsèquement plus lent qu&rsquo;une législation nationale unique. Compte tenu de l&rsquo;absence de pression externe après l&rsquo;échec du CLARITY Act, <strong>le cadre réglementaire de l&rsquo;UEMOA ne devrait pas voir le jour avant 2027-2028</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième point : la voie du stablecoin « 1:1 franc CFA » de la CEMAC mérite d&rsquo;être suivie.</strong> Si la BEAC lance réellement un franc CFA numérique, il pourrait devenir le premier outil de paiement numérique adossé à une banque centrale dans la région. Mais cela prendra du temps, et son <strong>accessibilité et son acceptation</strong> restent incertaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;échec du CLARITY Act est, en surface, le résultat d&rsquo;un blocage politique entre les deux partis américains. En profondeur, il révèle une difficulté commune à la régulation mondiale des stablecoins : alors que les stablecoins en dollars sont devenus une infrastructure de paiement de fait en Afrique, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, le Congrès américain est incapable d&rsquo;offrir aux émetteurs de ces outils un cadre légal clair.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de l&rsquo;UEMOA et de la CEMAC, cela signifie que les stablecoins en dollars que vous utilisez continueront d&rsquo;évoluer en marge de la réglementation dans un avenir prévisible. Ce n&rsquo;est pas une situation rassurante — mais c&rsquo;est un fait qu&rsquo;il faut regarder en face avec lucidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du Capitole à l&#8217;Afrique francophone : Pourquoi le CLARITY Act américain va redessiner l&#8217;usage des cryptos en zones UEMOA et CEMAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vote du Sénat américain sur le CLARITY Act dépasse largement les frontières de Washington : en fixant l&#8217;infrastructure du marché mondial des actifs numériques, ce texte s&#8217;apprête à redessiner les règles de circulation des capitaux jusqu&#8217;en Afrique de l&#8217;Ouest et Centrale. Cette loi de 630 pages ambitionne de mettre fin à une décennie d&#8217;incertitude [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le vote du Sénat américain sur le CLARITY Act dépasse largement les frontières de Washington : en fixant l&rsquo;infrastructure du marché mondial des actifs numériques, ce texte s&rsquo;apprête à redessiner les règles de circulation des capitaux jusqu&rsquo;en Afrique de l&rsquo;Ouest et Centrale. Cette loi de 630 pages ambitionne de mettre fin à une décennie d&rsquo;incertitude juridique aux États-Unis en clarifiant la répartition des compétences entre la SEC pour les titres financiers et la CFTC pour les marchandises, tout en imposant des règles d&rsquo;éthique strictes aux responsables publics. Son adoption reste néanmoins incertaine. L&rsquo;obtention des 60 voix requises pour clore les débats au Sénat exige le ralliement d&rsquo;au moins sept démocrates, un défi politique complexe face aux divisions sur l&rsquo;encadrement de la finance décentralisée et sur le versement de rendements par les stablecoins, auquel le secteur bancaire traditionnel s&rsquo;oppose fermement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants et les entreprises des zones UEMOA et CEMAC — de Dakar à Douala, en passant par Abidjan, Libreville ou Ouagadougou —, cette réforme américaine revêt une importance cruciale. Les jetons adossés au dollar, comme l&rsquo;USDT ou l&rsquo;USDC, sont devenus des leviers essentiels du commerce transfrontalier, du transfert de fonds et de la préservation du capital face aux contraintes de devises. Or, le projet américain octroie au Trésor un pouvoir de « coupe-circuit » capable de suspendre temporairement les rendements de ces stablecoins en cas de retraits massifs, ce qui affectera directement leur liquidité et leur coût d&rsquo;accès sur le continent. De plus, à l&rsquo;image du règlement européen MiCA, ces normes américaines deviendront le standard de conformité universel auquel les fintechs, banques et opérateurs régionaux devront obligatoirement se plier pour maintenir leur accès aux réseaux financiers internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation globale intervient alors que les deux zones monétaires francophones naviguent dans un flou réglementaire similaire. Ni la BCEAO en Afrique de l&rsquo;Ouest, ni la BEAC et la COSUMAF en Afrique Centrale ne disposent encore d&rsquo;un cadre législatif complet et harmonisé pour régir les crypto-actifs, repoussant toute régulation régionale formelle à l&rsquo;horizon 2027 ou 2028. Dans cet intervalle, si la détention de cryptomonnaies demeure tolérée, elle n&rsquo;offre aucune protection légale aux usagers face à la prolifération des escroqueries. Pour les acteurs économiques ouest et centrafricains, l&rsquo;enjeu ne réside donc pas dans la spéculation, mais dans l&rsquo;anticipation d&rsquo;une rigueur réglementaire internationale qui conditionnera désormais les échanges financiers transfrontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Stablecoins en Afrique : révolution des paiements ou menace pour les monnaies locales ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Wora - Consultant Blockchain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 12:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les stablecoins, c&#8217;est quoi exactement ? Les stablecoins sont des actifs numériques conçus pour maintenir une valeur relativement stable par rapport à un actif de référence. Le cas le plus courant est celui des stablecoins indexés sur le dollar américain. Contrairement au Bitcoin, dont le prix peut fortement fluctuer en quelques heures, un stablecoin comme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les stablecoins, c&rsquo;est quoi exactement ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins sont des actifs numériques conçus pour maintenir une valeur relativement stable par rapport à un actif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas le plus courant est celui des <strong>stablecoins indexés sur le dollar américain</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement au Bitcoin, dont le prix peut fortement fluctuer en quelques heures, un stablecoin comme un stablecoin en dollars cherche à maintenir une valeur proche de celle du dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette caractéristique lui donne une fonction différente dans l&rsquo;économie numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin peut notamment servir à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>transférer de la valeur entre deux pays ;</li>



<li>effectuer certains paiements numériques ;</li>



<li>conserver temporairement une valeur liée au dollar ;</li>



<li>faciliter les transactions internationales ;</li>



<li>régler certaines opérations commerciales ;</li>



<li>transférer des fonds entre différents acteurs financiers.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique, cette utilisation prend de l&rsquo;ampleur alors que les paiements transfrontaliers restent souvent coûteux, complexes et dépendants de la disponibilité des devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA estime que le continent compte désormais plus de <strong>54 millions d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;actifs numériques</strong>, tandis que le Nigeria représente à lui seul environ 25,9 millions d&rsquo;utilisateurs selon les données présentées lors de son événement consacré aux stablecoins.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Pourquoi les stablecoins intéressent-ils autant l&rsquo;Afrique ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt africain pour les stablecoins ne repose pas uniquement sur la spéculation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il répond aussi à certains problèmes très concrets du système financier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Les transferts internationaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Envoyer de l&rsquo;argent d&rsquo;un pays à un autre peut impliquer plusieurs intermédiaires, des frais, des délais et des contraintes liées aux devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins proposent une autre architecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une valeur numérique peut être transférée sur une blockchain sans nécessairement passer par la même chaîne d&rsquo;intermédiaires que dans un transfert bancaire traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est particulièrement intéressant pour les paiements entre pays africains et pour les transferts de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs du secteur cités par la CEA mettent déjà en avant les usages des stablecoins pour les paiements transfrontaliers, les transferts intra-africains et la gestion de trésorerie.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Une opportunité pour les fintechs africaines</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fintechs, les stablecoins peuvent devenir une nouvelle couche d&rsquo;infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise fintech pourrait, par exemple, utiliser une infrastructure blockchain pour faciliter le transfert de valeur entre deux marchés avant de convertir finalement les fonds dans la monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela pourrait permettre de développer de nouveaux produits financiers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>transferts internationaux ;</li>



<li>paiements B2B ;</li>



<li>paiements pour les freelances ;</li>



<li>commerce transfrontalier ;</li>



<li>gestion de trésorerie ;</li>



<li>solutions de paiement pour les entreprises ;</li>



<li>services financiers destinés à la diaspora.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif n&rsquo;est donc pas nécessairement de remplacer les banques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stablecoins pourraient plutôt devenir une infrastructure complémentaire utilisée par les banques, les fintechs et les entreprises.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Mais pourquoi parler de menace pour les monnaies locales ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le débat devient beaucoup plus complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin indexé sur le dollar ne représente pas seulement une nouvelle technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il représente également une <strong>forme de dollar numérique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les consommateurs et les entreprises commencent à préférer des actifs numériques en dollars pour conserver leur épargne ou réaliser certaines transactions, la demande pour la monnaie locale pourrait progressivement diminuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que les économistes appellent généralement un risque de <strong>substitution monétaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la monnaie locale est déjà confrontée à des problèmes de confiance, d&rsquo;inflation ou de volatilité, l&rsquo;utilisation massive d&rsquo;un stablecoin en dollars pourrait accélérer cette préférence pour une monnaie étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat dépasse donc largement la technologie blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il concerne directement la <strong>souveraineté monétaire</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Et le franc CFA dans tout ça ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun, la question est particulièrement intéressante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le franc CFA d&rsquo;Afrique centrale est une monnaie commune utilisée par les pays membres de la CEMAC et émise dans le cadre institutionnel de la BEAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de stablecoins en dollars ou en euros pourrait créer une nouvelle catégorie d&rsquo;actifs numériques utilisés parallèlement aux monnaies traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginez, par exemple, un Camerounais qui reçoit régulièrement de l&rsquo;argent depuis l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, il peut recevoir des fonds via :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Banque → Mobile Money → transfert spécialisé → fintech.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Demain, une partie de cette chaîne pourrait potentiellement intégrer un stablecoin :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Expéditeur → stablecoin → infrastructure fintech → conversion en FCFA → bénéficiaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale serait alors :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>le stablecoin facilite-t-il simplement le transfert ou devient-il lui-même une monnaie utilisée par les consommateurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence est fondamentale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Stablecoin ou FCFA numérique : deux visions différentes</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de ne pas confondre stablecoins et monnaie numérique de banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>stablecoin privé</strong> est généralement émis par une entreprise ou une organisation privée et cherche à maintenir une valeur liée à un actif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une <strong>CBDC</strong>, ou monnaie numérique de banque centrale, est émise directement par une banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux peuvent utiliser des technologies numériques, mais leur nature institutionnelle est différente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique pourrait donc être confrontée à plusieurs modèles dans les prochaines années :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + Mobile Money</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + fintech</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie traditionnelle + stablecoins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monnaie numérique de banque centrale + systèmes de paiement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ou encore une combinaison de ces différentes infrastructures.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Les stablecoins peuvent-ils réduire le coût des transferts ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Potentiellement, oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut éviter une conclusion trop simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le transfert d&rsquo;un stablecoin sur une blockchain peut être rapide et relativement peu coûteux, mais le coût réel d&rsquo;un transfert international ne se limite pas à la transaction blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également prendre en compte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;achat du stablecoin ;</li>



<li>la conversion de la monnaie locale ;</li>



<li>les frais de la plateforme ;</li>



<li>la liquidité disponible ;</li>



<li>la conversion finale en monnaie locale ;</li>



<li>la conformité réglementaire ;</li>



<li>les contrôles anti-blanchiment ;</li>



<li>les risques liés à l&rsquo;intermédiaire ;</li>



<li>l&rsquo;accès aux infrastructures numériques.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>une blockchain moins chère ne signifie pas automatiquement un transfert final moins cher pour le consommateur.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le principal défi : la réglementation</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des plus grands obstacles à l&rsquo;adoption des stablecoins en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régulateurs doivent répondre à plusieurs questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui peut émettre un stablecoin ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles réserves doivent garantir sa valeur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment vérifier ces réserves ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment protéger les consommateurs ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment lutter contre le blanchiment d&rsquo;argent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment gérer les risques de fraude ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment traiter fiscalement les transactions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>quelle place accorder aux stablecoins dans le système monétaire national ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA a précisément identifié plusieurs défis liés à une adoption responsable, notamment l&rsquo;infrastructure, la liquidité, la clarté réglementaire et la protection des consommateurs.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le risque de dépendance au dollar</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre enjeu mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des stablecoins les plus utilisés sont liés au dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si leur utilisation augmente fortement en Afrique, ils pourraient renforcer indirectement la place du dollar dans les économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un particulier, cela peut être intéressant : conserver une valeur numérique liée au dollar peut offrir une protection contre certaines fluctuations de la monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour un État, une utilisation massive de dollars numériques pourrait compliquer la gestion de la politique monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque est donc double :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>opportunité individuelle</strong> d&rsquo;un côté,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>enjeu macroéconomique</strong> de l&rsquo;autre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Et si l&rsquo;Afrique créait ses propres stablecoins ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est justement l&rsquo;une des pistes désormais discutées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEA a notamment placé les <strong>stablecoins en monnaies locales</strong> parmi les sujets à examiner dans le cadre de sa réflexion sur l&rsquo;argent tokenisé et les stablecoins en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin lié au franc CFA, par exemple, pourrait théoriquement permettre de combiner certaines caractéristiques de la monnaie numérique avec une infrastructure blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une telle solution soulèverait elle aussi des questions importantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui l&rsquo;émettrait ?</li>



<li>Qui garantirait les réserves ?</li>



<li>Quelle institution la superviserait ?</li>



<li>Serait-elle utilisable dans toute la CEMAC ?</li>



<li>Comment fonctionnerait la conversion avec les banques ?</li>



<li>Serait-elle compatible avec les infrastructures de paiement existantes ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit donc pas simplement de créer un token.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudrait construire tout un cadre financier autour de celui-ci.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Stablecoins : révolution ou menace ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est probablement : <strong>les deux, selon la manière dont ils sont utilisés.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une révolution si :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>ils réduisent les coûts des paiements transfrontaliers ;</li>



<li>ils facilitent les transferts de la diaspora ;</li>



<li>ils améliorent les paiements entre entreprises africaines ;</li>



<li>ils favorisent l&rsquo;inclusion financière ;</li>



<li>ils permettent aux fintechs de développer de nouveaux services ;</li>



<li>ils améliorent la vitesse des règlements internationaux.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Une menace si :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>ils favorisent une dollarisation numérique excessive ;</li>



<li>ils détournent les dépôts du système bancaire ;</li>



<li>ils sont utilisés sans protection suffisante des consommateurs ;</li>



<li>leur réglementation reste floue ;</li>



<li>ils facilitent certaines formes de fraude ou de blanchiment ;</li>



<li>les utilisateurs deviennent dépendants d&rsquo;infrastructures étrangères.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Quel avenir pour les stablecoins en Afrique ?</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario le plus probable n&rsquo;est peut-être pas celui d&rsquo;un remplacement brutal des monnaies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il pourrait plutôt s&rsquo;agir d&rsquo;une <strong>coexistence entre plusieurs formes de monnaie et plusieurs infrastructures de paiement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques continueront à jouer leur rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mobile Money restera essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fintechs développeront de nouveaux services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques centrales moderniseront leurs infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les stablecoins pourraient progressivement devenir une couche supplémentaire pour certains paiements et transferts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu pour les régulateurs africains sera alors de trouver un équilibre entre <strong>innovation, stabilité financière, souveraineté monétaire et protection des consommateurs</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">Le cas du Cameroun : une opportunité à surveiller</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Cameroun, le sujet mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays possède déjà un écosystème important de Mobile Money et connaît une progression des services financiers numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée progressive de nouvelles infrastructures de paiement et la croissance des fintechs pourraient créer un environnement dans lequel les stablecoins trouveraient certains cas d&rsquo;utilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leur développement devra nécessairement tenir compte du cadre réglementaire de la CEMAC et du rôle de la BEAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises camerounaises, la question ne sera donc pas seulement :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Les stablecoins vont-ils remplacer le FCFA ? »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable question pourrait être :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Comment intégrer les nouvelles infrastructures numériques sans fragiliser le système monétaire existant ? »</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
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			</item>
		<item>
		<title>Euro numérique et franc CFA : la promesse de confidentialité qui cache un renforcement du contrôle européen</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/08/28/euro-numerique-franc-cfa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FEZEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation & BCEAO/BEAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’euro numérique se prépare dans les couloirs de la BCE avec une promesse qui attire l’attention : un niveau de confidentialité maximal, au moins en apparence. L’institution dirigée par Christine Lagarde assure que cette monnaie virtuelle offrira une protection des données personnelles supérieure à celle d’un virement classique, notamment via un mode hors ligne où [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’euro numérique se prépare dans les couloirs de la BCE avec une promesse qui attire l’attention : un niveau de confidentialité maximal, au moins en apparence. L’institution dirigée par Christine Lagarde assure que cette monnaie virtuelle offrira une protection des données personnelles supérieure à celle d’un virement classique, notamment via un mode hors ligne où seuls le payeur et le bénéficiaire auraient accès aux informations échangées. Derrière ce discours rassurant, la réalité technique et politique dessine un tout autre paysage, où le contrôle reste le maître mot. L’Eurosystème, s’il ne connaît pas directement l’identité des utilisateurs, centralise toutes les transactions et laisse aux banques commerciales le soin de gérer les données personnelles, notamment pour appliquer les règles de lutte contre le blanchiment. Ce système, bien plus proche d’une séparation des données que d’une réelle anonymisation, installe en réalité un outil de surveillance et de régulation puissant entre les mains des autorités européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution majeure du système monétaire européen n’est pas sans conséquence pour les économies adossées à l’euro, et tout particulièrement pour la zone du franc CFA. La parité fixe entre l’euro et le CFA, garantie par le Trésor français, ancre depuis des décennies les politiques monétaires de l’UEMOA et de la CEMAC dans le sillage des décisions de Francfort. L’arrivée d’un euro numérique ne modifie pas le cours de la devise, mais elle modernise la monnaie de référence, ce qui impose aux banques centrales africaines une adaptation technologique et réglementaire sous peine de voir leur système perdre en compatibilité. Face à cette accélération, les institutions monétaires de la zone ont engagé leurs propres projets de monnaies numériques, souvent appelés « e-CFA », afin de ne pas rester à quai. Mais cette course à la digitalisation soulève une question fondamentale : celle de la souveraineté monétaire réelle. Beaucoup d’observateurs voient dans ces projets une simple numérisation de la dépendance, car le cadre reste celui d’une parité imposée et d’une politique monétaire décidée hors du continent. La BEAC, pour la CEMAC, a d’ailleurs pris une position ferme en annonçant vouloir promouvoir sa propre stablecoin adossée au CFA, sans laisser de place aux cryptomonnaies adossées au dollar qui menaceraient ses réserves. Cette résistance illustre la conscience aiguë qu’ont les autorités monétaires africaines des enjeux de souveraineté, dans un contexte où l’euro numérique pourrait devenir un levier de contrôle supplémentaire pour l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet environnement en pleine recomposition, les acteurs privés ont aussi un rôle à jouer en proposant des solutions qui anticipent les besoins de fluidité et d’accessibilité. C’est dans cette perspective que des initiatives comme <a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a> émergent, en s’appuyant sur les stablecoins pour faciliter les transferts internationaux vers le Cameroun. Ce type de service, qui utilise la technologie des cryptomonnaies comme monnaie de compensation, illustre la manière dont les innovations numériques peuvent contourner les lourdeurs du système bancaire traditionnel tout en répondant aux exigences de rapidité et de coût. À l’heure où les banques centrales verrouillent leurs réseaux, ces passerelles privées offrent une alternative souple pour les diasporas et les entreprises qui ont besoin de mouvoir des fonds sans friction. L’euro numérique, s’il se concrétise, pourrait d’ailleurs amplifier ce phénomène en poussant les acteurs locaux à diversifier leurs outils pour rester compétitifs face à la puissance de frappe de la BCE. Quoi qu’il arrive, la transition monétaire en cours redessine les rapports de force entre le Nord et le Sud, et les pays du franc CFA devront naviguer avec prudence entre l’impératif de modernisation et la préservation de leur autonomie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kraken veut devenir une banque : la crypto ne veut plus remplacer les banques, elle veut devenir la banque</title>
		<link>https://lanouvellemonnaie.com/2026/08/21/kraken-une-banque-crypto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Oumarou Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 16:03:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kraken ne veut plus seulement être une plateforme où l’on achète et vend des cryptomonnaies. Son ambition est désormais beaucoup plus vaste : devenir une véritable banque. Et derrière cette annonce se dessine peut-être l’une des transformations les plus importantes du système financier. Pendant des années, les plateformes crypto ont été présentées comme une alternative [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kraken ne veut plus seulement être une plateforme où l’on achète et vend des cryptomonnaies. Son ambition est désormais beaucoup plus vaste : devenir une véritable banque. Et derrière cette annonce se dessine peut-être l’une des transformations les plus importantes du système financier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, les plateformes crypto ont été présentées comme une alternative aux banques. Elles permettaient d’acheter du Bitcoin, de conserver des actifs numériques et de transférer de l’argent sans passer par les infrastructures financières traditionnelles. Mais le mouvement est en train de s’inverser. Les grandes entreprises crypto ne cherchent plus nécessairement à remplacer les banques : <strong>elles commencent à vouloir faire le même métier qu’elles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière illustration de cette évolution vient de Kraken. Dave Ripley, co-CEO de Kraken et de sa maison mère Payward, a déclaré lors du Wyoming Blockchain Symposium 2026 que le groupe envisageait de devenir une banque à part entière dans certains marchés internationaux. « Nous envisageons de devenir une banque à part entière dans certaines de nos autres zones géographiques, probablement pas aux États-Unis immédiatement », a-t-il expliqué à The Block.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration est loin d’être anodine. Kraken ne parle plus simplement de crypto, de trading ou de Bitcoin. Dave Ripley décrit lui-même ce qu’il considère comme le cœur du métier bancaire : <strong>les paiements et les mouvements d’argent, le crédit, les rendements et la conservation des actifs</strong>. Et selon lui, Kraken fait déjà ces quatre choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le raisonnement est simple : si une plateforme possède déjà les briques essentielles d’une activité bancaire, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et obtenir les licences permettant de proposer l’ensemble des services sous une véritable licence bancaire ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kraken est déjà en train de sortir du monde de la crypto</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution ne tombe pas du ciel. Depuis plusieurs années, Kraken élargit progressivement son périmètre. La plateforme ne veut plus dépendre uniquement des commissions générées par les achats et ventes de cryptomonnaies. Elle développe notamment ses activités liées aux actions, aux actifs tokenisés, aux contrats à terme, à la conservation et aux services financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats du deuxième trimestre 2026 permettent justement de mesurer cette transformation. Payward a enregistré <strong>508 millions de dollars de revenus ajustés</strong>, soit une progression de 17 % sur un an. Dans le même temps, le volume total des transactions sur la plateforme a reculé à 310 milliards de dollars. Le nombre de comptes financés a pourtant atteint 6,6 millions, en hausse de 42 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre le plus révélateur est peut-être ailleurs : les revenus provenant des activités liées aux actifs et aux services représentent désormais environ <strong>60 % du chiffre d’affaires</strong>, contre 55 % un an auparavant. Kraken est donc progressivement en train de construire un modèle économique dans lequel le trading crypto n’est plus l’unique moteur de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est exactement le type de diversification que l’on pouvait attendre après plusieurs années de cycles extrêmement violents sur le marché des cryptomonnaies. Lorsque les volumes de trading s&rsquo;effondrent, les commissions diminuent. Une entreprise qui dépend exclusivement du trading reste donc prisonnière du cycle crypto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, un compte bancaire, une carte, un service de paiement, un produit de rendement, un service de conservation ou un crédit peuvent générer des revenus beaucoup plus récurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kraken veut donc passer d’un modèle transactionnel à un modèle financier.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe : la crypto voulait supprimer les intermédiaires, elle veut maintenant devenir l’intermédiaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement l’aspect le plus intéressant de cette évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Bitcoin est apparu, son ambition était notamment de permettre aux individus de transférer de la valeur sans avoir besoin de faire confiance à une banque. Quinze ans plus tard, les entreprises construites autour de cet écosystème cherchent à obtenir des licences bancaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela peut sembler contradictoire. En réalité, ce ne l’est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La technologie blockchain n’a jamais supprimé le besoin de services financiers. Elle a surtout permis de modifier la manière dont ces services sont construits et exécutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne a toujours besoin de recevoir son salaire, de payer son loyer, d’envoyer de l’argent à l’étranger, de conserver son épargne, d’investir, d’emprunter ou de disposer d’un moyen de paiement. Ce qui change, c’est <strong>l’infrastructure située derrière ces opérations</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que se situe la bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La banque traditionnelle possède historiquement la relation avec le client et les licences. La fintech possède l’expérience utilisateur. La crypto possède désormais les infrastructures blockchain, les stablecoins et les marchés numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frontières entre ces trois mondes sont en train de disparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le stablecoin pourrait être la pièce manquante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation devient encore plus intéressante avec l’arrivée massive des stablecoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un stablecoin comme l’USDC peut fonctionner comme une couche de règlement numérique entre différentes infrastructures. Pour l’utilisateur final, il n’est même pas nécessaire de savoir qu’un stablecoin intervient dans la transaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un client peut envoyer des euros. L’infrastructure peut convertir ces euros en stablecoin, transférer cette valeur sur une blockchain, puis permettre au destinataire de recevoir des francs CFA, des dollars ou une autre monnaie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est notamment le principe qui permet à de nouvelles infrastructures de paiement de fonctionner avec beaucoup plus de souplesse qu’un système bancaire traditionnel. Des services comme <strong><a href="https://www.ipercash.com">IPercash</a></strong> illustrent cette nouvelle logique : le stablecoin peut rester invisible pour l&rsquo;utilisateur final tout en servant de rail de compensation entre deux systèmes monétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable révolution n&rsquo;est donc peut-être pas de faire payer les consommateurs en cryptomonnaies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle consiste à <strong>utiliser la blockchain pour faire fonctionner l&rsquo;infrastructure financière située derrière les paiements traditionnels</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est précisément cette évolution qui intéresse désormais les grandes plateformes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kraken veut une banque, mais pas nécessairement aux États-Unis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut toutefois éviter d&rsquo;aller trop vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kraken n&rsquo;a pas annoncé le lancement immédiat d&rsquo;une banque universelle. Dave Ripley a simplement indiqué que Payward étudiait cette possibilité dans certaines juridictions internationales, sans préciser les pays concernés ni les licences envisagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, Kraken possède déjà une présence bancaire particulière avec Kraken Financial, une institution basée dans le Wyoming. Mais cette structure ne correspond pas encore à une banque commerciale classique capable de proposer l&rsquo;ensemble des services bancaires traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt de Kraken pour les marchés internationaux est donc particulièrement révélateur. Certaines juridictions peuvent offrir un environnement réglementaire permettant à une entreprise crypto de réunir plus facilement plusieurs activités sous une même licence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et une fois cette infrastructure construite, le modèle peut devenir extrêmement puissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginez une seule application permettant d&rsquo;acheter du Bitcoin, de détenir des dollars tokenisés, d&rsquo;investir dans des actions, de recevoir un salaire, d&rsquo;envoyer de l&rsquo;argent à l&rsquo;étranger, de générer un rendement sur son épargne, de payer avec une carte et, demain, d&rsquo;obtenir un crédit immobilier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À ce stade, la question « est-ce une plateforme crypto ou une banque ? » devient presque impossible à trancher.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La prochaine bataille ne sera peut-être pas Bitcoin contre les banques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement la conclusion la plus importante à tirer de l&rsquo;annonce de Kraken.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine bataille financière ne se jouera pas nécessairement entre les cryptomonnaies et les banques traditionnelles. Elle pourrait opposer des <strong>plateformes financières capables de combiner les deux mondes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques possèdent les licences, les dépôts, la clientèle et la connaissance réglementaire. Les entreprises crypto disposent de nouvelles infrastructures de règlement, de marchés numériques ouverts en permanence et de technologies permettant de déplacer de la valeur à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les deux, les fintechs ont déjà démontré qu&rsquo;il était possible de reconstruire une expérience bancaire beaucoup plus simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle qui émergera demain pourrait donc ressembler à une banque sans agence, une fintech avec une licence bancaire et une infrastructure fonctionnant en partie sur des blockchains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kraken vient simplement de dire à voix haute ce que beaucoup d&rsquo;acteurs du secteur ont déjà commencé à construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La crypto ne cherche peut-être plus à tuer la banque. Elle cherche à devenir la nouvelle banque.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si cette tendance se poursuit, le véritable gagnant ne sera pas nécessairement celui qui possède le plus de Bitcoin. Ce sera celui qui contrôlera <strong>les rails sur lesquels circuleront les prochaines générations de monnaie numérique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>À quoi pourrait ressembler un Revolut camerounais ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 06:26:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Stablecoins & usages locaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la prochaine révolution bancaire au Cameroun ne venait pas d’une nouvelle banque traditionnelle, mais d’une application capable de réunir dans une seule interface le compte bancaire, le Mobile Money, les paiements, l’épargne, les transferts internationaux et, demain, les actifs numériques ? Le modèle existe déjà sous une certaine forme en Europe avec Revolut. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Et si la prochaine révolution bancaire au Cameroun ne venait pas d’une nouvelle banque traditionnelle, mais d’une application capable de réunir dans une seule interface le compte bancaire, le Mobile Money, les paiements, l’épargne, les transferts internationaux et, demain, les actifs numériques ? Le modèle existe déjà sous une certaine forme en Europe avec Revolut. Mais transposé au Cameroun, il pourrait prendre une forme très différente. Car une véritable « Revolut camerounaise » ne devrait pas copier la banque européenne. Elle devrait partir des usages africains pour construire une banque adaptée à une économie où le téléphone mobile, le Mobile Money et les transferts de la diaspora occupent une place centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier changement serait presque invisible : le client n’aurait plus à se demander où se trouve son argent. Aujourd’hui, un Camerounais peut avoir un compte bancaire dans une banque classique, un portefeuille Orange Money, un autre compte MTN MoMo, une application pour recevoir de l’argent de l’étranger et éventuellement une autre solution pour épargner ou investir. Chacun de ces services possède ses propres interfaces, ses propres règles et parfois ses propres frais. Une Revolut camerounaise chercherait au contraire à faire disparaître cette fragmentation. Depuis une seule application, le client pourrait voir son solde bancaire, ses portefeuilles Mobile Money, ses cartes et ses autres avoirs, puis déplacer son argent d’un environnement à l’autre sans avoir à comprendre les infrastructures qui se trouvent derrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement la première grande leçon du modèle Revolut : <strong>la banque ne devrait plus être une collection de comptes, mais une interface unique permettant de gérer sa vie financière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, cette interface commencerait naturellement par le FCFA. Le client pourrait ouvrir son compte à distance, effectuer les procédures d’identification nécessaires depuis son téléphone, recevoir de l’argent, payer des factures, effectuer des transferts et disposer immédiatement d’une carte virtuelle. Une carte physique pourrait ensuite être proposée pour les paiements dans les commerces et les retraits. Mais contrairement à une banque traditionnelle, le compte ne serait que le point de départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième élément serait l’intégration native du Mobile Money. Il ne s’agirait pas nécessairement de remplacer Orange Money ou MTN MoMo, mais de faire en sorte que le client puisse les utiliser depuis la même interface. Il pourrait par exemple recevoir 100 000 FCFA sur son compte bancaire et transférer immédiatement 20 000 FCFA vers le portefeuille Mobile Money d’un proche. Ou recevoir un paiement Mobile Money et déplacer une partie de la somme vers son compte bancaire pour la conserver ou l’épargner. Pour l’utilisateur, il n’y aurait plus vraiment « banque » d’un côté et « Mobile Money » de l’autre : il y aurait simplement son argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique pourrait devenir particulièrement puissante avec l’interopérabilité des paiements à l’échelle de la CEMAC. La BEAC travaille depuis plusieurs années à la modernisation et à l’interconnexion des systèmes de paiement régionaux. Le développement de GIMACPAY et l’adoption progressive de standards comme ISO 20022 vont dans cette direction. Une application financière camerounaise conçue dès le départ pour fonctionner dans cet environnement pourrait donc dépasser rapidement les frontières nationales. (<a href="https://www.beac.int/systemes-paiement/presentation-generale/?utm_source=chatgpt.com">beac.int</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Camerounais pourrait ainsi envoyer de l’argent au Gabon, au Congo, en République centrafricaine, en Guinée équatoriale ou au Tchad depuis la même application, sans avoir à rechercher quel réseau utiliser pour chaque destination. La monnaie resterait le franc CFA de la CEMAC, mais l’expérience deviendrait véritablement régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y aurait la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement ici que le modèle pourrait devenir particulièrement intéressant. Une grande partie des transferts internationaux vers le Cameroun reste organisée comme une opération ponctuelle : quelqu’un en France, en Allemagne, en Belgique, au Canada ou aux États-Unis envoie de l’argent à un proche au Cameroun. L’argent traverse un système de transfert, est converti puis remis au bénéficiaire. Une banque nouvelle génération pourrait transformer cette logique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Camerounais vivant en Europe pourrait avoir un espace financier directement connecté à celui de sa famille au Cameroun. Il pourrait conserver ses euros, envoyer des FCFA à un proche, payer directement certaines dépenses au Cameroun, participer à l’épargne familiale ou financer un projet sans avoir à multiplier les intermédiaires. Le bénéficiaire camerounais, de son côté, recevrait directement des FCFA dans son application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence est importante : <strong>on ne parlerait plus seulement de transfert d’argent, mais de connexion financière permanente entre la diaspora et le Cameroun.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là que les stablecoins pourraient intervenir, sans forcément être visibles pour les utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginons qu’une personne en France envoie 500 euros à sa famille au Cameroun. L’utilisateur français voit un solde en euros. Le bénéficiaire camerounais voit des FCFA. Entre les deux, l’infrastructure financière pourrait utiliser un stablecoin en dollars comme actif de règlement ou de compensation, selon le cadre réglementaire applicable. La blockchain servirait alors de rail invisible entre deux systèmes financiers, et non de produit spéculatif que le client serait obligé de comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une distinction essentielle. Un Revolut camerounais n’aurait pas nécessairement besoin de transformer chaque client en utilisateur de cryptomonnaies. Elle pourrait au contraire utiliser les technologies blockchain exactement comme les grandes infrastructures financières commencent à le faire : <strong>en coulisses</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le client n’aurait pas besoin de savoir sur quelle blockchain circule la valeur. Il n’aurait pas besoin de connaître une adresse de wallet. Il n’aurait pas à payer lui-même des frais de réseau. Il demanderait simplement : « Envoyer 500 euros au Cameroun », et recevrait en retour le montant en FCFA que son bénéficiaire obtiendra effectivement. La technologie serait là, mais elle disparaîtrait derrière l’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique pourrait également s’appliquer aux paiements internationaux des entreprises. Une PME camerounaise qui importe des marchandises pourrait avoir besoin de payer un fournisseur en Europe, en Asie ou aux États-Unis. Aujourd’hui, le paiement international peut impliquer des banques correspondantes, des délais, des justificatifs et plusieurs niveaux de frais. Une infrastructure financière moderne pourrait permettre de gérer cette opération depuis la même interface que les paiements domestiques, avec une transparence beaucoup plus grande sur le taux de change, les frais et le délai de règlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais un véritable Revolut camerounais ne devrait pas s’arrêter aux paiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pourrait également transformer l’épargne. Aujourd’hui, épargner suppose souvent de faire volontairement la démarche : ouvrir un compte spécifique, effectuer un virement, choisir un produit et parfois immobiliser les fonds. Dans une application conçue autour du comportement financier de l’utilisateur, l’épargne pourrait devenir presque automatique. Chaque fois qu’un revenu arrive, l’application pourrait proposer de mettre de côté une somme définie à l’avance. Le client pourrait créer des objectifs : scolarité, loyer, achat d’un véhicule, investissement, fonds d’urgence ou projet professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étape suivante serait l’investissement. Pas nécessairement avec une multitude de produits complexes, mais avec une interface permettant de comprendre ce que l’on fait. Un utilisateur pourrait par exemple choisir entre conserver ses liquidités, placer une partie de son argent dans un produit d’épargne réglementé, investir progressivement ou financer certains projets disponibles sur la plateforme. La technologie ne remplacerait pas la réglementation financière. Elle permettrait simplement de rendre l’accès aux produits existants plus simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le crédit pourrait suivre la même logique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque numérique disposant, avec l’accord du client et dans le respect des règles applicables, d’une vision consolidée de ses flux financiers pourrait potentiellement mieux comprendre la capacité de remboursement d’un entrepreneur ou d’un particulier. Les revenus, les dépenses régulières, les encaissements professionnels et l’historique des transactions pourraient contribuer à une évaluation plus fine du risque. L’intelligence artificielle pourrait alors assister l’analyse, sans que la décision de crédit soit nécessairement abandonnée à un algorithme opaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela serait particulièrement important pour les petites entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une PME camerounaise pourrait avoir dans la même application son compte professionnel, ses encaissements Mobile Money, ses paiements fournisseurs, ses factures, ses cartes d’entreprise, ses transferts internationaux et une partie de sa trésorerie. Elle pourrait recevoir automatiquement des alertes lorsqu’un paiement important approche, générer des factures, suivre ses entrées et sorties d’argent et demander un financement en fonction de son activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le « Revolut camerounais » deviendrait alors quelque chose de beaucoup plus large qu’une banque mobile. Elle deviendrait une <strong>infrastructure financière personnelle et professionnelle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’intelligence artificielle pourrait être la couche qui rend cette infrastructure réellement utilisable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de parcourir plusieurs menus, l’utilisateur pourrait simplement demander : « Combien ai-je dépensé en transport ce mois-ci ? » ou « Je dois envoyer 200 000 FCFA au Gabon, combien cela va me coûter ? » ou encore « Je veux économiser 1 million de FCFA en douze mois, combien dois-je mettre de côté chaque semaine ? » L’application transformerait ces demandes en opérations ou en informations compréhensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette vision ne serait viable qu’à une condition : la confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque nouvelle génération camerounaise devrait être extrêmement rigoureuse sur la sécurité, la protection des données, la conformité, la séparation des fonds, la transparence des frais et la gestion des risques. Plus l’application rassemble de services, plus elle devient importante dans la vie financière du client. Une panne, une fraude ou une mauvaise gestion aurait alors des conséquences beaucoup plus importantes que sur une simple application de paiement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réglementation serait également déterminante. Une plateforme qui combine compte bancaire, Mobile Money, paiements, transferts internationaux, épargne, investissement et actifs numériques ne pourrait pas simplement fonctionner comme une application technologique ordinaire. Chaque service doit être fourni dans le cadre juridique qui lui correspond, directement ou avec des partenaires dûment autorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n’empêche toutefois pas le modèle d’exister. Au contraire, cela pourrait conduire à une architecture intéressante : une plateforme unique côté client, mais plusieurs institutions réglementées et infrastructures spécialisées derrière cette interface. La banque apporte le compte et la gestion des dépôts. Les opérateurs fournissent les rails Mobile Money. Les réseaux de paiement assurent les transactions. Les partenaires spécialisés prennent en charge certains services internationaux ou numériques. La plateforme orchestre l’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement ainsi qu’il faudrait penser la banque africaine de demain : <strong>non pas comme une institution qui veut tout faire elle-même, mais comme une interface capable de faire fonctionner ensemble des infrastructures différentes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est d’autant plus pertinente que le Cameroun ne part pas de zéro. Le pays dispose déjà d’une adoption massive du Mobile Money, d’un écosystème bancaire établi, de fintechs innovantes et d’une diaspora qui génère d’importants flux financiers. L’enjeu n’est donc pas d’inventer un usage financier à partir de rien. Il est de connecter les usages qui existent déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une application pourrait ainsi devenir le point de convergence entre le compte bancaire et le Mobile Money, entre le Cameroun et la diaspora, entre les paiements domestiques et les transferts internationaux, entre la monnaie traditionnelle et les nouveaux rails numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément là que le modèle pourrait devenir plus intéressant que Revolut lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un « Revolut camerounais » n’aurait pas besoin de reproduire le modèle européen à l’identique. Elle pourrait être construite autour des réalités africaines dès le départ. Là où Revolut a dû intégrer progressivement les cryptomonnaies, les transferts internationaux et différents services financiers à une infrastructure bancaire existante, une fintech camerounaise pourrait concevoir son architecture dès le début autour de l’interopérabilité, du Mobile Money, de la diaspora et des paiements transfrontaliers africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pourrait même être pensée comme une banque sans frontières à l’intérieur de la CEMAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compte serait en FCFA, mais l’utilisateur pourrait recevoir des euros, envoyer des dollars, payer un fournisseur au Gabon et transférer de l’argent à un proche au Congo depuis la même interface. Les conversions et les règlements se feraient en arrière-plan. Le client ne verrait plus les frontières techniques entre les systèmes financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là que se trouve le véritable potentiel de la prochaine génération de fintechs africaines. Il ne s’agit pas seulement de prendre une banque traditionnelle et de la mettre dans un smartphone. Il s’agit de <strong>repenser ce qu’est un compte bancaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un compte bancaire pourrait demain devenir un portefeuille universel capable de réunir monnaie locale, devises étrangères, Mobile Money, carte, épargne, investissement, crédit et transferts internationaux. Les stablecoins pourraient fournir certains rails de règlement. La blockchain pourrait assurer certaines fonctions en arrière-plan. L’intelligence artificielle pourrait devenir l’interface conversationnelle. Et l’utilisateur, lui, pourrait n’avoir à gérer qu’une seule chose : son argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle est donc moins « Revolut au Cameroun » qu’une nouvelle génération de banque camerounaise inspirée par la même philosophie : <strong>rendre la complexité financière invisible</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable défi ne sera pas technologique. Les technologies existent déjà. Le défi sera réglementaire, institutionnel et commercial : réunir les bons partenaires, obtenir les agréments nécessaires, construire la confiance et surtout proposer une expérience suffisamment simple pour que le client n’ait plus à réfléchir au fonctionnement du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si une fintech camerounaise réussit cela, elle ne sera pas simplement une nouvelle banque mobile. Elle pourrait devenir quelque chose de beaucoup plus important : <strong>le système d’exploitation financier du Camerounais</strong>, capable de connecter son argent à sa famille, son entreprise, sa diaspora et, progressivement, à l’ensemble de la CEMAC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être que la prochaine grande banque africaine ne sera justement pas celle qui possède le plus d’agences. Ce sera celle qui réussira à faire oublier à ses clients qu’il existe encore plusieurs banques, plusieurs réseaux, plusieurs rails et plusieurs formes de monnaie derrière leur écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Crypto : l’Afrique n’aura pas un seul modèle d’adoption</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Nouvelle Monnaie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 11:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cryptomonnaie en Afrique francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est souvent présentée comme un immense marché crypto en devenir, comme si les mêmes usages, les mêmes besoins et les mêmes trajectoires se reproduisaient d’un pays à l’autre. La dernière enquête de Kasi Insight sur les cryptomonnaies raconte une histoire beaucoup plus intéressante. Publiée le 20 juillet 2026 sous le titre « Africa’s Crypto [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique est souvent présentée comme un immense marché crypto en devenir, comme si les mêmes usages, les mêmes besoins et les mêmes trajectoires se reproduisaient d’un pays à l’autre. La dernière enquête de Kasi Insight sur les cryptomonnaies raconte une histoire beaucoup plus intéressante. Publiée le 20 juillet 2026 sous le titre « Africa’s Crypto Leaders Are Emerging, But Market Dominance Is Far From Uniform », elle compare l’évolution de l’adoption dans 20 marchés africains entre décembre 2022 et juin 2026. Son principal enseignement tient presque dans son titre : des leaders émergent, mais aucun modèle ne domine uniformément le continent. Et cette fragmentation pourrait finalement être l’une des grandes forces de l’Afrique dans la prochaine phase de développement des actifs numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut d’abord comprendre ce que cette étude dit, mais aussi ce qu’elle ne dit pas. Les données détaillées de l’édition 2026 ne sont pas entièrement accessibles publiquement, ce qui ne permet pas de construire sérieusement un classement exhaustif des pays africains les plus crypto-friendly ou de donner un taux d’adoption précis pour chacun. En revanche, Kasi Insight met clairement en avant une évolution différenciée des marchés étudiés, avec des pays qui accélèrent davantage que d’autres et des différences persistantes dans les niveaux de détention, les usages et les actifs privilégiés. L’intérêt du rapport est donc moins de chercher un nouveau « champion africain de la crypto » que de comprendre pourquoi le continent ne suit pas une trajectoire unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité n’est d’ailleurs pas nouvelle. L’étude publiée par Kasi Insight en 2023, basée sur une enquête menée à la fin de 2022 auprès de plusieurs milliers de répondants dans une vingtaine de pays africains, avait déjà montré que la réalité était beaucoup plus nuancée que les classements habituels. Environ 66 % des personnes interrogées avaient déjà entendu parler des cryptomonnaies, mais la détention réelle restait nettement plus faible. Selon les indicateurs retenus dans les différentes synthèses du rapport, environ 8 % des répondants déclaraient alors détenir des cryptomonnaies, tandis qu’une proportion significative en avait déjà possédé auparavant. Bitcoin dominait largement les actifs détenus. Mais surtout, les pays qui apparaissaient en tête sur certains indicateurs n’étaient pas nécessairement ceux que l’on aurait spontanément désignés comme les grandes puissances africaines de la crypto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette observation est fondamentale. Elle montre que le poids économique d’un pays, le volume de transactions crypto qui y circule et le pourcentage de sa population qui détient des actifs numériques sont trois choses différentes. Le Nigeria peut être une place majeure pour les volumes et l’activité crypto sans être systématiquement numéro un lorsqu’on rapporte la détention à la population. À l’inverse, un marché beaucoup plus petit peut afficher un niveau de pénétration particulièrement élevé sans représenter un volume comparable. Pour une entreprise qui cherche à lancer un service financier, cette différence est loin d’être anecdotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la vraie question n’est plus seulement de savoir combien d’Africains connaissent Bitcoin ou possèdent des cryptomonnaies. Il faut désormais comprendre <strong>pourquoi ils les utilisent</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement l’évolution la plus intéressante de ces dernières années. Au début de la vague crypto africaine, une grande partie de l’attention était concentrée sur la notoriété. Combien de personnes connaissent Bitcoin ? Combien ont déjà acheté une cryptomonnaie ? Combien envisagent de le faire ? Ces indicateurs étaient importants pour mesurer la naissance du marché. Mais à mesure que l’écosystème mûrit, ils deviennent insuffisants. Une personne peut parfaitement connaître Bitcoin sans jamais en acheter. Une autre peut utiliser un stablecoin plusieurs fois par mois sans considérer qu’elle « fait de la crypto ». Et une entreprise peut utiliser une infrastructure blockchain sans que ses clients aient la moindre idée de la technologie qui se trouve derrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement dans cette direction que le marché africain est en train de se déplacer : de la crypto comme objet de curiosité ou de spéculation vers la crypto comme infrastructure financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène est particulièrement logique dans un continent où les besoins financiers sont très différents d’un marché à l’autre. Dans un pays où l’accès aux services bancaires reste limité, la priorité peut être l’accès à des services financiers numériques. Dans un autre, la question centrale sera le transfert d’argent depuis la diaspora. Ailleurs encore, ce sera la protection contre la volatilité d’une monnaie locale, l’accès à des devises étrangères, le paiement d’un fournisseur international ou simplement la possibilité de déplacer de la valeur plus rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, Bitcoin, les stablecoins et les autres actifs numériques ne remplissent pas nécessairement la même fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bitcoin peut être considéré comme un actif d’investissement ou de conservation de valeur à long terme. Les stablecoins peuvent être davantage utilisés comme instruments de règlement et de transfert. Les blockchains peuvent servir de rails à des services financiers sans que leurs utilisateurs ne détiennent eux-mêmes de cryptomonnaies. La tokenisation peut enfin ouvrir d’autres perspectives autour des actifs financiers ou réels. Parler de « l’adoption crypto » comme d’un phénomène homogène revient donc progressivement à mélanger des usages qui n’ont pas grand-chose en commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi pour cette raison que la question de la confiance devient déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kasi Insight insiste justement dans ses travaux récents sur le passage progressif d’un marché dominé par la découverte et la spéculation vers une infrastructure financière plus durable. Le prochain obstacle ne serait donc plus seulement la notoriété. Il serait la capacité des acteurs de l’industrie à convaincre les utilisateurs que ces nouveaux services sont suffisamment fiables, transparents et utiles pour entrer dans leur vie quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transition est importante. Un utilisateur peut être fasciné par Bitcoin et pourtant ne jamais lui confier une partie significative de son épargne. Il peut en revanche utiliser tous les jours un service qui exploite un stablecoin en arrière-plan si celui-ci lui permet de recevoir plus rapidement de l’argent de l’étranger, de payer un fournisseur ou de convertir automatiquement une devise en une autre. <strong>L’utilité peut donc devenir plus importante que la fascination.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que l’Afrique pourrait développer un modèle original.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent n’est pas condamné à reproduire le chemin suivi par les marchés occidentaux. Le Mobile Money l’a déjà démontré. Dans plusieurs pays africains, les populations ont adopté massivement des services financiers sur téléphone sans attendre que le système bancaire traditionnel atteigne partout le même niveau de pénétration. Le téléphone est devenu un point d’entrée vers les paiements, les transferts et parfois l’épargne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape pourrait être similaire avec les infrastructures blockchain. L’utilisateur africain n’aura pas forcément besoin de devenir un utilisateur de crypto au sens traditionnel du terme. Il pourrait simplement utiliser un portefeuille qui permet de recevoir des FCFA, des euros ou des dollars, de transférer de l’argent dans un autre pays et de payer un commerçant, tandis qu’un stablecoin ou une blockchain assure une partie du règlement derrière l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>la crypto pourrait réussir en Afrique précisément au moment où elle cessera de ressembler à de la crypto</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette perspective est particulièrement intéressante pour le Cameroun. Le pays ne figure pas spontanément dans les mêmes conversations que le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud lorsqu’on parle de marchés crypto africains. Pourtant, les travaux antérieurs de Kasi Insight avaient déjà fait apparaître le Cameroun de manière intéressante sur certains indicateurs d’adoption. Cela ne suffit évidemment pas à en faire un leader en 2026, puisque les données détaillées de la nouvelle étude ne sont pas publiques dans leur intégralité. Mais cela montre qu’il existe au Cameroun un terrain qui mérite d’être observé avec davantage d’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question devient alors : pourquoi un marché comme le Cameroun pourrait-il être intéressant pour les nouveaux services financiers numériques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse se trouve probablement moins dans le trading de cryptomonnaies que dans la combinaison de plusieurs réalités locales. Le pays possède une forte utilisation du Mobile Money, une importante diaspora, des besoins considérables de transferts internationaux et une économie intégrée à un espace monétaire régional. À cela s’ajoute une population jeune et familiarisée avec les services numériques. Si les infrastructures de paiement régionales continuent de devenir plus interopérables, le potentiel ne réside pas nécessairement dans la création d’un nouveau marché spéculatif, mais dans la construction de passerelles entre ces différents univers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que les stablecoins pourraient devenir particulièrement intéressants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons un transfert entre un Camerounais installé en France et sa famille à Yaoundé. Le donneur d’ordre pense en euros. Le bénéficiaire pense en FCFA. Aucun des deux n’a nécessairement envie de détenir du dollar numérique ou de manipuler une blockchain. Pourtant, un stablecoin pourrait servir de couche de règlement entre les deux systèmes, à condition que son utilisation soit conforme au cadre réglementaire applicable. Le client continuerait à voir une opération en euros et une réception en FCFA. La technologie crypto deviendrait une infrastructure invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique pourrait également s’appliquer aux entreprises. Une PME camerounaise qui travaille avec des partenaires étrangers pourrait bénéficier de rails de paiement fonctionnant en continu, avec moins d’intermédiaires et des délais potentiellement plus courts. Une fintech pourrait connecter Mobile Money, comptes bancaires, paiements internationaux et stablecoins dans une même expérience. Un commerçant pourrait accepter un paiement sans avoir à comprendre si la valeur a transité par une blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement ce que l’on devrait surveiller dans les prochaines années : non pas uniquement la progression du nombre de portefeuilles crypto, mais <strong>l’intégration progressive des technologies crypto dans des services financiers que les utilisateurs considèrent comme parfaitement ordinaires</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution rejoint d’ailleurs une autre transformation qui commence à apparaître dans la finance africaine : celle du portefeuille universel. Le modèle ne serait plus celui d’une application dédiée à un seul usage, mais d’une interface réunissant compte bancaire, Mobile Money, cartes, épargne, crédit, assurance, transferts internationaux, investissements, cashback et programmes de fidélité. Les stablecoins pourraient être utilisés en coulisses pour certains règlements, les smart contracts pour automatiser certaines opérations et l’intelligence artificielle pour rendre l’ensemble compréhensible à l’utilisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel système, demander si le client « utilise la crypto » deviendrait presque une question obsolète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il pourrait utiliser quotidiennement une infrastructure blockchain sans jamais acheter de Bitcoin. Il pourrait recevoir un transfert international réglé en stablecoin sans jamais détenir lui-même un stablecoin. Il pourrait bénéficier d’une assurance dont certaines opérations sont automatisées par des smart contracts sans connaître le terme. Et il pourrait utiliser une application financière dont une partie des transactions repose sur des rails on-chain sans jamais ouvrir un explorateur blockchain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là que l’étude de Kasi Insight prend toute sa valeur. Le fait que les leaders africains émergent sans qu’une domination uniforme ne s’installe montre que le continent ne suit pas un modèle unique. Et il serait probablement contre-productif de chercher à lui en imposer un.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nigeria n’a pas besoin de devenir le Cameroun. Le Kenya n’a pas besoin de reproduire l’Afrique du Sud. Le Cameroun n’a pas besoin de copier le Nigeria. Chaque marché peut développer une combinaison différente de monnaie locale, Mobile Money, stablecoins, paiements numériques, investissement et services blockchain en fonction de ses propres contraintes et de ses propres besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité pourrait même devenir un avantage compétitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe cherche aujourd’hui à construire un cadre réglementaire commun pour harmoniser les marchés crypto. Les États-Unis cherchent à intégrer progressivement les stablecoins dans leur système financier. L’Afrique, elle, pourrait construire quelque chose de différent : une multitude de cas d’usage locaux connectés par des infrastructures régionales et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine phase de l’adoption crypto africaine ne sera donc peut-être pas celle d’une explosion uniforme du nombre de détenteurs de Bitcoin. Elle pourrait être celle d’une <strong>hybridation progressive de la finance traditionnelle et des infrastructures numériques</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cette perspective, le succès ne se mesurera plus uniquement au nombre d’Africains capables de citer Bitcoin ou Ethereum. Il se mesurera au nombre de personnes qui pourront envoyer de l’argent à l’étranger plus facilement, payer un fournisseur plus rapidement, accéder à un produit financier depuis leur téléphone, épargner sans friction ou recevoir un paiement international sans avoir à comprendre ce qui se passe derrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc plus vraiment de savoir si l’Afrique va adopter la crypto. Les données de Kasi Insight montrent déjà que le phénomène est suffisamment installé pour que certains marchés se détachent clairement. La véritable question est désormais <strong>quelle crypto pour quel usage, dans quel pays et pour quel besoin ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément pour cela que l’Afrique pourrait ne jamais avoir un seul modèle crypto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pourrait en avoir plusieurs dizaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et derrière cette apparente fragmentation pourrait se cacher quelque chose de beaucoup plus important : un continent où la blockchain, les stablecoins, le Mobile Money et la monnaie traditionnelle finissent par se fondre dans une même infrastructure financière, au point que l’utilisateur ne sache plus — et n’ait plus besoin de savoir — quelle technologie fait circuler son argent.</p>
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